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		<title>[cinéphilie :] Yves Caumon</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:06:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennyulrich</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2012]]></category>
		<category><![CDATA[[cinéphilies :]]]></category>
		<category><![CDATA[L'oiseau]]></category>
		<category><![CDATA[Sandrine Kiberlain]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Caumon]]></category>

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		<description><![CDATA[Yves Caumon était à Strasbourg pour présenter son nouveau long métrage, L’oiseau (sortie le 25 janvier 2012). Anne (Sandrine Kiberlain) vit seule dans un appartement sombre, elle part travailler chaque matin tôt dans une cantine, elle ne mange jamais avec ses collègues, elle repousse calmement les avances du cuisinier (Clément Sibony). Et la nuit, Anne [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8179&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-8180" title="Yves Caumon" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/yves-caumon.jpg?w=490&#038;h=367" alt="" width="490" height="367" /></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Yves Caumon</strong> était à Strasbourg pour présenter son nouveau long métrage, <strong>L’oiseau</strong> (sortie le 25 janvier 2012).</p>
<p style="text-align:justify;">Anne (Sandrine Kiberlain) vit seule dans un appartement sombre, elle part travailler chaque matin tôt dans une cantine, elle ne mange jamais avec ses collègues, elle repousse calmement les avances du cuisinier (Clément Sibony). Et la nuit, Anne a du mal à dormir car quelque chose bouge dans la cloison près de son lit…</p>
<p style="text-align:justify;">Collant au corps de son actrice, dessinant joliment les ambiances, le malaise, les latences, Yves Caumon use aussi du romanesque –Anne a une raison dramatique pour s’être ainsi retranchée du monde ; le joli cuisinier ne lâche pas le morceau ; Anne a un ex-mari (Bruno Todeschini)…</p>
<p style="text-align:justify;">Mais ce romanesque n’est-il pas un peu convenu ? Finalement, n’aurait-il pas été plus intéressant de garder un récit complètement minimal ? Et/ou de tirer vers le cinéma de genre ? Oui, bon, c’eut été un autre film, restons donc sur celui-ci et passons au jeu de la cinéphilie auquel Yves Caumon s’est prêté, prolixe et entier.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-8179"></span></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>LA VIE D’O’HARU – FEMME GALANTE</strong> (Kenji Mizoguchi)</p>
<p style="text-align:justify;">Vous voulez qu’on parle de Mizoguchi ou de la séquence dans mon film ? C’est un peu ce qu’on a dit tout à l’heure (NDLR : dans l<a href="http://www.cinema-star.com/star.php?id=22&amp;idm=1&amp;type=1&amp;rub=22#2526" target="_blank">’interview « minutée »</a> à écouter sur le site des cinémas Star) concernant la séquence dans la cuisine. C’est-à-dire que c’est un moment où cette femme (NDLR : Anne, jouée par Sandrine Kiberlain) qui s’exprime assez peu, qui laisse assez peu trahir ses émotions, ses sentiments, qui est assez mystérieuse, s’exprime. Elle fait une rencontre devant le cinéma, une amie qu’elle n’a pas vue depuis longtemps, elles ont une petite discussion, se promettent de se revoir –il y a une certaine joie. Et quand l’autre s’en va, Anne, le personnage interprété par Sandrine Kiberlain, se retrouve seule, elle sourit encore d’avoir vu cette femme et ses enfants, et puis en faisant un pas devant l’autre dans la queue du cinéma, il y a comme une sorte de nuage qui passe. Et là, on se retrouve à l’intérieur du cinéma et on voit ce qu’elle est venue voir, un film de patrimoine, ces films qu’on appelle « classiques », qui sont en fait révolutionnaires et surprenants. Là en l’occurrence il s’agit de <strong>La vie d’O’Haru – Femme galante</strong> du grand cinéaste japonais Kenji Mizoguchi, années 50, avec une grande actrice, la plus grande actrice japonaise, Kinuyo Tanaka. Et il y a comme une sorte d’échange de regards, champs/contrechamps, entre O’Haru, le personnage du film, et Anne dans la salle. Elle regarde cette femme et elle est dans une espèce d’éblouissement, de ravissement, et elle se met à pleurer en regardant ce qui lui arrive. Alors bien sûr, elle se retient, elle essaye de ne pas pleurer. Mais elle pleure, elle finit par pleurer doucement. J’allais dire de manière heureuse : quelque chose qui lui fait du bien en fait. Ce qui était intéressant pour moi, c’était de montrer que cette femme ne pleure pas sur son sort, n’a pas l’air de s’apitoyer sur son sort, elle ne cherche pas d’ailleurs à ce qu’on s’apitoie sur elle non plus. Faire pitié aurait été la chose la pire, pour elle, pour nous, et pour moi dans le film. Elle ne veut pas qu’on la plaigne. Mais là, tout d’un coup, le premier moment où elle s’exprime, c’est pour pleurer sur le sort de quelqu’un d’autre, sur le sort de cette femme qu’elle voit à l’écran. C’était très intéressant ça, de voir que si c’était sur le sort de quelqu’un d’autre, elle arrivait à s’émouvoir. Elle pouvait pleurer par personne interposée. Ça c’est très intéressant sur ce qu’est le personnage. Et peut-être sur ce que nous sommes aussi, si vous voulez, dans certains cas. Après, Mizoguchi si c’est ça le but ou l’intérêt de la question, ma réponse c’est… C’est un cinéaste pour lequel j’ai à la fois de l’admiration et de l’amour. Je l’estime, et je l’aime aussi : ce n’est pas si courant en vérité. Je ne sais pas, la seule chose que j’aurais à dire c’est : regardez ses films. Parce qu’on l’évoque souvent un peu moins que les autres cinéastes classiques japonais, sans doute parce qu’il est peut-être plus intimidant. C’est un cinéaste duquel il est difficile de faire quelque chose, Misoguchi. Parce qu’il est tellement impressionnant et tellement fort, tellement abouti que c’est comme si après lui, c’était fini, le cinéma pouvait s’arrêter. Sérieusement, on n’a pas fait mieux que lui. Les films de Mizoguchi sont à la fois assez doux et les plus cruels qui soient. Je crois que je n’ai pas vu de films plus cruels que ceux de Mizoguchi. Mais il n’y a pas une goutte de sang, hein, ce n’est pas la question. Ils sont puissants… Et puis, ils arrivent à résoudre un paradoxe spécial, c’est qu’ils sont à la fois très beaux et très vrais. Chose encore moins courante. Voilà. Et puis je vais peut-être m’arrêter là, sinon je vous fais un cours sur Mizoguchi !<strong></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>CACHE-CACHE</strong> (Yves Caumon)</p>
<p style="text-align:justify;">Ah… Ben en fait, c’était aussi un personnage de solitaire et d’ermite. Dans une optique très différente. C’était un conte. C’était un film fantastique sans le surnaturel, disons. C’était une fantaisie. Ce n’est pas le même film… Cela dit, <strong>Cache-cache</strong> est un film un peu à part dans tous les films que j’ai faits. Sortir du cinéma français, comme beaucoup d’entre nous essayons de le faire, sans entrer dans le genre cinéma américain. C’est une troisième voie. Voilà, j’ai essayé. C’est difficile de parler de ses propres films, ce n’est pas la chose la plus agréable en fait. Je ne réfléchis pas au rapport entre les films en fait. J’essaye qu’il y ait le maximum de ruptures possibles, mais je crois que ça vous rattrape malgré vous. La cohérence vous rattrape malgré vous, c’est pour ça qu’il faut tout faire pour la briser. La différence, pour moi, c’est que le film que je viens de faire… L’autre ne cherchait pas le réalisme comme finalité, celui-là a une plus grande authenticité. D’abord c’est un drame… Et il me semble que celui que je viens de faire a plus de charme. Plus de sensualité aussi. Peut-être parce que le personnage principal est une femme.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>ANTICHRIST</strong> (Lars von Trier)</p>
<p style="text-align:justify;">Ça je n’ai pas voulu le voir, enfin c’était difficile de le voir. Je n’ai pas tellement cherché à le voir : comme ça, vu de loin, j’avais l’impression d’une sorte d’expressionnisme, d’une sorte de « noir c’est noir », de jusqu’au-boutisme dans l’expression, de graphisme terrible… J’avoue que je l’aurais bien vu pour Charlotte Gainsbourg… Je l’aurais bien vu ce film, quand même. Il est sorti peu de temps, en été en plus… Je ne peux pas dire que j’y serais allé le cœur léger, mais j’aurais bien aimé le voir…</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>LE LOCATAIRE</strong> (Roman Polanski)</p>
