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		<title>[cinéphilie :] Louise Bourgoin, Jonathan Zaccaï et Christophe Blanc</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 21:40:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Louise Bourgoin, Jonathan Zaccaï (acteurs) et Christophe Blanc (réalisateur) étaient à Strasbourg pour présenter Blanc comme neige (sortie le 17 mars). Bien qu&#8217;un peu vain (n&#8217;est ce pas d&#8217;ailleurs une qualité pour un film à suspense ?), Blanc comme neige tient en haleine (ça, c&#8217;est une qualité évidente pour un film à suspense). Peut-être grâce [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4408&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4409" class="wp-caption alignnone" style="width: 459px"><img class="size-full wp-image-4409" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/blanc-comme-neige.jpg?w=449&#038;h=299" alt="" width="449" height="299" /><p class="wp-caption-text">Al Pacino et Sharon Stone enfin réunis.</p></div>
<p>Louise Bourgoin, Jonathan Zaccaï (acteurs) et Christophe Blanc (réalisateur) étaient à Strasbourg pour présenter <strong>Blanc comme neige</strong> (sortie le 17 mars). Bien qu&#8217;un peu vain (n&#8217;est ce pas d&#8217;ailleurs une qualité pour un film à suspense ?), <strong>Blanc comme neige</strong> tient en haleine (ça, c&#8217;est une qualité évidente pour un film à suspense). Peut-être grâce au premier degré largement assumé du film. Mais bon, ce n&#8217;est pas non plus un objet de fascination. C&#8217;est étrange ce sentiment persistant de ne pas savoir quoi en penser.<br />
Nous parlerons de <strong>Blanc comme neige</strong> dans la prochaine émission de Cutlaradio (en ligne le samedi 20 mars). En attendant, Louise Bourgoin, Jonathan Zaccaï et Christophe Blanc nous livrent leurs souvenirs et impressions des films suivants.</p>
<p><strong>UN PLAN SIMPLE</strong> (Sam Raimi)<br />
<span style="color:#ff0000;">Louise Bourgoin :</span> Pas vu.<br />
<span style="color:#ff0000;">Jonathan Zaccaï :</span> Je sais que ça se passe dans la neige, mais pas vu non plus.<br />
<span style="color:#ff0000;">Christophe Blanc :</span> J’en garde un très bon souvenir. Je ne l’ai pas revu avant de faire mon film, mais je sais qu’il y a des correspondances. J’ai le souvenir qu’<strong>Un plan simple </strong>est très tourné vers les gangsters, ce qui n’est pas le cas de <strong>Blanc comme neige</strong> qui s’attache à des personnages oppressés par des gangsters…<br />
<span style="color:#ff0000;">L.B. :</span> Et qui sont des victimes.<br />
<span style="color:#ff0000;">C.B. :</span> Oui des victimes.<br />
<span style="color:#ff0000;">L.B. :</span> D’où le thriller. Alors que lorsqu’on est du côté des méchants, c’est plutôt un film noir. Et quand on est du côté des policiers, c’est plutôt un polar.<br />
<span style="color:#ff0000;">C.B. :</span> C’est bien vu ! Dis donc en trois mouvements, Louise nous a fait une bonne cartographie du truc.<br />
<span style="color:#ff0000;">L.B. :</span> C’est Christophe qui m’a appris ça.<br />
<span style="color:#ff0000;">C.B. :</span> On me l’a appris il n’y a pas longtemps.</p>
<p><strong>CALVAIRE</strong> (Fabrice du Welz)<br />
<span style="color:#ff0000;">J.Z. :</span> Je l’ai vu à Gerardmer, j’étais membre du jury. C’est la seule fois d’ailleurs que j’étais membre d&#8217;un jury. Et je me suis battu pour qu’il ait le prix du Jury. Et il l’a eu. Mais je me suis rendu compte à quel point c’est difficile d’être jury ; il faut abdiquer à un endroit pour gagner ailleurs. Donc j’ai laissé tomber un film, c&#8217;était… Je ne dois pas le dire ! Bon, <strong>Calvaire</strong> c’est un vrai film belge. Claustro. <strong>Blanc comme neige</strong> est davantage un film parano.</p>
<p><strong>CASINO </strong>(Martin Scorsese)<br />
<span style="color:#ff0000;">L.B. :</span> Il y a un parallèle évident entre ma robe au début du film et celle de Sharon Stone dans <strong>Casino</strong>. Ce qui s’explique parce que Christophe est fan de Scorsese. Il et aussi fan de Sharon Stone, mais elle était trop chère !  Moi, je suis plus fraîche et pas chère.<br />
<span style="color:#ff0000;">C.B. :</span> C’est un grand film sur l’autodestruction. C’est un cinéaste incomparable, tellement marquant.<br />
<span style="color:#ff0000;">L.B. :</span> Christophe m’a offert le dvd avant de faire le film.</p>
<p><strong>MONA ET MOI</strong> (Patrick Grandperret)<br />
<span style="color:#ff0000;">C.B. : </span>J’ai adoré… Vous y pensez pour Johnny Thunders ? C’est un film très drôle, très libre, fascinant ! J’ai un grand souvenir d’Antoine Chappey dans ce film.</p>
<p><strong>UNE FEMME D’EXTERIEUR</strong> (Christophe Blanc)<br />
<span style="color:#ff0000;">L.B. : </span>Ah c’était toi ? J’ai pas supporté ce film…<br />
<span style="color:#ff0000;">C.B. : </span>C’est un film très différent, sur le fond, la forme. C’est un film beaucoup tourné à l’épaule, qui colle de très près aux personnages. Pour <strong>Blanc comme neige</strong>, je voulais que la caméra soit absente. On ne ressent pas du tout les plans de la même façon. <strong>Une femme d’extérieur</strong> c’est ma part adolescente, avec l’envie d’être un fils de Pialat. <strong>Blanc comme neige</strong> c’est lié à mon enfance, à mon amour pour les films de gangsters et voyous.</p>
<p><em>Recueillis par Romain Sublon</em></p>
<br />Classé dans :<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2010/'>Films 2010</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/cinephilies/'>[cinéphilies :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/4408/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/4408/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/4408/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/4408/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/4408/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/4408/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/4408/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/4408/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/4408/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/4408/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4408&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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		<title>[dvd :] Trois films de Pietro Germi (Ed. Carlotta)</title>
		<link>http://cutlarevue.fr/2010/03/14/dvd-trois-films-de-pietro-germi-ed-carlotta/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 08:21:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fmannoni</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films années 50]]></category>
		<category><![CDATA[Films années 60]]></category>
		<category><![CDATA[[dvd :]]]></category>

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		<description><![CDATA[
Qui est Pietro Germi (1914-1974) ? Acteur, réalisateur et scénariste italien, cet artiste à la carrure athlétique en imposait autant par son charisme volcanique que par sa timidité légendaire. Son nom ne sonne pas autant aux oreilles des cinéphiles que celui de Fellini, de Rossellini&#8230; Pourtant, Germi a remporté un Oscar à Hollywood pour Divorce [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4381&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></description>
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<div id="attachment_4384" class="wp-caption aligncenter" style="width: 257px"><a rel="attachment wp-att-4384" href="http://cutlarevue.fr/2010/03/14/dvd-trois-films-de-pietro-germi-ed-carlotta/camera-2/"><img class="size-full wp-image-4384" title="camera" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/camera1.jpg?w=247&#038;h=313" alt="" width="247" height="313" /></a><p class="wp-caption-text">Pietro Germi</p></div>