<p style="text-align:justify;">Je ne suis pas du tout un fanatique de ça. Je ne sais pas. C’est un cinéma qui plaît à beaucoup de gens, qui intéresse beaucoup de gens. Mais le cinéma paranoïaque… Bon, ce qui est intéressant, c’est le réalisme du locataire disons : on fait peur avec des choses de tous les jours. Mais je trouve que tout va un peu dans le même sens. La paranoïa si vous voulez, la persécution, c’est une dramatisation qui, pour moi, ne se transforme pas en plaisir de spectateur. En fait, je me sent persécuté aussi par le film, donc je n’ai pas beaucoup de goût pour ça.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>MADEMOISELLE CHAMBON</strong> (Stéphane Brizé)</p>
<p style="text-align:justify;">Stéphane Brizé est un des rares cinéastes français qui aie, ce qu’on pourrait appeler un certain lyrisme. C’est quelque chose qui est assez mal vu en France, pour lequel on n’a pas beaucoup de capacités. Stéphane Brizé, il a ça : il a le lyrisme. Alors on peut trouver ça excessif –forcément… Mais il y a ça dans ce film, il y a une foi en la force des sentiments, tout ça dans un cadre et un contexte réaliste. Et frustrant. L’amour frustré est un grand thème du cinéma français. Il a une grande sincérité, je trouve, avec ses personnages et avec son histoire. Voilà, une sincérité excessive on peut dire. Après, vous l’aimez, vous ne l’aimez pas : ça c’est un peu à vous de juger. Les esprits froids et rationnels, calculateurs, vont trouver ça un peu ridicule, et les autres vont s’engager là-dedans totalement et ça va les tordre dans tous les sens. Moi, je trouve ses choix d’acteurs toujours étonnants à Stéphane Brizé. Là en l’occurrence, de prendre Sandrine Kiberlain pour jouer cette institutrice violoniste, un peu solitaire et qui n’intéresse personne, c’était assez iconoclaste, c’était assez culotté. Il avait déjà fait dans d’autres films des choix assez inattendus. Je trouve que Stéphane Brizé est un cinéaste très aimé du public, mais moins de la critique. Je trouve que la critique est un peu aigre avec lui. Il mérite mieux que ça. Je lui souhaite de continuer à être lyrique : je suis assez envieux, j’avoue, de ça. C’est une innocence, une foi, quelque chose d’énorme, de très important quand on fait des films et qu’on en voit. Franchement, je trouve que c’est quelque chose de trop rare.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Propos recueillis par Jenny Ulrich</em></p>
<br />Classé dans:<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2012/'>Films 2012</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/cinephilies/'>[cinéphilies :]</a> Tagged: <a href='http://cutlarevue.fr/tag/loiseau/'>L'oiseau</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/tag/sandrine-kiberlain/'>Sandrine Kiberlain</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/tag/yves-caumon/'>Yves Caumon</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/8179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/8179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/8179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/8179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cutleblog.wordpress.com/8179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cutleblog.wordpress.com/8179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cutleblog.wordpress.com/8179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cutleblog.wordpress.com/8179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/8179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/8179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/8179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/8179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/8179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/8179/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8179&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>[cinéphilie :] Patricia Mazuy</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 08:36:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennyulrich</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2012]]></category>
		<category><![CDATA[[cinéphilies :]]]></category>
		<category><![CDATA[Patricia Mazuy]]></category>
		<category><![CDATA[Sport de filles]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-8171" title="Patricia Mazuy" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/patricia-mazuy.jpg?w=490&#038;h=367" alt="" width="490" height="367" /></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Patricia Mazuy</strong> était à Strasbourg pour présenter son nouveau film, <strong>Sport de filles</strong> (sortie le 25 janvier 2012), où une cavalière ironiquement prénommée Gracieuse (Marina Hands qui avance au pas de charge, les bras ballants, et engueule tout ce qui bouge) veut qu’on lui laisse un bon cheval.</p>
<p style="text-align:justify;">Son ancienne patronne ayant vendu la jument qui selon elle lui revenait de droit, Gracieuse trouve à s’employer dans le haras de dressage voisin de la ferme de son père. Là, poursuivie par son obsession, elle se focalise sur un grand cheval qu’une dame fortunée vient de rendre « <em>complètement foutu </em>» : cette femme n’est là que pour mettre le grappin sur Franz Mann (Bruno Ganz), un maître de la discipline que tient sous sa coupe la propriétaire du haras (Josiane Balasko).</p>
<p style="text-align:justify;">Circulation de l’argent, du pouvoir, passions et crises d’ego : Patricia Mazuy l’assure, à partir de là tout peut se raconter. Elle a par ailleurs fait le choix de traiter les personnages et les situations comme dans un cartoon, comme dans un film de braqueurs. Dernier, et non des moindres, parti pris : la musique explosive qui signale les humeurs de Gracieuse… Il y a du (drôlement) réussi et du (tapageusement) raté dans ces propositions ; le film se laisse de toute façon voir, ne serait-ce que pour son côté envers du décors –c’est toujours passionnant d’aller farfouiller dans les coulisses !</p>
<p style="text-align:justify;">Patricia Mazuy se prête au jeu de la cinéphilie et réagit aux propositions suivantes –le premier film, on le reprécise, n’étant pas choisi juste pour son titre…</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-8170"></span></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX</strong> (Sydney Pollack)</p>
<p style="text-align:justify;">Je l’ai vu il y a très longtemps. C’était un film très dur, très triste et très bien sur la danse. Voilà. Et sur l’argent ! Donc en fait, oui, ce n’est pas idiot. Je n’y avais pas pensé. Le sport et l’argent.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>CAVALIER SEUL</strong> (Delphine Gleize et Jean Rochefort)</p>
<p style="text-align:justify;">Je voulais le voir et je ne l’ai pas vu. Mais je peux quand même dire des trucs : c’était sur l’entraîneur de Marina, quand elle était en équipe de France (NDLR : Marina Hands était cavalière de sauts d’obstacles ; <strong>Cavalier seul</strong> est consacré à Marc de Balanda, père de celui dont semble parler Patricia Mazuy). Et Gilles de Balanda, l’entraîneur en question, était un élève, au dressage, de Patrick Le Rolland qui est celui qui a inspiré le rôle de Franz Mann. Voilà. Mais sur le film je ne peux rien dire, je ne l’ai pas vu.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>BLACK SWAN</strong> (Darren Aronofsky)</p>
<p style="text-align:justify;">C’est un film avec lequel j’ai beaucoup de mal. Je déteste ce film. Je trouve que Nathalie Portman est prodigieuse dedans, mais je trouve que c’est horrible le rôle qu’ils ont donné à jouer à Barbara Hershey. Le rapport des danseurs à la danse n’est pas celui-là : il y a de la joie, pas que de la souffrance et de l’anorexie. Je n’y crois pas une seconde. Ce qui est assez réussi, c’est la chorégraphie de Benjamin Millepied, mais c’est tout. Après, si vous voulez, j’aime bien les films de genre, mais les petites plumes de cygne noires qui lui poussent sur la peau, là, ça ne marchait pas. Je préfère vraiment voir <strong>Planète Terreur</strong> de Robert Rodriguez quinze fois que de voir une deuxième fois <strong>Black Swan</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>SEPT HOMMES A ABATTRE</strong> (Budd Boetticher)</p>
<p style="text-align:justify;">Effectivement, c’est un film que j’ai vu pendant la préparation. Ça n’a rien à voir au niveau de l’histoire, mais par contre Budd Boetticher m’a beaucoup appris. Parce que au fur et à mesure où on préparait le film, je voyais qu’on n’allait pas avoir assez d’argent, donc que j’aurai très peu de temps de tournage. On a tourné très vite, un peu comme un film d’action, et j’ai regardé des films tournés comme ça, en cherchant… Moi je ne monte pas à cheval, je ne suis pas spécifiquement une fan des chevaux –c’était important que le film puisse parler à des gens qui n’aiment pas les chevaux : ça se passe dans le milieu du cheval, mais ça pourrait se passer ailleurs, s’il y a de l’argent et de la passion mélangés, et de l’ego, alors là ! Et donc, en tout cas, Budd Boetticher était un cavalier avant d’être un cinéaste, c’était un cavalier tauromachique. L’équitation tauromachique c’est du dressage, c’est de la haute école, c’est des pirouettes, c’est des pas de côté parce qu’il faut éviter le taureau. Le dressage venait de la guerre, et l’équitation tauromachique c’est la guerre avec le taureau. Et en fait, Budd Boetticher est rentré dans le cinéma comme conseiller équestre, pour un film qui s’appelle <strong>Arènes sanglantes</strong> de Rouben Mamoulian. <strong>Sept homme à abattre</strong>, je ne le connaissais pas –j’avais déjà vu il y a longtemps des westerns faits par lui- et j’ai totalement flashé sur Lee Marvin dedans ! Je le trouve super sexy, donc je me suis dit : Bruno Ganz doit être super sexy aussi. Et j’ai volé, en hommage à Lee Marvin, le petit foulard vert qu’il a autour de son cou de méchant et je l’ai collé à Marina. Pour remercier Lee Marvin et Budd Boetticher de m’avoir montré un peu comment filmer des chevaux. C’est-à-dire très simplement. Le plus simplement du monde.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>SAINT-CYR</strong> (Patricia Mazuy)</p>
<p style="text-align:justify;">Euh oui. Ça n’a pas de rapport, à part qu’il y a un personnage de femme forte dedans. Mais si vous voulez, une fois qu’on a dit ça, on a tout dit. Après, ça n’a rien à voir. <strong>Saint-Cyr</strong> est un film qui, je pense, à des super trucs, mais c’est un film à la fin triste. <strong>Sport de filles</strong> est un film qui me fait plutôt marrer. C’est plus rock’n’roll. Le lien qu’il y a quand même, c’est que c’est sur <strong>Saint-Cyr</strong> que j’ai commencé à travailler avec John Cale sur la musique et qu’on s’est vraiment éclatés. C’est pour ça que là, je lui ai dit : est-ce que tu es OK pour venir faire un peu de musique ? Parce qu’il n’y en a pas beaucoup, mais elle est hyper importante. Et il a bossé comme une bête, parce que le plus simple c’est souvent le plus dur à faire. Et voilà quoi : là c’est guitare électrique, cloche au synthé, mais ça a été tout un long chemin en lui-même pour que la musique rende compte du côté obsessionnel du dressage qui peut, à un moment donné, remplir tellement les gens qui le pratiquent que ça les absous de tous rapports avec les autres. C’est ça que Gracieuse dit au palefrenier à un moment, elle lui dit : tu ne peux pas comprendre, quand on a ça, on n’a pas besoin du reste. La musique m’aidait à faire ces cercles-là. Voilà, le rapport entre les deux films est un rapport de travail, de fabrication.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Propos recueillis par Jenny Ulrich</em></p>
<br />Classé dans:<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2012/'>Films 2012</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/cinephilies/'>[cinéphilies :]</a> Tagged: <a href='http://cutlarevue.fr/tag/patricia-mazuy/'>Patricia Mazuy</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/tag/sport-de-filles/'>Sport de filles</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/8170/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/8170/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/8170/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/8170/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cutleblog.wordpress.com/8170/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cutleblog.wordpress.com/8170/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cutleblog.wordpress.com/8170/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cutleblog.wordpress.com/8170/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/8170/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/8170/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/8170/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/8170/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/8170/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/8170/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8170&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Patricia Mazuy</media:title>
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		<title>[agitation :] CLINT FUCKING EASTWOOD</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 08:30:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Greg LAUERT</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films années 1990]]></category>
		<category><![CDATA[Films années 2000]]></category>
		<category><![CDATA[[agitation :]]]></category>
		<category><![CDATA[Bouquet]]></category>
		<category><![CDATA[Eastwood]]></category>

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		<description><![CDATA[Le titre est d’emblée énigmatique. Fucking est-il utilisé pour souligner une dimension sexuelle, pour son côté badass ou pour railler le cinéaste ? L’ouvrage répond par l’affirmative aux trois propositions. Stéphane Bouquet commence par l’émasculation, poursuit avec le rigorisme, et s’attache à moquer la réception critique d’Eastwood, particulièrement en France. Il est assez salutaire de noter [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8162&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8163" class="wp-caption alignnone" style="width: 235px"><img class=" wp-image-8163 " title="Fucking eastwood" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/fucking-eastwood.jpg?w=225&#038;h=315" alt="" width="225" height="315" /><p class="wp-caption-text">Ed. Capricci</p></div>
<p style="text-align:justify;">Le titre est d’emblée énigmatique.<em> Fucking </em>est-il utilisé pour souligner une dimension sexuelle, pour son côté <em>badass </em>ou pour railler le cinéaste ? L’ouvrage répond par l’affirmative aux trois propositions.</p>
<p style="text-align:justify;">Stéphane Bouquet commence par l’émasculation, poursuit avec le rigorisme, et s’attache à moquer la réception critique d’Eastwood, particulièrement en France. Il est assez salutaire de noter que l’auteur ne souscrit pas à la déification cinématographique du vieux Clint. Le débat critique doit rester contradictoire, et les films récents du dernier des géants sont parfois reçus avec une déférence imméritée.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-8162"></span>Bouquet lance d’ailleurs des pistes passionnantes, notamment dans l’analyse du classicisme du cinéaste, de son aspect rassurant, du rapport de la France à cet idéal américain présenté comme déjà mort. Eastwood irait à contre courant d’un cinéma initié dans les années 70, célébrant la puissance du faux. Il s’emploierait, comme ses aînés Ford, Capra, Mann, à rétablir la vérité, quitte à scinder la société dans une vision simpliste et manichéenne.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans sa démonstration, l’auteur s’appuie sur des œuvres récentes, postérieures à <strong>Impitoyable</strong>, postérieures à 1992.</p>
<p style="text-align:justify;">Les concepts sont intrigants, mais ils sont souvent brimés par des jugements péremptoires.<strong> J. Edgar</strong> est raté. <strong>Invictus</strong> est balourd. D’autres sont traités de roboratifs et ennuyeux. La forme globale des films les plus récents d’Eastwood est attaquée. Bouquet éructe contre une couleur verte, trahissant le contraste de la photo. Pour qui aura vu et revu <strong>Million Dollar Baby</strong>, ce constat apparaît pour le moins étrange.</p>
<p style="text-align:justify;">On notera que la démonstration globale est d’ailleurs menée sur le fondement de films mineurs.<strong> Les pleins pouvoirs, Space Cowboys, Créance de sang</strong>, reviennent avec insistance.<strong> L’échange</strong> est à peine visé. <strong>Lettres d’Iwo Jima</strong> est vaguement cité. On peut légitimement s’interroger sur le bien-fondé d’une analyse occultant des œuvres maitresses sur une période de vingt ans.</p>
<p style="text-align:justify;">Si l’ouvrage présente un intérêt certain pour n’importe quel amateur éclairé de l’Homme sans nom, ses arguments judicieux s’avèrent noyés dans une volonté de désacralisation. Il s’agit de faire tomber Clint de son piédestal, quitte à l’attaquer précisément sur les atouts qui l’ont mené au sommet. Bouquet bouscule, parce qu’Eastwood apparaît trop installé, trop iconique, trop institutionnalisé.</p>
<p style="text-align:justify;">L’analyse est forcément partiale, mais on regrettera là un regard trop partiel. D’ailleurs, un élément précis de cette vaste filmographie semble totalement échapper à Stéphane Bouquet : l’humour. A le lire, Clint serait aussi jovial que Dreyer. Il me semble au contraire que la distance par rapport à ses propres figures fait partie intégrante de l’œuvre d’Eastwood.</p>
<p><em>Greg Lauert</em></p>