<p>Qui est Pietro Germi (1914-1974) ? Acteur, réalisateur et scénariste italien, cet artiste à la carrure athlétique en imposait autant par son charisme volcanique que par sa timidité légendaire. Son nom ne sonne pas autant aux oreilles des cinéphiles que celui de Fellini, de Rossellini&#8230; Pourtant, Germi a remporté un Oscar à Hollywood pour <strong>Divorce à l&#8217;italienne</strong> (1961). Il a suscité un petit scandale sur la Croisette en partageant la Palme d&#8217;or du festival de Cannes avec Lelouch pour <strong>Signore &amp; signori</strong> (<strong>Ces messieurs dames</strong>) en 1966. Il a fait tourner Dustin Hoffman (qui sortait du tournage des <strong>Chiens de paille</strong> de Peckinpah, 1971) dans <strong>Alfredo Alfredo</strong> (1972), alors que le comédien n&#8217;était pas encore la star absolue qu&#8217;il deviendra.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-4382" href="http://cutlarevue.fr/2010/03/14/dvd-trois-films-de-pietro-germi-ed-carlotta/dvd-il-ferroviere/"></a><a rel="attachment wp-att-4385" href="http://cutlarevue.fr/2010/03/14/dvd-trois-films-de-pietro-germi-ed-carlotta/dvd-il-ferroviere-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-4385" title="dvd il ferroviere" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/dvd-il-ferroviere1.jpg?w=240&#038;h=240" alt="" width="240" height="240" /></a></p>
<p>Les Editions Carlotta lui rendent hommage en éditant trois films emblématiques de l&#8217;univers d&#8217;un réalisateur inclassable et qui se revendiquait comme tel. Trois versions restaurées parmi lesquelles <strong>Il ferroviere</strong> (<strong>Le Disque rouge</strong>, 1956, NB), un drame social, <strong>Un maledetto imbroglio</strong> (<strong>Meurtre à l&#8217;italienne</strong>, 1959, NB), un polar, et <strong>Signore &amp; signori</strong> (<strong>Ces messieurs dames</strong>, 1965, NB), une comédie de moeurs.</p>
<div id="attachment_4386" class="wp-caption aligncenter" style="width: 210px"><a rel="attachment wp-att-4386" href="http://cutlarevue.fr/2010/03/14/dvd-trois-films-de-pietro-germi-ed-carlotta/200px-il_ferroviere/"><img class="size-full wp-image-4386" title="200px-Il_ferroviere" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/200px-il_ferroviere.jpg?w=200&#038;h=151" alt="Pietro Germi (au centre) et Saro Urzì (au premier plan) dans Il ferroviere" width="200" height="151" /></a><p class="wp-caption-text">Il ferroviere</p></div>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --><strong>Il ferroviere</strong> sonne le glas du néoréalisme. Tous les thèmes de ce courant, portés par <strong>Rome ville ouverte</strong> (1945) de Rossellini, sont là, notamment la ville comme personnage, la misère, la lutte pathétique d&#8217;un individu contre le sort et un système qui le broie. Pietro Germi a emprunté à ce genre cinématographique le travelling sur des personnages en mouvement et le visage empreint d&#8217;émotion, frappés par le malheur. Une séquence que l&#8217;on retrouve également à la fin de <strong>Meurtre à l&#8217;italienne</strong> : le personnage interprété par la toute jeune Claudia Cardinale court après la voiture de police dans laquelle figure le commissaire Ingravallo (Pietro Germi). Le cinéma de Germi est aussi un cinéma de références.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-4387" href="http://cutlarevue.fr/2010/03/14/dvd-trois-films-de-pietro-germi-ed-carlotta/dvd_3d-meurtre-a-litalienne-def_346/"><img class="aligncenter size-full wp-image-4387" title="dvd_3D-MEURTRE-A-LITALIENNE-DEF_346" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/dvd_3d-meurtre-a-litalienne-def_346.jpg?w=105&#038;h=181" alt="" width="105" height="181" /></a></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } -->Si <strong>Il ferroviere</strong> raconte comment un cheminot perd son travail pour avoir brûlé un feu de signalisation, <strong>Meurtre à l&#8217;italienne</strong> s&#8217;appuie sur un roman de Carlo Emilio Gadda, dont l&#8217;intrigue n&#8217;est pas à proprement parler policière. Mais Pietro Germi choisit d&#8217;axer toute l&#8217;intrigue sur la travail du commissaire qu&#8217;il incarne d&#8217;ailleurs à l&#8217;écran. C&#8217;est pour lui l&#8217;occasion de passer en revue une galerie de seconds rôles qui sont tous captivants : la bonne, le voisin homosexuel, l&#8217;épouse trompée, le frère lâche et cupide. Totalement maîtrisée, cette adaptation (les Italiens disent « réduction ») est vraiment captivante, non seulement parce qu&#8217;elle est distrayante &#8211; on est pris par l&#8217;enquête qui se complexifie plus on avance dans le film -, mais pas seulement. Germi ne fait jamais un film gratuitement, uniquement pour divertir. <strong>Meurtre à l&#8217;italienne</strong> est aussi une dénonciation d&#8217;une certaine mentalité : un vernis de convenances qui masque mal les trahisons, les adultères, les escroqueries qui gangrènent les relations entre les hommes et les femmes.</p>
<p style="text-align:center;">
<div id="attachment_4388" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-4388" href="http://cutlarevue.fr/2010/03/14/dvd-trois-films-de-pietro-germi-ed-carlotta/300px-maledettoimbroglio-germi/"><img class="size-full wp-image-4388 " title="300px-Maledettoimbroglio-Germi" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/300px-maledettoimbroglio-germi.jpg?w=300&#038;h=221" alt="" width="300" height="221" /></a><p class="wp-caption-text">P. Germi et C. Cardinale (Meurtre à l&#39;italienne)</p></div>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } -->La critique sociale se fait cynique dans <strong>Signore &amp; signori</strong>, une comédie grinçante souvent mal comprise et bien mal jugée à sa sortie. Considérée comme vulgaire, choquante, elle a subi les foudres d&#8217;une partie de la critique. Or, Germi utilise volontairement le grotesque, la farce, pour dénoncer la comédie des relations humaines. Il suit le destin d&#8217;un groupe d&#8217;amis à Trévise, une ville du Nord de l&#8217;Italie. Qui trompe qui ? Qui dénonce qui ? Qui médit sur qui ? Les personnages les plus raillés, naïfs ou stupides, énoncent les seules vérités louables. Les autres, fiers, railleurs, hypocrites, ne font que passer leur temps en mesquineries, le tout sur une musique de carrousel, qui montre bien l&#8217;aspect vain de leur parade.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-4389" href="http://cutlarevue.fr/2010/03/14/dvd-trois-films-de-pietro-germi-ed-carlotta/dvd_signore-signori-3d-provisoi_343/"><img class="aligncenter size-full wp-image-4389" title="dvd_SIGNORE-SIGNORI-3D-PROVISOI_343" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/dvd_signore-signori-3d-provisoi_343.jpg?w=105&#038;h=181" alt="" width="105" height="181" /></a></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p>Un documentaire d&#8217;une heure en bonus retrace la carrière de Germi. Les réalisateurs Pupi Avati, Carlo Lizzani, le scénariste Furio Scarpelli, Claudia Cardinale, l&#8217;historien du cinéma Adriano Aprà interviennent. Tous les films sont présentés par l&#8217;historien du cinéma Jean A. Gili.</p>
<p>Une trilogie indispensable si l&#8217;en veut balayer l&#8217;histoire du cinéma italien grâce à ce cinéaste qui savait tout faire, dirigeant les autres, se filmant, portant sur la société un regard à la fois tendre et implacable.</p>
<p><em> Franck Mannoni</em></p>
<br />Classé dans :<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-annees-50/'>Films années 50</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/films-annees-60/'>Films années 60</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/dvd/'>[dvd :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/4381/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/4381/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/4381/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/4381/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/4381/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/4381/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/4381/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/4381/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/4381/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/4381/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4381&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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		<title>[cinéphilie :] Peter Fleischmann</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 17:11:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennyulrich</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films années 60]]></category>
		<category><![CDATA[[cinéphilies :]]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans le cadre du festival Augenblick, le réalisateur Allemand Peter Fleischmann est venu présenter au cinéma Star son premier long métrage de fiction, Scènes de chasse en Bavière, tourné en 1968. Je ne connaissais pas ce réalisateur qui est de la génération phare des Fassbinder, Herzog, Schlöndorff, etc., mais cette première rencontre cinématographique m’a très [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4378&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-large wp-image-4379" title="Peter Fleischmann" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/peter-fleischmann.jpg?w=450&#038;h=337" alt="" width="450" height="337" /></p>
<p>Dans le cadre du festival <a href="http://www.festival-augenblick.fr/Bande-annonce-du-festival.html">Augenblick</a>, le réalisateur Allemand Peter Fleischmann est venu présenter au cinéma Star son premier long métrage de fiction, <strong>Scènes de chasse en Bavière</strong>, tourné en 1968. Je ne connaissais pas ce réalisateur qui est de la génération phare des Fassbinder, Herzog, Schlöndorff, etc., mais cette première rencontre cinématographique m’a très fortement donné envie de découvrir le reste de son œuvre : <strong>Scène de chasse en Bavière</strong> est à la fois cruel et drôle, gênant et séduisant.</p>
<p>Sur le site des cinémas Star, vous pouvez si vous le souhaitez écouter <a href="http://www.cinema-star.com/star.php?id=22&amp;idm=1&amp;type=1&amp;rub=22#1070">un long entretien avec Peter Fleischmann</a> sur ce film précis et sur le reste de sa carrière –riche en collaborations prestigieuses. Et en attendant, voici dans l’esprit digressif qui était le sien au moment de notre rencontre, ses réactions à quelques titres de films… (NB : <strong>Scènes de chasse en Bavière</strong>, lors de sa ressortie française fin 2009, a beaucoup été mis en rapport avec <strong>Le Ruban blanc</strong> de Michael Haneke : Peter Fleischmann en parle dans l’interview minutée alors je ne le lui ai pas reproposé dans la liste ci-dessous).</p>
<p><strong>FRANKENSTEIN</strong> (James Whale) :</p>
<p>Je vois la mansarde chez nous… J’ai dirigé un ciné-club quand j’étais à l’école et on a passé ce film. Jusqu’à <strong>M</strong>, on a passé pas mal de films d’horreur. Jusqu’à ce que les parents se plaignent. C’étaient des copies en 16mm et avec un petit appareil de projection Siemens qui était très bien, un appareil portable, souvent je voyais d’avance les films chez moi, avec des amis, avant que ça ne passe dans la salle. C’était un des films qu’on a vus.</p>
<p><strong>LA FERME DES ANIMAUX</strong> (John Halas et Joy Batchelor) :</p>
<p>Film d’animation, oui… Le film d’animation qui m’avait vraiment impressionné à l’époque, c’était <strong>20 000 lieues sous les mers</strong> version Tchèque. Je me souviens de deux poissons qui nagent l’un vers l’autre (NDLR : Peter Fleischmann mime avec ses mains la fusion des deux poissons l’un dans l’autre) jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que les queues qui restent et ça devenait un papillon ! C’est du célèbre réalisateur Tchèque Trnka (NDLR : le film doit porter un autre titre car je n’en ai pas trouvé la trace). <strong>20 000 lieues sous les mers</strong> c’était mon dessin animé préféré. Ce qui a été important aussi, quand j’étais à Paris pour faire mes études (NDLR : à l’IDEC, l’ancienne FEMIS), ça a été de découvrir les bandes dessinées pour adultes –qui n’avaient rien à foutre avec les Disney et Cie. Là, pour moi, c’était une révélation. Et quand j’ai fait par exemple <strong>Dorothea</strong>, j’y ai pensé –aussi dans le montage : je me suis dit la bande dessinée a pris beaucoup du cinéma, alors pourquoi maintenant, nous, de notre côté, on ne prendrait pas quelque chose de la bande dessinée ? Sinon, ma relation avec les films d’animation… J’ai fait un film d’animation, un court -14 minutes- qui était peut-être mon plus grand succès commercial par rapport au coût. Parce que j’ai eu la chance de trouver un très très bon distributeur américain : tous les ans, j’ai reçu un chèque pendant 20 ans, 30 ans… Je l’ai réalisé pendant que je faisais l’IDEC, avec des enfants des écoles maternelles, à Paris ; et puis à Munich, j’ai terminé le son. J’ai travaillé pendant une année sur ce film de 12 minutes je crois, ou 14 minutes… Il a eu des prix partout, j’ai eu le Lion d’or à Venise, le prix pour le meilleur film pour enfants à Téhéran… Là, je n’y suis pas allé parce que je ne voulais pas serrer la main à Farah Diba : et on a gagné un prix en effet et je n’y étais pas, il y avait le type de l’institut éducatif de Munich. Je lui ai dit qu’il peut se garder le prix, parce que bon, on était très révolutionnaires… J’ai appris beaucoup en faisant ce film que j’ai en partie animé moi-même –Laguionie a fait une autre partie de l’animation, il était encore inconnu à l’époque. C’est bien parce qu’on se rend compte que c’est un pas après l’autre, l’image par image. Pour visionner, on allait à Joinville, c’était loin, il n’y avait pas encore cette espèce d’autoroute… En trois jours on tournait peut-être 20 secondes et on traversait exprès Paris comme ça et il y avait là en même temps Tati qui faisait <strong>Mon oncle</strong> je crois et qui demandait s’il pouvait regarder avec nous. Tous les deux/trois jours, quand on avait un nouveau bout, on allait à Joinville et à chaque fois Tati venait voir le résultat avec nous. C’était une grande déception quand on se rendait compte que : merde, on a raté ! Alors il fallait refaire le travail de plusieurs jours pour un seul plan… Bon, aujourd’hui avec les machines et l’électronique il n’y a pas les mêmes problèmes… On avait une grue en trois dimensions qu’on avait construit nous-même… Je crois que ce genre d’absurdités plaisaient à Tati.</p>
<p><strong>LES NAINS AUSSI ONT COMMENCE PETITS</strong> (Werner Herzog) :</p>