<br />Classé dans:<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-annees-1990/'>Films années 1990</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/films-annees-2000/'>Films années 2000</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/agitation/'>[agitation :]</a> Tagged: <a href='http://cutlarevue.fr/tag/bouquet/'>Bouquet</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/tag/eastwood/'>Eastwood</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/8162/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/8162/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/8162/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/8162/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cutleblog.wordpress.com/8162/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cutleblog.wordpress.com/8162/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cutleblog.wordpress.com/8162/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cutleblog.wordpress.com/8162/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/8162/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/8162/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/8162/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/8162/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/8162/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/8162/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8162&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Fucking eastwood</media:title>
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		<title>[cinéphilie :] Chantal Akerman</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 08:18:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennyulrich</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2012]]></category>
		<category><![CDATA[[cinéphilies :]]]></category>
		<category><![CDATA[Chantal Akerman]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Conrad]]></category>
		<category><![CDATA[La folie Almayer]]></category>

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		<description><![CDATA[Chantal Akerman était à Strasbourg pour présenter son nouveau film, La folie Almayer (sortie le 25 janvier 2012), adaptation libre du roman éponyme de Joseph Conrad (une chronique future dans la série cinép[h]age ?) Dans un décors de forêt vierge, en un temps encore officiellement colonial, un homme nommé Almayer (Stanislas Merhar) rêve de faire fortune [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8158&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-8159" title="Chantal Akerman" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/chantal-akerman.jpg?w=490&#038;h=367" alt="" width="490" height="367" /></p>
<p style="text-align:justify;">Chantal Akerman était à Strasbourg pour présenter son nouveau film, <strong>La folie Almayer</strong> (sortie le 25 janvier 2012), adaptation libre du roman éponyme de Joseph Conrad (une chronique future dans la série <em>cinép[h]age </em>?)</p>
<p style="text-align:justify;">Dans un décors de forêt vierge, en un temps encore officiellement colonial, un homme nommé Almayer (Stanislas Merhar) rêve de faire fortune afin de rentrer en Europe offrir à sa fille métisse, Nina (Aurora Marion), une existence de princesse. Chantal Akerman commence magistralement son film par la fin, alors que la folie a fait son œuvre et que le phénix Nina est prêt à renaître des cendres du désastre. C’est très frontal, très beau. Dès ce moment-là et sans flancher par la suite, c’est magnifiquement travaillé tant au niveau de l’image que du son ; peut-être que sur la longueur, la durée se fait un peu trop sentir, mais pour qui a envie d’expérience cinématographique (de cinéma expérimental, presque), c’est un moindre mal.</p>
<p style="text-align:justify;">Chantal Akerman (encore un peu frigorifiée par le temps humide autant que par la fatigue, elle s’en excuse) se prête au jeu de la <em>cinéphilie</em> et réagit aux titres de films suivants choisis en rapport ou en opposition au sien.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-8158"></span></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>TABOU </strong>(Friedrich Wilhelm Murnau)<strong></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Oui, <strong>Tabou </strong>de Murnau, ça a été, avec le livre de Conrad, le départ du désir de faire ce film. Avec cette simplicité, cette sensualité… J’adore ces films où c’est presque minimal, mais où on sent tout. C’est d’une beauté fulgurante, <strong>Tabou</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>AGENT SECRET </strong>(Alfred Hitchcock)<strong></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Ah, c’est lequel ? (NDLR : celui adapté d’un roman de Conrad). Je viens de le voir : ça se passe en Angleterre, non ? Je ne sais pas quoi en dire… Quand on voit ce film-là après avoir vu les autres Hitchcock : c’est toujours pareil, on attend des metteurs en scène qu’ils fassent le même type de films et là, c’est un film différent et je ne reconnaissais pas MON Hitchcock.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>ONCLE BOONMEE</strong> (Apichatpong Weerasethakul)<strong></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Je n’ai vu que les dix premières minutes, je ne peux pas en parler. Celui que j’ai le plus aimé, c’est celui qu’il a fait avant <strong>Tropical Malady</strong> –dont j’ai oublié le titre (NDLR : on propose <strong>Blissfuly yours</strong>, ça colle !)- ce que j’ai aimé surtout dans ce film, c’est que lui (NDLR : un personnage central) est plein de bouton et qu’on ne peut pas le toucher et qu’il y a cette histoire d’amour entre lui et une jeune fille : elle lui caresse juste le sexe, seul endroit où il n’y a pas de bouton. Cette scène est sublime.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>PEAU D’ANE </strong>(Jacques Demy)<strong></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Delphine ! (NDLR : Seyrig, qui joue la fée la plus fabuleuse de l’histoire des fées au cinéma). Et puis l’inceste… C’est très audacieux. C’est un très beau film. Et c’est aussi un père qui aime d’amour fou sa fille, enfin d’amour : comme un homme aime une femme. Oui, c’est un film sur l’inceste et je pense qu’il n’y en a pas eu beaucoup avec ce ton léger là. C’est la force de Demy, il dit des choses très fortes avec l’air de ne pas y toucher.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>MELANCHOLIA</strong> (Lars von Trier)</p>
<p style="text-align:justify;">J’ai bien aimé. J’ai bien aimé… Ce qui m’a le plus plu dans le film, c’est de montrer une femme malade. Je me suis sentie très proche de cette femme. (NDLR : sourire de l’interviewée et silence, on souligne alors au passage que <strong>Melancholia </strong>et <strong>La folie Almayer</strong> ont en commun l’opéra de Wagner, <em>Tristan &amp; Isolde</em>, à quoi Chantal Akerman répond :) ça c’est le hasard –enfin, on dit qu’il n’y a pas de hasard… Mais j’ai aimé cette femme terriblement. Bon, ce qu’il a fait sur le mariage c’est très bien fait, mais le côté très réussi, techniquement, d’un film ce n’est pas toujours ce qui m’intéresse le plus. Mais c’est très rare de montrer le malaise d’une femme de cette manière. Et ça m’a vraiment touché.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>DE L’AUTRE CÔTE </strong>(Chantal Akerman)</p>
<p style="text-align:justify;">Pas mal. Pas si loin que ça de<strong> La folie Almayer</strong>… Le film est aussi sur l’Autre. Sur le rêve. Sur « l’autre côté », sur le fait d’être un outcast, quelque part… Oui, ça a beaucoup à voir. Ce sont deux films qui ont des point communs visuellement et sur le sujet. Je les aime tous les deux.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Propos recueillis par Jenny Ulrich</em></p>
<br />Classé dans:<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2012/'>Films 2012</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/cinephilies/'>[cinéphilies :]</a> Tagged: <a href='http://cutlarevue.fr/tag/chantal-akerman/'>Chantal Akerman</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/tag/joseph-conrad/'>Joseph Conrad</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/tag/la-folie-almayer/'>La folie Almayer</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/8158/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/8158/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/8158/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/8158/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cutleblog.wordpress.com/8158/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cutleblog.wordpress.com/8158/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cutleblog.wordpress.com/8158/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cutleblog.wordpress.com/8158/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/8158/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/8158/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/8158/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/8158/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/8158/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/8158/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8158&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>[cinép(h)age:] DISGRACE (ép. 6/25)</title>