<p>Je vois encore Werner avec sa femme de l’époque, sa première femme, qui nous avait invités, ses amis, pour une preview. On n’étaient pas beaucoup dans la salle, peut-être vingt personnes, et lui il était au premier rang avec sa femme. On voit les nains qui essayent de grimper sur le lit, et il n’y a que deux personnes qui rient dans la salle, c’étaient lui et sa femme ! Mais ça ne le dérangeait pas du tout ! Je me rappelle qu’après –bon, j’avais déjà un nom à Cannes pour <strong>Scènes de chasse en Bavière</strong>, pour <strong>Les cloches de Silésie</strong> qui était en compétition-, j’ai essayé de parler de son film qui n’était pas en compétition et les critiques Français ne l’aimaient pas du tout. Ils me disaient : ton petit ami fasciste ! <strong>Aguirre</strong> non plus ils n’aimaient pas, ils disaient : oui c’est un bon premier et un bon dernier plan… Pour moi, son meilleur film –pour lui aussi à l’époque-, c’était <strong>Kaspar Hauser</strong>. Il me disait : c’est mon premier film vraiment terminé. Bon, les autres ont d’autres charmes, <strong>Aguirre</strong> ou <strong>Fitzcarraldo</strong>, c’est des folies presque documentaires, l’absurdité de la vie comme il la voit… Werner, des jeunes réalisateurs Allemands de ma génération, c’est celui qui m’est le plus proche. Il y a quinze jours je l’ai rencontré, je lui ai dit que je pense parfois au court métrage qu’il avait fait à l’époque –parce qu’on commençait avec des courts métrages. C’était dans un stade de football, je ne me souviens plus du titre du film, la caméra est derrière un type qui est assis là et qui se tourne au bout d’un moment pour dire : je vous ai dit que je ne dis rien ! Tout le film c’est ça, c’est un type qui s’énerve de plus en plus et Werner continue à tourner malgré tout. Il était plein de joie. On avait la même scripte girl, dans <strong>Scène de chasse en Bavière</strong> et dans tous les premiers films de Werner Herzog –et de Théo Angelopoulos. Aujourd’hui, elle habite sur une île grecque.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>SALO OU LES 120 JOURNEES DE SODOME</strong> (Pier Paolo Pasolini) :</p>
<p>Ah oui, <strong>Salo</strong>… Oui, c’est un film que j’aime bien… Quand il a fait le montage, ou le mixage de <strong>Salo</strong> –c’était presque terminé-, on s’est vu à Rome parce que mon film <strong>Dorothea</strong> lui a beaucoup plu –dulcissima Dorothea comme ils disaient en Italie-, et il voulait faire la version italienne et il m’a présenté les voix. Je me rappelle qu’on a vu des bouts de <strong>Salo</strong>, comme ça, pendant le mixage… Je me souviens d’une phrase qu’il m’a dit –<strong>Dorothea</strong> c’est un film érotique, ou anti-érotique comme on veut- et il m’a dit : tu sais, le suprême orgasme, c’est la mort. Je ne me rappelle plus exactement les mots, maintenant, en français –bien qu’on parlait en français ensemble… C’était quelques jours avant sa mort, peut-être une semaine ou quinze jours avant sa mort… Mais ça n’a rien à voir avec <strong>Salo</strong>… Enfin si… Je réponds peut-être mal ? Parce que je ne suis pas un critique, je peux dire si un film m’a impressionné ou pas, mais (NDLR : silence)… Pier Paolo Pasolini (NDLR : silence)… Après c’est la compagne de Moravia qui a fait la version italienne de <strong>Dorothea</strong>.</p>
<p><strong>DOGVILLE</strong> (Lars Von Trier) :</p>
<p>Oui, j’aime <strong>Dogville</strong>… Mais bon, on aime Lars Von Trier comme on aime Mauriac ! Dans sa religiosité… Un Protestant très solennel et en même temps très… Il me rappelle Dreyer dans cette solitude de paysages enneigés, pas dans ce film, mais dans… Oui, son thème, c’est souvent la solitude. J’aime bien Lars Von Trier.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Propos recueillis par Jenny Ulrich.</em></p>
<br />Classé dans :<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-annees-60/'>Films années 60</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/cinephilies/'>[cinéphilies :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/4378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/4378/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/4378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/4378/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/4378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/4378/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/4378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/4378/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/4378/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/4378/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4378&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title>[cinéphilie :] Kamen Kalev</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 06:53:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennyulrich</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2010]]></category>
		<category><![CDATA[[cinéphilies :]]]></category>

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		<description><![CDATA[
Kamen Kalev (réalisateur) était à Strasbourg pour présenter son film, Eastern plays (sortie le 10 mars 2010). Bulgarie de nos jours. Un jeune homme –Georgi- se laisse embrigader par un groupe néo-nazi. Son grand frère –Christo- se fait bousculer par ce groupe en intervenant lors de l’agression de trois touristes Turques (père, mère, fille). C’est l’occasion [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4372&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-large wp-image-4375" title="Kamen Kalev" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/kamen-kalev2.jpg?w=450&#038;h=337" alt="" width="450" height="337" /></p>
<p><strong>Kamen Kalev</strong> (réalisateur) était à Strasbourg pour présenter son film, <strong>Eastern plays</strong> (sortie le 10 mars 2010). Bulgarie de nos jours. Un jeune homme –Georgi- se laisse embrigader par un groupe néo-nazi. Son grand frère –Christo- se fait bousculer par ce groupe en intervenant lors de l’agression de trois touristes Turques (père, mère, fille). C’est l’occasion pour Christo, artiste coincé entre un boulot peu rémunérateur, une cure de désintoxication laborieuse et une petite amie collante, de renouer les liens fraternels ; l’occasion aussi de faire plus ample connaissance avec Isil, la jeune fille dont il a sauvé la famille. Sous ce résumé quasi hollywoodien, il y a un film au plus près du réel, presque documentaire, empathique, pas glamour –même si la lumineuse Isil est à tomber par terre.</p>
<p>Nous parlerons peut-être de <strong>Eastern plays</strong> dans la prochaine émission de Cutlaradio (en ligne le samedi 19 mars) et si vous le souhaitez vous pouvez en écouter <a href="http://www.cinema-star.com/star.php?id=22&amp;idm=1&amp;type=1&amp;rub=22#1070"><strong>l’entretien minuté</strong></a> sur le site des cinémas Star. En attendant Kamen Kalev nous livre ses souvenirs et impressions des films suivants –choisis dans une certaine précipitation, donc moins pensés qu’à l’accoutumé…</p>
<p><strong>CROSSING THE BRIDGE</strong> (Fatih Akin) :</p>
<p>C’est un film que j’adore. C’est un film, pour moi, sur l’amour montré avec beaucoup de passion. Parce qu’il n’y a peut-être que la musique qui peut décrire ce qu’est l’amour. Tout le reste ce sont des paroles mornes, des interprétations un peu intellectuelles à la con. Et là, quand tu es en train de regarder, d’écouter quelqu’un qui brûle, qui vibre, c’est… C’est beau.</p>
<p><strong>ROSETTA </strong>(Jean-Pierre et Luc Dardenne) :</p>
<p>J’aime bien la façon dont ils tournent, cette énergie qui leur est très spécifique, mais après, je ne suis pas sensible aux sujets qui sont trop dramatiques, toujours trop dans un sens. J’aime bien quand ça bouge, quand c’est contrasté, quand on peut retrouver le sourire d’une manière surprenante. Comme dans la vie. Pour moi, c’est un peu trop noir et ce n’est pas comme ça que je vois la vie.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>IRREVERSIBLE</strong> (Gaspar Noé) :</p>
<p>Ah. Je n’ai pu voir qu’une partie du film. Pareil : je ne crois pas à ces films qui montrent juste une partie, enfin, ça ne peut jamais être la totalité de la réalité, mais ces films qui sont tellement fabriqués dans un sens, j’ai du mal à les suivre. Comme les films de Lars von Trier où tu te retrouves otage : quand tu n’as pas le choix, que tu es là et que tu dois suivre quelque chose qui t’est imposé.</p>
<p><strong>LUMIERE SILENCIEUSE</strong> (Carlos Reygadas) :</p>
<p>Ah je ne l’ai pas vu et je cherche cette occasion depuis un moment ! Mais j’aime beaucoup (NDLR : le cinéma de Reygadas).</p>
<p><em>Propos recueillis par Jenny Ulrich.</em></p>