		<link>http://cutlarevue.fr/2012/01/23/cinephage-disgrace-ep-625/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 08:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Franck Mannoni</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2008]]></category>
		<category><![CDATA[Films années 2000]]></category>
		<category><![CDATA[[cinép(h)age :]]]></category>
		<category><![CDATA[John Malkovich]]></category>
		<category><![CDATA[John Maxwell Coetzee]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Jacobs]]></category>

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		<description><![CDATA[Un livre : écrit par John Maxwell Coetzee (1999) Un film : réalisé par Steve Jacobs (2008) En 2003, J.M. Coetzee a reçu le prix Nobel de Littérature, une juste consécration pour cet auteur qui décrit, livre après livre, la vie en Afrique du Sud, pendant et après l&#8217;apartheid. Sans concession, sans jugement non plus, il met [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8108&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un livre : écrit par John Maxwell Coetzee (1999)</p>
<p>Un film : réalisé par Steve Jacobs (2008)</p>
<p><a href="http://cutlarevue.fr/2012/01/23/cinephage-disgrace-ep-625/attachment/9782020562331/" rel="attachment wp-att-8109"><img class="alignnone size-full wp-image-8109" title="9782020562331" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/9782020562331.gif?w=490" alt=""   /></a></p>
<p style="text-align:justify;">En 2003, <strong>J.M. Coetzee</strong> a reçu le prix Nobel de Littérature, une juste consécration pour cet auteur qui décrit, livre après livre, la vie en Afrique du Sud, pendant et après l&#8217;apartheid. Sans concession, sans jugement non plus, il met en scène l&#8217;incompréhension réciproque des communautés. De manière implacable, il montre, dans <em>Disgrâce</em>, comment l&#8217;être humain opprime et mêle à son discours traditionnel des considérations sociales qui dépassent son propos habituel.</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-8108"></span>David Lurie (John Malkovich), un homme de 52 ans, professeur d&#8217;université, blanc, désenchanté, couche avec une de ses étudiantes, jeune, noire. Celle-ci dépose une plainte contre lui pour harcèlement. La faculté prend l&#8217;affaire en main et Lurie part se mettre au vert chez sa fille, écologiste, lesbienne célibataire, Lucie (Jessica Haynes). Lucie partage sa ferme isolée avec Petrus, un vieil homme, noir, qui vit avec deux femmes. Isolée, dans une fausse quiétude, Lucie vit un rêve idéaliste qui ignore la violence latente du pays. Un climat explosif qui se manifeste par une agression et un viol. David est blessé, Lucie violée, mais refuse de faire intervenir la justice. Enceinte, elle choisit de garder l&#8217;enfant. Petrus était, semble-t-il, au courant du projet d&#8217;attaque. David ne comprend pas.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Disgrâce</em> est un livre d&#8217;ambiance, comme souvent chez Coetzee. On sent la chaleur, le vent, le silence, la tension. Toutes choses que Steve Jacobs a su transposer en scindant son film en deux parties stylistiquement très différentes. Toute la partie urbaine du début déroule les fondus enchaînés, les travellings serrés, les panos sur des objets, sur fond de musique classique qu&#8217;apprécie Lurie. Une projection de l&#8217;univers mental du personnage « so british ». Un monde égocentrique et froid, qui se heurtera au jugement des universitaires. Pour eux, Lurie n&#8217;est que vulgaire et salace. Dès l&#8217;immersion du proscrit dans la nature, les plans s&#8217;élargissent, le décor devient un personnage à part entière. Dans les vastes étendues, les personnages se croisent sans se comprendre.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align:justify;">
<dl class="wp-caption aligncenter">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://cutlarevue.fr/2012/01/23/cinephage-disgrace-ep-625/gif_disgrace/" rel="attachment wp-att-8110"><img class="size-thumbnail wp-image-8110" title="gif_Disgrace" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/gif_disgrace.gif?w=220&#038;h=146" alt="" width="220" height="146" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Jessica Haynes et John Malkovich</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align:justify;">En choisissant de suivre presque à la lettre les scènes du roman, Jacobs a, comme dans le livre, choisi de ne pas illustrer la scène du viol. D&#8217;un point de vue littéraire, ce récit ne s&#8217;imposait pas : c&#8217;est sa signification qui intéresse Coetzee. Cinématographiquement, fallait-il en montrer plus ? On pense à Irréversible qui avait déjà fait débat. Le langage de l&#8217;image aurait-il pu faire passer, par un électrochoc, ce qu&#8217;il ne peut traduire (ce discours intérieur), sauf à user d&#8217;une voix off ou de monologues, ici peu appropriés. La force du cinéma c&#8217;est l&#8217;image réelle (et non imaginée). Le livre suggère, le cinéma impose. Ce qui est une force et une faiblesse tout à la fois, dans les deux langages créatifs. La question reste ouverte.</p>
<p style="text-align:justify;">J.M. Coetzee, qui a participé à l&#8217;adaptation de son livre, n&#8217;a pas été d&#8217;accord avec tous les choix. On peut supposer qu&#8217;il n&#8217;a pas forcément cautionné une longue scène ajoutée par Jacobs : celle où Lurie rend visite à la famille de l&#8217;élève et demande à tous très humblement pardon. Trop appuyée, maladroite, forcée, non conforme à la psychologie du personnage, les écueils de ce passage sont nombreux. Et surtout, elle rassure le spectateur en lui faisant croire que Lurie cherche une rédemption. Or, Coetzee renvoie dos à dos tous les protagonistes. Sa véritable question est : comment vivre ensemble dans le respect réciproque et la paix, malgré tous les obstacles ? Ou, pour universaliser son discours : comment faire cohabiter deux êtres humains sans que cela dégénère, quels que soient leur sexe, leur âge, leur statut social,&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Reste la question de la fin. Jacobs s&#8217;arrête là où Coetzee ajoute une page. Plus positif que l&#8217;écrivain, le réalisateur s&#8217;oriente vers une réconciliation père – fille. Un père qu&#8217;il a montré beaucoup moins ambigu que dans le roman. Chez Coetzee, Lurie flirte avec des idées incestueuses, alors que sa fille, de son côté, lui parle comme à un enfant, ou un vieillard. Les rôles et les fonctions sont brouillés. Tout un pan ignoré par le film, ou à peine suggéré. Jacobs a néanmoins réalisé une performance en mêlant comme un funambule toutes les problématiques. John Malkovich, très bien casté, fait merveille avec sa diction lente, sa distinction désabusée et sa volonté vacillante. <em>Disgrâce</em> reste une belle illustration du credo de Coetzee, qui incite à éduquer son regard, devenir autonome face aux catégories fixistes : plus qu&#8217;un projet personnel, une œuvre de civilisation.</p>
<p><em>Franck Mannoni</em></p>
<br />Classé dans:<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2008/'>Films 2008</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/films-annees-2000/'>Films années 2000</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/cinephage/'>[cinép(h)age :]</a> Tagged: <a href='http://cutlarevue.fr/tag/john-malkovich/'>John Malkovich</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/tag/john-maxwell-coetzee/'>John Maxwell Coetzee</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/tag/steve-jacobs/'>Steve Jacobs</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/8108/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/8108/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/8108/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/8108/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cutleblog.wordpress.com/8108/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cutleblog.wordpress.com/8108/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cutleblog.wordpress.com/8108/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cutleblog.wordpress.com/8108/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/8108/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/8108/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/8108/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/8108/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/8108/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/8108/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8108&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>[à l’affiche :] TURN ME ON!</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 11:53:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rock brenner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2012]]></category>
		<category><![CDATA[[à l'affiche :]]]></category>