<br />Classé dans :<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2010/'>Films 2010</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/cinephilies/'>[cinéphilies :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/4372/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/4372/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/4372/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/4372/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/4372/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/4372/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/4372/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/4372/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/4372/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/4372/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4372&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Kamen Kalev</media:title>
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	</item>
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		<title>[radio :] CUT -88</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 14:23:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jennyulrich</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2010]]></category>
		<category><![CDATA[[CUT la radio :]]]></category>

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		<description><![CDATA[
Cette semaine que nous enseigne-t-on ? Cette semaine, vous saurez en tout cas qui est l’acteur français qui pleure le mieux au cinéma. Cette semaine, quand on évoque un cliché sexuel dans Ghost writer, c’est en fait un cliché sexiste. Cette semaine, les titres dont nous ne nous sommes pas souvenu sur le coup sont In [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4349&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-4370" title="_logo-cutlaradio5-02" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/logo-cutlaradio5-02.png?w=450&#038;h=50" alt="" width="450" height="50" /></p>
<p>Cette semaine que nous enseigne-t-on ? Cette semaine, vous saurez en tout cas qui est l’acteur français qui pleure le mieux au cinéma. Cette semaine, quand on évoque un cliché sexuel dans <strong>Ghost writer</strong>, c’est en fait un cliché sexiste. Cette semaine, les titres dont nous ne nous sommes pas souvenu sur le coup sont <strong>In this world </strong>de Michael Winterbottom et <strong>Coup de foudre</strong> de Diane Kurys.</p>
<p><span style='text-align:left;display:block;'><p><object type='application/x-shockwave-flash' data='http://s2.wp.com/wp-content/plugins/audio-player/player.swf' width='290' height='24' id='audioplayer1'><param name='movie' value='http://s2.wp.com/wp-content/plugins/audio-player/player.swf' /><param name='FlashVars' value='&amp;bg=0xf8f8f8&amp;leftbg=0xeeeeee&amp;lefticon=0x666666&amp;rightbg=0xcccccc&amp;rightbghover=0x999999&amp;righticon=0x666666&amp;righticonhover=0xffffff&amp;text=0x666666&amp;slider=0x666666&amp;track=0xFFFFFF&amp;border=0x666666&amp;loader=0x9FFFB8&amp;soundFile=http%3A%2F%2Fcutleblog.files.wordpress.com%2F2010%2F03%2Fcut-88.mp3' /><param name='quality' value='high' /><param name='menu' value='false' /><param name='bgcolor' value='#FFFFFF' /><param name='wmode' value='opaque' /></object></p></span></p>
<p><strong>Ghost writer</strong> (Roman Polanski),<strong> Shutter Island</strong> (Martin Scorsese), <strong>Precious</strong> (Lee Daniels), <strong>Une éducation</strong> (Lone Scherfig),<strong> La stratégie du choc</strong> (Michael Winterbottom),<strong> L’arbre et la forêt</strong> (Olvier Ducastel et Jacques Martineau), <strong>Harragas</strong> (Merzak Allouache), <strong>Liberté </strong>(Tony Gatlif),<strong> La tisseuse</strong> (Wang Quan’an), <strong>Crazy heart</strong> (Scott Cooper), <strong>A single man </strong>(Tom Ford).</p>
<p><em>Avec Jenny, Fanny, Franck, Stéphane.</em></p>
<br />Classé dans :<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2010/'>Films 2010</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/cut-la-radio/'>[CUT la radio :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/4349/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/4349/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/4349/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/4349/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/4349/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/4349/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/4349/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/4349/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/4349/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/4349/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4349&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>[cinéphilie :] Catherine Mouchet, Olivier Ducastel</title>
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		<comments>http://cutlarevue.fr/2010/03/03/cinephilie-catherine-mouchet-et-olivier-ducastel/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 12:15:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2010]]></category>
		<category><![CDATA[[cinéphilies :]]]></category>

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		<description><![CDATA[Catherine Mouchet (actrice) et Olivier Ducastel (co-réalisateur) étaient à Strasbourg pour présenter L’arbre et la forêt (sortie le 3 mars). Il y a dans le cinéma d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau un goût certain pour l’incertitude ; L’arbre et la forêt en est un bel éloge. Sombrer, résister, parler, se taire, rire, pleurer, fuir, nier… [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4332&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4333" class="wp-caption aligncenter" style="width: 445px"><img class="size-full wp-image-4333  " title="Arbre" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/03/arbre.jpg?w=435&#038;h=290" alt="" width="435" height="290" /><p class="wp-caption-text">L&#39;arbre et Guy Marchand.</p></div>
<p>Catherine Mouchet (actrice) et Olivier Ducastel (co-réalisateur) étaient à Strasbourg pour présenter <strong>L’arbre et la forêt</strong> (sortie le 3 mars). Il y a dans le cinéma d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau un goût certain pour l’incertitude ; L’arbre et la forêt en est un bel éloge. Sombrer, résister, parler, se taire, rire, pleurer, fuir, nier… Tout cela se mêle sans jamais s’opposer. Un très beau film, fragile, sur la mort – certes –  mais surtout sur ceux qui restent.<br />
Nous parlerons de <strong>L’arbre et la forêt</strong> dans la prochaine émission de Cutlaradio (en ligne le samedi 6 mars). En attendant, Catherine Mouchet et Olivier Ducastel nous livrent leurs souvenirs et impressions des films suivants.</p>
<p><strong>IRENE</strong> (Alain Cavalier)<br />
<span style="color:#ff0000;">Olivier Ducastel : </span>Je ne l’ai pas vu.<br />
<span style="color:#ff0000;">Catherine Mouchet : </span>Oui, là j’avoue que je ne suis pas prête à en parler… Ce sont des films qui ont quelque chose à raconter. Malgré tout, si l’on fait du cinéma, que l’on soit acteur ou réalisateur, c’est pour dire des choses que l’on n’arrive pas à dire au café. Le film de Cavalier est exemplaire pour cela puisqu’il raconte des enjeux. J’ai tendance à penser que c’est magnifique que le cinéma soit fait de choses très différentes. Je me souviens d’un copain qui me racontait, au théâtre : Claude Régy lui disait qu’il faisait tout trop vite, et le metteur en scène de la pièce d’après le trouvait beaucoup trop lent. Il y a des musicalités très différentes. Les films d’Alain Cavalier soulignent ça, avec cette façon de raconter bien à lui et très prenante.</p>
<p><strong>2001 ODYSSEE DE L’ESPACE</strong> (Stanley Kubrick)<br />