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		<description><![CDATA[Turn me on raconte l’histoire d’Alma, une adolescente de quinze ans dont l’entrejambe crie famine. Elle vit dans un patelin norvégien perdu dans les fjords dont les seules distractions demeurent les moutons, les tracteurs et les arbres. Le sexe est devenu pour Alma une obsession ; elle crève d’envie de faire sa première fois. Pour assouvir [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8146&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8147" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-large wp-image-8147" title="turn me on photo" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/turn-me-on-photo.jpg?w=450&#038;h=337" alt="" width="450" height="337" /><p class="wp-caption-text">La vie est belle.</p></div>
<p style="text-align:justify;"><strong>Turn me on</strong> raconte l’histoire d’Alma, une adolescente de quinze ans dont l’entrejambe crie famine. Elle vit dans un patelin norvégien perdu dans les fjords dont les seules distractions demeurent les moutons, les tracteurs et les arbres. Le sexe est devenu pour Alma une obsession ; elle crève d’envie de faire sa première fois.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour assouvir son besoin de sexe, elle utilise le téléphone rose, son imagination et se masturbe presque aussi souvent qu’un mec célibataire. Alma est amoureuse d’Arthur, un adolescent beau gosse qui sait bien jouer de la guitare et qui, lors d’une fête, profite d’un instant intime avec Alma pour… lui montrer sa bite. Le plus naturellement du monde. Geste mystérieux, geste inquiétant. Alma le raconte à ses amies, ses amies posent la question à Arthur, Arthur nie la vérité, Alma est traitée de menteuse. Mais ce jugement va bien plus loin : ses jeunes camarades du lycée offrent à Alma le sympathique surnom d’<em>Alma-la-bite</em>, se retrouve marginalisée et perçue comme une menteuse et une salope…</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-8146"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Adapté d’un roman culte (en Norvège) d’Olaug Nilssen, <strong>Turn me on</strong> est adapté par la réalisatrice Jannicke Systad Jacobsen qui n’avait réalisé que des documentaires jusqu’à présent. Dans la forme, son premier long-métrage de fiction ressemble à un <em>teen movie</em> indépendant : les acteurs sont recueillis dans le coin où se déroule l’action du film, les mouvements de caméra sont réduits à leur minimum comme pour accentuer l’ennui dans lequel vivent les protagonistes et le ton est constamment décalé sans pour autant transformer <strong>Turn me on</strong> en une comédie potache. Les enjeux du film sont loin d’être des plus passionnants, on pourrait penser à un <strong>American Pie</strong> au féminin (en moins con, tout de même), mais la réalisatrice fait le choix de ne jamais dramatiser les situations présentées, de les montrer avec une grande simplicité et de favoriser un format assez court (le film ne dure qu’une heure et quart). Ce qui fait de <strong>Turn me on</strong> un film très léger, mais qui prend tout de même en compte les difficultés que peuvent rencontrer les adolescents (enfin, pas seulement) : la découverte du sexe et de l’amour, bien sûr, mais aussi la quête identitaire, l’envie de s’évader et la prise de conscience soudaine du monde cinglé dans lequel on vit.</p>
<p style="text-align:justify;">L’adolescence n’est ici jamais représentée comme une phase excessivement torturée et le sexe n’y est jamais montré comme quelque chose de malsain (on n’est pas dans <strong>Kids</strong>), bien au contraire. La réalisatrice assume la dimension un peu graveleuse de son sujet et n’hésite surtout pas à dévoiler le corps de ses jeunes acteurs (en bref, on voit le sexe d’un môme de 15 ans, et les seins d’une fille du même âge) en les filmant comme quelque chose de finalement très ordinaire. En soi, un film comme <strong>Kids</strong> peut paraître plus pudique (car on n’y voit rien) que <strong>Turn me on</strong>, mais la dimension dramatique du film de Larry Clark et le regard qu’il porte sur ses adolescents demeurent tellement puissants que le spectateur peut avoir l’impression d’avoir vu un film très dur et osé. <strong>Turn me on</strong> montre un peu plus, mais le ton décalé du film et le regard distancié de la réalisatrice font de ce tabou attribué aux corps des adolescents un caprice hypocrite.</p>
<p style="text-align:justify;">On n’est peut-être pas dans <strong>Kids</strong>, mais par contre, on est un peu dans <strong>Du poil sous les roses</strong> d’Agnès Obadia et Jean-Julien Chervier, réalisé en France il y a un peu plus de dix ans. Dans <strong>Turn me on</strong> et <strong>Du poil sous les roses</strong>, il y a une adolescente en quête de sexe et d’amour (et qui confond les deux), une voix off un peu gnan-gnan (comme peut l’être une gamine de quinze ans) et nous pénétrons dans les fantasmes et délires de l’adolescente avec un ton très décalé. Le film d’Obadia et Chervier a le mérite d’être un peu plus intéressant (car il s’intéresse non seulement au point-de-vue de la fille, mais aussi à celui du garçon, contrairement au film de Jacobsen, ce qui n’est pas forcément un défaut non plus) et surtout beaucoup plus drôle, mais <strong>Turn me on</strong> possède le même charme, ainsi qu’une sensibilité et une fraîcheur comparable.</p>
<p style="text-align:justify;">Le film de Jacobsen risque malheureusement d’être très vite oublié, faute à un sujet déjà trop souvent abordé ces dernières années, mais aussi en raison d’un certain abus de distanciation. Légèreté est peut-être le terme qui qualifierait le mieux <strong>Turn me on</strong>, mais le film a le mérite d’être bien rythmé, de ne pas trop ennuyer et de ne jamais se prendre pour plus qu’il n’est.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Rock Brenner</em></p>
<p style="text-align:justify;">NB : Le film est projeté dans une vingtaine de salles depuis le 18 janvier. Cliquez ici pour voir la bande annonce : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=RhIiPdKBz0I">http://www.youtube.com/watch?v=RhIiPdKBz0I</a></p>
<br />Classé dans:<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2012/'>Films 2012</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/a-laffiche/'>[à l'affiche :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/8146/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/8146/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/8146/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/8146/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cutleblog.wordpress.com/8146/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cutleblog.wordpress.com/8146/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cutleblog.wordpress.com/8146/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cutleblog.wordpress.com/8146/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/8146/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/8146/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/8146/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/8146/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/8146/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/8146/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8146&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>[à l&#039;affiche :] IL N&#8217;Y A PAS DE RAPPORT SEXUEL</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 08:30:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2012]]></category>
		<category><![CDATA[[à l'affiche :]]]></category>

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		<description><![CDATA[Raphaël Siboni, plasticien et vidéaste, s’offre un drôle de dépucelage pour son premier film de cinéma traditionnel ; un documentaire sur HPG (Hervé-Pierre Gustave), monstre français du porno, à partir de plus de 1000 heures d’images enregistrées par ce dernier sur ses multiples tournages de films X. Il n&#8217;y a pas de rapport sexuel (Lacan [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8125&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8128" class="wp-caption alignnone" style="width: 500px"><img class="size-full wp-image-8128" title="HPG ok" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/hpg-ok.jpg?w=490&#038;h=275" alt="" width="490" height="275" /><p class="wp-caption-text">HPG a avalé de travers.</p></div>
<p style="text-align:justify;">Raphaël Siboni, plasticien et vidéaste, s’offre un drôle de dépucelage pour son premier film de cinéma <em>traditionnel</em> ; un documentaire sur HPG (Hervé-Pierre Gustave), monstre français du porno, à partir de plus de 1000 heures d’images enregistrées par ce dernier sur ses multiples tournages de films X.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Il n&#8217;y a pas de rapport sexuel</strong> (Lacan es-tu là au coin du bois ?) est un film saisissant, fascinant et, il faut bien l’admettre, glaçant (sachant que la glace a pour égale vertu de faire pointer les tétons et ramollir la verge).</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-8125"></span>Voir ces hommes et ces femmes s’ébattre dans des positions, des lieux, des instants incongrus… Les voir saoulés de paroles par le tour à tour séduisant, horripilant, monstrueux ou généreux HPG… Les voir jouir sur commande ou quand ils ne s’y attendent pas (plus)… Les voir penser à acheter des poireaux au supermarché quand ils fourrent le leur dans le chou-fleur de l’autre… Voir tout ça et en rire… Voir tout ça et, gloups ! Avaler sa trompette… Voilà qui fait un effet bœuf. On est là, K.-O. mais souriant. Oui, mal à l&#8217;aise aussi, parfois.</p>
<p style="text-align:justify;">Il faut rendre hommage à HPG qui, acceptant de lâcher ces 1000 heures de rush à un parfait inconnu pour lui, a crée un pont inattendu entre le monde clos du porno et le reste du monde (clos aussi puisque souvent sentencieux à son égard).</p>
<p style="text-align:justify;">Il faut rendre hommage à Raphaël Siboni qui, prenant en charge ces 1000 heures de rush, a accompli un travail d’une élégance parfaite, parce que à bonne distance.</p>
<p style="text-align:justify;">Il n’est plus question ni d’idéaliser ni de diaboliser le porno. Il s’agit de raconter une histoire où, comme bien souvent, se côtoient l’amour et la violence.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Romain Sublon</em></p>
<p style="text-align:justify;">NB : Le film est en salles depuis le 11 janvier 2012 (évidemment dans très peu de cinémas en France puisque interdit aux -18 ans). Visiter le site du distributeur <a href="http://www.capricci.fr/fiche.php?id_film=132&amp;page=dis&amp;req=lm" target="_blank">Capricci</a> pour plus d&#8217;informations.</p>
<p style="text-align:justify;">A ne pas rater : projection unique au cinéma <a href="http://www.cinema-star.com/star.php" target="_blank">St-Exupéry</a> (rue du 22 novembre à Strasbourg), en présence de HPG, le 26 janvier à partir de 20h. Séance suivie de la projection de l’excellent court-métrage de HPG, au titre parfait ; <strong>HPG son vit, son œuvre</strong>.</p>
<p style="text-align:justify;">P.S : Ce texte a évidemment été écrit en un jet.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2012/'>Films 2012</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/a-laffiche/'>[à l'affiche :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/8125/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/8125/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/8125/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/8125/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cutleblog.wordpress.com/8125/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cutleblog.wordpress.com/8125/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cutleblog.wordpress.com/8125/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cutleblog.wordpress.com/8125/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/8125/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/8125/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/8125/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/8125/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/8125/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/8125/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8125&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">HPG ok</media:title>
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		<title>[cinép(h)age :] LE CHINOIS (ép. 5/25)</title>
		<link>http://cutlarevue.fr/2012/01/16/cinephage-le-chinoisep-525/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 08:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Franck Mannoni</dc:creator>
				<category><![CDATA[&tc.]]></category>
		<category><![CDATA[Films 2011]]></category>
		<category><![CDATA[[dvd :]]]></category>
		<category><![CDATA[Henning Mankell]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Niqvist]]></category>
		<category><![CDATA[Millénium]]></category>

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		<description><![CDATA[Un  roman : Le Chinois signé Henning Mankell (2008) Un film : Le Chinois réalisé par Peter Keglevic (2011) Dans un paysage de neige, un loup solitaire qui erre dans la campagne s’approche d’un village silencieux. Entre les maisons, il flaire, renifle et sent la mort. Un cadavre. Tout et écrit dans le roman de Henning Mankell, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8051&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un  roman : <em>Le Chinois</em> signé Henning Mankell (2008)</p>
<p>Un film : <em>Le Chinois</em> réalisé par Peter Keglevic (2011)</p>
<p><a href="http://cutlarevue.fr/2012/01/16/cinephage-le-chinoisep-525/sans-titre-1-2/" rel="attachment wp-att-8072"><img class="alignnone size-full wp-image-8072" title="Sans titre-1" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/sans-titre-11.jpg?w=490" alt=""   /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Dans un paysage de neige, un loup solitaire qui erre dans la campagne s’approche d’un village silencieux. Entre les maisons, il flaire, renifle et sent la mort. Un cadavre. Tout et écrit dans le roman de Henning Mankell, l’auteur suédois créateur des aventures de l’inspecteur Wallander. Mais à ce début très cinématographique, Peter Keglevic a préféré une entame beaucoup plus classique, à la Derrick. Un photographe descend de sa voiture, jette un œil dans une maison et aperçoit un corps étendu. Voilà qui donne le ton de la transposition, ou comment transformer un polar à l’intrigue mondialisée, engagé politiquement, en un long thriller sans relief (deux parties d’une heure trente).</p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-8051"></span>Or, que contient le livre de Mankell ? Tous les ingrédients d’un bon film : en Suède, 19 personnes d’une même famille ont été assassinées la même nuit à l’arme blanche ; une juge  mène une enquête toute personnelle ; la police suit une fausse piste. Le tout est raconté de main de maître dans un style très visuel : un rêve pour n’importe quel scénariste. Mieux : un saut dans le temps emmène le lecteur en Chine au XIXe siècle, puis aux Etats-Unis pendant la Ruée vers l’ouest et enfin en Afrique, au Zimbabwe, de nos jours. Chez Keglevic, la seconde partie est quasiment entièrement consacrée à une traque entre un tueur et la juge devenue gênante. Pire : dès les premières images, on apprend le mobile des crimes.</p>
<div id="attachment_8053" class="wp-caption aligncenter" style="width: 230px"><a href="http://cutleblog.wordpress.com/?attachment_id=8053"><img class="size-thumbnail wp-image-8053" title="images" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/images.jpg?w=220&#038;h=154" alt="" width="220" height="154" /></a><p class="wp-caption-text">Silence on tue</p></div>
<p style="text-align:justify;">Quand on sait que Henning Mankell est un passionné d’Afrique, où il habite, faire une impasse quasi-totale sur l’épisode africain relève de la trahison. D’autant plus que cela ne sert pas le suspense. Car le polar de l’écrivain est engagé : il relate la condition tragique des populations rurales en Chine sous l’ère féodale, l’esclavage des Noirs et des Chinois aux Etats-Unis au XIXe, la dictature du Parti communiste chinois de nos jours et le pillage de l’Afrique. Autant de thèmes gommés à l’écran.</p>
<p style="text-align:justify;">Nous passerons sur le personnage du tueur asiatique, glaçant chez Mankell, ridicule sur pellicule (on appréciera ses chorégraphies psychopathes), sur le comportement du propriétaire d’un hôtel miteux (vieil homme sympathique vs pervers polymorphe), sur une musique angoissante omniprésente alors qu’il ne se passe rien (des voitures roulent, vues d’hélicoptère) et sur les raccourcis permanents qui donnent l’impression que tout est téléphoné (le ruban, fil rouge de l’intrigue).</p>
<p style="text-align:justify;">Surnagent de ce naufrage Suzanne von Borsody, en magistrate crédible et tout en retenue, Claudia Michelsen, dans le rôle de Vivi Sunberg, une policière pour le coup plus intéressante que dans le livre, plus volontaire. Reste Michael Niqvist, (Blomkvist dans le triptyque <strong>Millénium</strong> de Daniel Alfredson) prête-nom pour l’affiche, qui apparaît quelques minutes au début, qui revient une vingtaine de minutes plus tard pour une pastille et ainsi de suite, un petit rôle.</p>
<p style="text-align:justify;">Que les 576 pages de Mankell semblent courtes face au 180 minutes de son avatar. Littérature 1 &#8211; Transposition 0. Pour cette fois…</p>
<p><em>Franck Mannoni</em></p>
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		<title>[agitation :] Sur la télévision – Louis Skorecki</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 08:30:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François-Xavier Taboni</dc:creator>