<span style="color:#ff0000;">O.D. : </span>Bon… Je cherche le lien possible avec <strong>L’arbre et la forêt</strong>… Je ne pense pas que je vais trouver. Ah si, j’ai une piste ! Une sorte de cousinage. Il y a une forme d’hommage à Kubrick dans l’utilisation de la musique. Kubrick est un immense réalisateur pour plein de choses, mais je pense que le fait qu’il ait systématisé l’utilisation de la musique classique – déjà existante &#8211; dans des registres très différents est un vrai pied de nez à l’industrie hollywoodienne et son idée que la musique doit être écrite sur des images. Nous on a fait les deux : on a déjà travaillé en créant de la musique originale pour un film comme on a déjà utilisé de la musique existante. J’ai un rapport un peu bizarre à <strong>2001</strong>. J’avais une attente très forte sur ce film, car en cours on avait travaillé sur le roman, et quand j’ai enfin réussi à voir le film, ce fut une vraie déception. J’avais eu du mal avec la lenteur du film, le côté contemplatif. Mais c’est un film qui se bonifie sans même le revoir ; j’ai su que la prochaine fois que je le verrai, je l’aimerai. C’est un sentiment assez rare, que j’avais aussi éprouvé pour Le mépris de Jean-Luc Godard.<br />
<span style="color:#ff0000;">C.M. : </span>C’est un film que je ne comprends pas. Ca a l’air intéressant, mais je reste à la porte.</p>
<p><strong>NON MA FILLE TU N’IRAS PAS DANSER</strong> (Christophe Honoré)<br />
<span style="color:#ff0000;">O.D. :</span> Alors… C’est un tout petit peu compliqué de parler du cinéma de Christophe Honoré qui a dit des choses très méchantes sur nous à la radio. Je ne peux pas regarder ses films objectivement. Cela dit, j’ai beaucoup aimé <strong>Les chansons d’amour</strong>. C’est un film très réussi et qui m’a beaucoup touché. Pour <strong>Non ma fille</strong>, j’y suis allé car j’avais très envie de voir Chiara Mastroianni qui est une actrice que j’aime beaucoup. J’ai été désarçonné par le portrait de son personnage, je ne l’ai pas bien compris. Je l’ai trouvé un peu antipathique. Mais je ne sais pas dans quelle mesure je suis objectif…</p>
<p><strong>DE BRUIT ET DE FUREUR</strong> (Jean-Claude Brisseau)<br />
<span style="color:#ff0000;">O.D. :</span> Pour François Négret, bien sûr. Je dois avouer une chose : en fait, je n’ai pas vu le film. Mais bon, François ne le sait pas. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas vu ce film, dont on parlait beaucoup. J’ai découvert Brisseau plus tard. C’est étonnant comment tout en étant cinéphile on peut avoir des trous sur des films très évidents, qui permettent de briller dans des soirées où l’on joue au jeu de l’humiliation.</p>
<p><strong>AVATAR</strong> (James Cameron)<br />
<span style="color:#ff0000;">C.M. :</span> Je ne l’ai pas vu, la science-fiction ne m’attire pas.<br />
<span style="color:#ff0000;">O.D. :</span> Je ne l’ai pas vu, mais j’ai très envie de le voir. Quelqu’un à Berlin nous a dit qu’il y avait un lien entre <strong>Avatar</strong> et notre film, dans le rapport à la nature. Donc <strong>L’arbre et la forêt</strong> c’est <strong>Avatar</strong> en 2D.</p>
<p><em>Propos recueillis par Romain Sublon</em></p>
<br />Classé dans :<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2010/'>Films 2010</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/cinephilies/'>[cinéphilies :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/4332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/4332/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/4332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/4332/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/4332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/4332/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/4332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/4332/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/4332/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/4332/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4332&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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		<title>Trailer Trash 3.1</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 09:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CUT</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Trailer trash]]></category>

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		<description><![CDATA[Enfer! Les bandes, et ce qu’elles annoncent… Pour le mercredi 3 mars 2010

« There’s nothing wrong with making people laugh »
 
 
Ce Trailer Trash s’arrêtait là dans la première version, et j’en étais personnellement satisfaite. Mais le rédacteur en chef (à la porte duquel je venais gratter en le suppliant de me reprendre) a posé des [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4328&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Enfer! Les bandes, et ce qu’elles annoncent… Pour le mercredi 3 mars 2010<br />
</em></p>
<p><em>« There’s nothing wrong with making people laugh »</em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em> </em></p>
<div id="attachment_4329" class="wp-caption aligncenter" style="width: 445px"><em> </em><em><img class="size-full wp-image-4329 " title="Nine" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/02/nine.jpg?w=435&#038;h=280" alt="" width="435" height="280" /></em><p class="wp-caption-text">Nine, de Rob Chicago Pimp Marshall : un film avec des putes.</p></div>
<p>Ce Trailer Trash s’arrêtait là dans la première version, et j’en étais personnellement satisfaite. Mais le rédacteur en chef (à la porte duquel je venais gratter en le suppliant de me reprendre) a posé des conditions. Je développe donc : <strong>Nine</strong>, un musical avec une ronde infinie de jeunes femmes délicieuses – quelques actrices, et les doublures anonymes de leurs zones érogènes. Mastroianni dépose une plainte pour profanation de sépulture et body-snatching indélicat ; Fellini préférait Daniel <em>My Left Foot </em>Day-Lewis lorsqu’il jouait avec son pied, plutôt que comme son pied. Même feu Heath <em>The</em> <em>Dark Knight</em> Ledger se sent lésé, et peut-être n’est-il pas entièrement paranoïaque, car cette bande-annonce se clôt tout de même sur Judi <em>007</em> Dench disant (en voix-off, car elle ne passerait pas inaperçue dans la jolie farandole de furets dénudés) : « Why must it be so serious, etc etc. ? » Vous l’aurez compris, je ne porte pas Rob Marshall dans mon cœur. Mais soyons honnêtes : il réussit bien à rendre l’ambiance de l’Hollywood d’antan – lorsque même les meilleures comédiennes du moment étaient avant tout considérées, en somme, comme des putes. (Non que je range à mon palmarès personnel la ravissante Kate <em>Fashion Maman</em> Hudson, ni même… mais brisons là).</p>
<p>Précisons que la note d’agressivité si peu caractéristique de cette rubrique (pour ceux d’entre vous qui s’en souviennent encore) est due à l’amertume de voir d’autres réussir là où j’échoue. Puisque je travaille depuis des mois, autant l’admettre, à l’adaptation en musical de <strong>Démineurs</strong>.</p>
<p>Passons à <strong>Daybreakers</strong>, tout droit sorti de mes fantasmes les plus inavouables. Ethan<em> Croc-Blanc</em> Hawke ; des vampires. Malheureusement, ce opus grand-guignolesque promet d’être davantage du côté de <strong>Je suis une légende</strong> que de celui de <strong>Martin,</strong> et on peut d’ores et déjà présager le pire – un croisement contre-nature entre <strong>Matrix, Blade </strong>et <strong>Le Cercle des Poètes Disparus,</strong> par exemple. Mais les perversions ont ceci d&#8217;odieux qu’elles sont incontrôlables, tyranniques et vertigineuses, et qu’on en est entièrement victime. Vous et moi, on ne se connaissait pas avant la sortie de <strong>30 Jours de Nuit</strong>, une saleté que je croyais jusqu’à récemment inégalable. Josh <em>The</em> <em>Virgin Suicides</em> Hartnett n’avait laissé de moi qu’une coquille vide. Sans doute faudra-t-il me séquestrer quelque temps afin de me sauver de moi-même.</p>
<p>Le reste du 3 mars : <strong>The Ghost-Writer </strong>: oui. Malgré l’affolante apparition de Ewan McGregor dans <strong>I Love You François Morice</strong> (ah non, ça c’est mon libraire, je confonds), qui reste imprimée sur ma rétine comme une image fantôme et risque de tout faire foirer. <strong>Thelma, Louise</strong> <strong>et Chantal </strong>: non. Franchement, non. Ne nous laissons pas abuser par la spiritualité superficielle, ou l’abus référentiel, ou le parasitisme assumé de ce titre. Soyons fermes. Dans une quinzaine de jours Romain <em>Le Péril Jeune</em> Duris se prendra pour Patrick <em>Ghost</em> Swayze, on aura bien assez à faire sans avoir à se préoccuper d’une possible invasion de nos écrans par, disons, Pat Garrett, Billy the Kid et Jean-Robert. <strong>Precious </strong>: peut-être le film qu’aurait fait Rob <em>Nine</em> Marshall s’il avait un semblant de tenue. Ce qui ne présage en rien de la qualité de l’œuvre, soyons clairs. <strong>La Stratégie du Choc </strong>: pourquoi pas ? ou alors, pourquoi ne pas lire le livre ? Il est vrai que l’analphabétisme est un fléau parfois sous-estimé. <strong>Crazy Heart </strong>: The Big Lebowski, le <em>consigliere</em>, la country – ça ne pourra pas être pire que <strong>Walk The Line</strong>.</p>
<p>En conclusion, restez plutôt au bar avec <em>Le Chanteur de Gospel</em> de Harry Crews (Folio Policier). Il y a des freaks, il y a des geeks, il y a un pic à glace. <em>Stay Bad</em>.</p>
<p><em>Jakuts</em></p>
<br />Classé dans :<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2010/'>Films 2010</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/trailer-trash/'>Trailer trash</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/4328/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/4328/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/4328/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/4328/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/4328/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/4328/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/4328/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/4328/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/4328/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/4328/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4328&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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		<title>[dvd :] A côté &#8211; Stéphane Mercurio</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 09:23:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CUT</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films 2009]]></category>
		<category><![CDATA[[dvd :]]]></category>

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		<description><![CDATA[
Attendant patiemment l’heure des visites, les proches de personnes incarcérées à la prison des hommes de Rennes se retrouvent et parlent de leur quotidien, de leur vie brisée à l’ombre des barreaux.
Documentaire écrit par Anna Zisman et Stéphane Mercurio, réalisé par cette dernière, A côté prend place dans la maison de l’association Ti-Tomm, accolée à [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4324&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-4325" title="A coté" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/02/a-cote.jpg?w=227&#038;h=320" alt="" width="227" height="320" /></p>
<p>Attendant patiemment l’heure des visites, les proches de personnes incarcérées à la prison des hommes de Rennes se retrouvent et parlent de leur quotidien, de leur vie brisée à l’ombre des barreaux.</p>
<p>Documentaire écrit par Anna Zisman et Stéphane Mercurio, réalisé par cette dernière, <strong>A côté</strong> prend place dans la maison de l’association Ti-Tomm, accolée à la prison pour parler des failles et des absurdités du système carcéral. Des visages marqués, les portraits sont nombreux, principalement féminins. L’idée de ne pas filmer les détenus, mais simplement la « salle d’attente » des parloirs, offre un point de vue original et des témoignages enrichis par le courage de ces femmes qui attendent la sortie de prison de leur proche.  Le côté plaintif (bien que justifié) est un peu trop appuyé ; parfois  la caméra s’attarde sur les nombreuses personnes parlant de leur expérience, comme pour attendre les larmes, rendant le documentaire moins objectif. Un montage  agrémenté de moments plus anodins nous aurait laissé un peu d’air. Asphyxié par certaines scènes, on se sent voyeur, jumelles braquées sur la douleur avec la désagréable excuse du « <em>ahhh je ne peux pas t’aider, je suis derrière l’écran</em> ». Même la voix qui posent les questions  semble vouloir les enfermer dans une position de victime. Heureusement, les caractères forts et obstinés de ces femmes sauvent le métrage des fonds du mélodrame.</p>
<p>Documentaire <em>a priori</em> filmé sur le vif, la qualité de l’image est très réduite, tout dépend de la situation, de la lumière. Même si parfois cela peut gêner, par exemple durant une des scènes où deux personnes parlent en même temps (la personne interviewée et une autre en second plan), ce n’est pas trop perturbant. Seules les photos, qui constituent des transitions en forme de diaporama, ont un intérêt esthétique et, pour le coup, c’est plutôt réussi (la jaquette du DVD en témoigne).</p>
<p>Les bonus sont en tout point complémentaires. Le métrage principal est prolongé par deux scènes coupées, la première étant un portrait supplémentaire, la deuxième venant enrichir une scène du film et une interview de Chantal Courtois, une des femmes suivies pendant le documentaire, deux ans après le tournage. Elle revient sur la sortie en salle de  <strong>A côté</strong> mais aussi sur la période où son mari fut libéré -temporairement- et ses difficultés à accepter sa liberté.<br />
<strong>Envie de justice</strong>, reportage réalisé par Stéphane Mercurio présentant de manière sobre les entretiens entre « les rejetés du système » et d’une avocate à la mairie de Bondy, ouvre un autre débat sans pour autant jouer les bonus de fond de tiroir, pour combler le vide.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong></strong><em>David Erhard</em></p>
<br />Classé dans :<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-2009/'>Films 2009</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/dvd/'>[dvd :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/4324/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/4324/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/4324/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/4324/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/4324/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/4324/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/4324/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/4324/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/4324/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/4324/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4324&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">A coté</media:title>
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		<title>[dvd :] Coffret Allan Dwan</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 12:16:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François-Xavier Taboni</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films années 50]]></category>
		<category><![CDATA[[dvd :]]]></category>
		<category><![CDATA[Allan Dwan]]></category>

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		<description><![CDATA[
Pionnier du cinéma américain, assistant de D.W. Griffith sur Intolérance, Allan Dwan, prolifique metteur en scène du muet, travaille jusqu’à la fin de l’âge d’or des grands studios américains au début des années 60.