				<category><![CDATA[* série tv]]></category>
		<category><![CDATA[[agitation :]]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça fait bien longtemps que Louis Skorecki est agaçant. Avec talent. Ses chroniques quotidiennes sur les films à la télé dans Libération, qui semblaient parfois tourner en boucle, son art consommé de la provocation et une fausse nonchalance pour bouleverser les hiérarchies cinéphiles, son entêtement à marquer la fin de l’innocence du cinéma à la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8096&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8097" class="wp-caption alignnone" style="width: 226px"><img class=" wp-image-8097  " title="Skorecki" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/skorecki.jpg?w=216&#038;h=337" alt="" width="216" height="337" /><p class="wp-caption-text">Ed. Capricci</p></div>
<p style="text-align:justify;">Ça fait bien longtemps que Louis Skorecki est agaçant. Avec talent. Ses chroniques quotidiennes sur les films à la télé dans <em>Libération</em>, qui semblaient parfois tourner en boucle, son art consommé de la provocation et une fausse nonchalance pour bouleverser les hiérarchies cinéphiles, son entêtement à marquer la fin de l’innocence du cinéma à la fin des années 50 avec <strong>Rio Bravo</strong> et <strong>Sueurs froides</strong> : toutes ces manies et obsessions (qu’on retrouvait aussi dans ses films, les trois opus des <strong>Cinéphiles</strong>, <strong>Skorecki déménage</strong>) nous séduisent comme elles nous font tourner en bourrique.</p>
<p style="text-align:justify;">Elles sont également à l’œuvre dans les textes regroupés chez <em>Capricci</em>, qui sont centrés, eux, sur les séries télévisées. Comme pour les films, Skorecki trace des frontières, distribue les bons et les mauvais points, se permet quelques belles digressions, parle encore et encore de Hitchcock (à la télé et au cinéma) et surtout, démontre un amour sincère du genre à travers une belle érudition.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Magnum</strong>, <strong>Columbo</strong>, <strong>La Petite Maison dans la prairie</strong>, <strong>Chapeau melon et bottes de cuir</strong>, <strong>Millennium</strong>, <strong>Mission Impossible</strong>, se croisent au fil de pages où les surprises sont nombreuses et les interprétations toujours passionnantes. Comme pour le cinéma, l’auteur s’amuse à mettre en avant des séries populaires comme <strong>Mentalist</strong> ou <strong>Dr House</strong>, au détriment d’une œuvre désormais indiscutable comme <strong>Sur écoute</strong>, par exemple.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>François-Xavier Taboni</em></p>
<p style="text-align:justify;">PS : pour prolonger le plaisir de lecture et éprouver la curiosité du personnage, on peut se promener sur <a href="http://skorecki.blogspot.com/">http://skorecki.blogspot.com/</a>. La navigation n’est pas toujours très souple, mais le voyage vaut largement le détour.</p>
<br />Classé dans:<a href='http://cutlarevue.fr/category/serie-tv/'>* série tv</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/agitation/'>[agitation :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/8096/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/8096/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/8096/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/8096/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cutleblog.wordpress.com/8096/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cutleblog.wordpress.com/8096/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cutleblog.wordpress.com/8096/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cutleblog.wordpress.com/8096/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/8096/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/8096/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/8096/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/8096/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/8096/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/8096/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8096&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">François-Xavier Taboni</media:title>
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			<media:title type="html">Skorecki</media:title>
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		<title>[agitation :] Blind test CUT</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 08:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CUT</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda CUT]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu]]></category>
		<category><![CDATA[[agitation :]]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi 13 janvier 2012, à partir de 20h, une seule chose à faire ; se pointer au Troc&#8217;afé (8 rue du Faubourg de Saverne, à Strasbourg) pour participer au Blind Test spécial CUT, histoire de fêter (une fois de plus, jamais de trop) la renaissance de la revue (que vous pourrez acheter une fois de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8024&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Vendredi 13 janvier 2012, à partir de 20h</strong>, une seule chose à faire ; se pointer au <strong>Troc&#8217;afé</strong> (8 rue du Faubourg de Saverne, à Strasbourg) pour participer au Blind Test spécial <strong>CUT</strong>, histoire de fêter (une fois de plus, jamais de trop) la renaissance de la revue (que vous pourrez acheter une fois de plus, jamais de trop).</p>
<p style="text-align:justify;">Il sera évidemment question de cinéma ; des musiques, des chansons et des répliques&#8230; de films, à deviner, évidemment. C&#8217;est un Blind Test, pas l&#8217;école des fans.</p>
<p style="text-align:justify;">Et à gagner : des dvd&#8217;s par milliers, des affiches, des invitations en salles, de l&#8217;alcool. La vie quoi.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://cutlarevue.fr/2012/01/12/agitation-blind-test-cut/#gallery-1-slideshow">Cliquer pour visualiser le diaporama.</a></p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-8024"></span></p>
<div id="attachment_8026" class="wp-caption alignnone" style="width: 500px"><img class="size-full wp-image-8026" title="Blind test CUT 1" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/blind-test-cut-1.jpg?w=490&#038;h=693" alt="" width="490" height="693" /><p class="wp-caption-text">©Mateo</p></div>
<div id="attachment_8030" class="wp-caption alignnone" style="width: 500px"><img class="size-full wp-image-8030" title="Blind test CUT 2" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/blind-test-cut-2.jpg?w=490&#038;h=693" alt="" width="490" height="693" /><p class="wp-caption-text">©Mateo</p></div>
<div id="attachment_8028" class="wp-caption alignnone" style="width: 500px"><img class="size-full wp-image-8028" title="Blind test CUT 3" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/01/blind-test-cut-3.jpg?w=490&#038;h=693" alt="" width="490" height="693" /><p class="wp-caption-text">©Mateo</p></div>
<br />Classé dans:<a href='http://cutlarevue.fr/category/agenda-cut/'>Agenda CUT</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/jeu/'>Jeu</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/agitation/'>[agitation :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/8024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/8024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/8024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/8024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cutleblog.wordpress.com/8024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cutleblog.wordpress.com/8024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cutleblog.wordpress.com/8024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cutleblog.wordpress.com/8024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/8024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/8024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/8024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/8024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/8024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/8024/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&amp;blog=1003971&amp;post=8024&amp;subd=cutleblog&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">CUT admin</media:title>
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			<media:title type="html">Blind test CUT 1</media:title>
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			<media:title type="html">Blind test CUT 2</media:title>
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			<media:title type="html">Blind test CUT 3</media:title>
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