S&#8217;il est évidemment difficile de rendre compte en un coffret de la richesse de la filmographie de ce cinéaste moins connu que [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4320&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-4321" title="allan dwan" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/02/allan-dwan.jpg?w=250&#038;h=378" alt="" width="250" height="378" /></p>
<p>Pionnier du cinéma américain, assistant de D.W. Griffith sur <strong>Intolérance</strong>, Allan Dwan, prolifique metteur en scène du muet, travaille jusqu’à la fin de l’âge d’or des grands studios américains au début des années 60.</p>
<p>S&#8217;il est évidemment difficile de rendre compte en un coffret de la richesse de la filmographie de ce cinéaste moins connu que ses contemporains (Ford, Hawks, Hitchcock, etc), cette édition donne une image très fidèle de la dernière partie de la carrière du cinéaste. En contrat avec le producteur Benedict Bogeaus, le réalisateur va tourner une série de films aux budgets ridicules, balayant les genres les plus populaires du cinéma américain. On trouve donc dans ce coffret, plusieurs westerns, des films d&#8217;aventures et même un film noir, très différent des canons du genre.</p>
<p>Si les films d’aventures pâtissent de leurs budgets plus que restreints, les westerns, très différents les uns des autres montrent l’habileté de Dwan à travailler différentes facettes d’un même genre. Le meilleur western du lot restant <strong>Quatre étranges cavaliers</strong> où le cinéaste développe une de ses figures de prédilections, le plan séquence.</p>
<p>Mais le meilleur film du coffret reste le très surprenant film noir <strong>Deux rouquines dans la bagarre</strong> adapté de James M. Cain. Ce film aux couleurs éclatantes, assez loin des canons esthétiques du genre, vaut notamment pour sa galerie de personnages névrosés qui porte un récit toujours surprenant. A noter que le film est présenté dans une copie superbe et dans un format proche de celui de son format d’origine, le Superscope, format bâtard utilisé par la RKO.</p>
<p>Pour les autres films, l’éditeur a choisi différentes options (toujours expliquées par un carton au début du film) pour tenter de ne pas trahir les conditions dans lesquelles les films furent projetés en salles à l’époque. L’aspect technique est donc impeccable (même si on peut regretter l’absence des versions françaises d’époque) au diapason de l’aspect éditorial du coffret. Entre les enregistrements sonores d’interviews de Dwan par Peter Bogdanovich datant de la fin des années 60, les entretiens avec les comédiens Stuart Whitman, Harry Carey Jr, ou le scénariste Robert Blees, collaborateurs du cinéaste, des bandes annonces et surtout la présence des deux contributions de Dwan pour la télévision (deux épisodes de l’anthologie <strong>Screen Directors Playhouse</strong>), on a droit à une impressionnante liste de suppléments, qui, passant de l’analyse à l’anecdote, se révèlent tous très pertinents.</p>
<p>On peut maintenant rêver que Carlotta édite un jour dans les mêmes conditions la dernière œuvre d’Allan Dwan, <strong>Most Dangerous Man Alive</strong>, mythique film de science-fiction fauché, toujours produit par Benedict Bogeaus.</p>
<p><em>François-Xavier Taboni</em></p>
<br />Classé dans :<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-annees-50/'>Films années 50</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/dvd/'>[dvd :]</a> Tagged: <a href='http://cutlarevue.fr/tag/allan-dwan/'>Allan Dwan</a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/4320/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/4320/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/4320/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/4320/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/4320/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/4320/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/4320/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/4320/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/4320/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/4320/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4320&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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		<title>[dvd :] AELITA &#8211; Yakov Protazanov</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 08:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>CUT</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films années 20]]></category>
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		<description><![CDATA[D’une certaine manière, Aelita est bien ce que l’on pourrait croire, le premier film de science-fiction soviétique, une curiosité destinée aux cinéphiles blasés, aux sens émoussés par la débauche, auxquels Metropolis ne suffit plus – étant pour ainsi tombé dans le domaine public le jour où une Angelina Jolie presque adolescente bouda, avec le brio [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4316&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4317" class="wp-caption alignnone" style="width: 270px"><img class="size-full wp-image-4317" title="Aelita" src="http://cutleblog.files.wordpress.com/2010/02/aelita.jpg?w=260&#038;h=388" alt="" width="260" height="388" /><p class="wp-caption-text">« Les terriens doivent être anéantis ! Ils n’infecteront pas Mars avec leurs révoltes »</p></div>
<p>D’une certaine manière, <strong>Aelita</strong> est bien ce que l’on pourrait croire, le premier film de science-fiction soviétique, une curiosité destinée aux cinéphiles blasés, aux sens émoussés par la débauche, auxquels <strong>Metropolis</strong> ne suffit plus – étant pour ainsi tombé dans le domaine public le jour où une Angelina Jolie presque adolescente bouda, avec le brio qui a fait sa réputation, sous une affiche certes rare du film de Fritz Lang (<strong>Hackers</strong>, 1995 – j’invente peut-être).</p>
<p>J’avance toutefois qu’<strong>Aelita</strong> est bien davantage qu’une friandise pour élitistes repus. Le long métrage est l’adaptation d’un roman de Tolstoï, et s’ouvre sur un disclaimer courtois – les faiblesses du film ne seraient imputable qu’aux libertés prises vis-à-vis du texte. Tolstoï n’y est donc pour rien. De toute façon, <strong>Aelita</strong> est tout sauf maladroit. Au contraire, il frappe par son élégance et la complexité de sa trame narrative. Le lunaire et buster-keatonien ingénieur Los est aux prises avec les spectres de la jalousie dans le Moscou miséreux de 1921 et, pour soulager ses peines, il rêve d’une dystopie martienne dominée par la ravissante impératrice Aelita. Tandis qu’un faux camarade-vrai profiteur courtise son épouse bien-aimée au Centre d’évacuation, Los s’enfonce dans un univers rêvé. La trame narrative se scinde alors et se décline en une gamme d’irréels. Peu à peu la situation de départ, mise en mouvement par la réception d’un étrange message radiophonique dans lequel Los croit deviner la possibilité d’une présence sur Mars, se ramifie et, peu à peu, se déréalise. La peinture sans concession de l’Union soviétique quatre ans après la révolution, qui ne cache rien de la misère ni de la corruption et constitue un intérêt majeur du film, se creuse de lignes de fuite. L’une est l’évocation en flash-back des privilèges révolus, dans une société qui a perdu en élégance ce qu’elle a gagné en égalité. L’autre est Mars, sur laquelle règne Aelita, impératrice sans réel pouvoir, quoique charmante.</p>
<p>La trame narrative, qui se fragmente au risque de se décomposer, est en proie à une réelle force centrifuge, servie par une riche galerie de personnages dont aucun ne paraît au bout du compte secondaire. <strong>Aelita</strong>, qui est paradoxalement critique et célébration du bolchévisme, est hanté par la tentation de s’abstraire du monde, de le quitter : l’ingénieur Spiritov déserte Moscou car, de son propre aveu, il échoue à se faire à ce Nouveau Monde ; son collègue Los s’en évade en rêvant à Aelita et à son arrivée sur Mars. Los et Spiridonov, tentés par ces deux irréels que sont le passé et la fiction, sont joués par le même acteur, Nikolai Tsereteli. Cependant ce jeu de miroirs et de lignes de fuite se referme, se résorbe et tout rentre dans l’ordre. <strong>Aelita</strong> est un document précieux et une prouesse narrative. Que les décors martiens évoquent cubisme et constructivisme ajoute à sa beauté, surtout si on choisit de l’exprimer ainsi : <em>Oh ! Les jolis pharaons du futur aux coiffes en celluloïd !</em></p>
<p>En revanche, les bonus sont restés au Centre d’évacuation. Le ticket de rationnement n’inclut que des liens internet.</p>
<p><em>Jakuts</em></p>
<br />Classé dans :<a href='http://cutlarevue.fr/category/films-annees-20/'>Films années 20</a>, <a href='http://cutlarevue.fr/category/dvd/'>[dvd :]</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cutleblog.wordpress.com/4316/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cutleblog.wordpress.com/4316/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cutleblog.wordpress.com/4316/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cutleblog.wordpress.com/4316/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cutleblog.wordpress.com/4316/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cutleblog.wordpress.com/4316/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cutleblog.wordpress.com/4316/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cutleblog.wordpress.com/4316/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cutleblog.wordpress.com/4316/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cutleblog.wordpress.com/4316/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cutlarevue.fr&blog=1003971&post=4316&subd=cutleblog&ref=&feed=1" />]]></content:encoded>
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