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Les dilettantes (épisode 24/28)

4 nov

/// Pendant un peu plus d’un an, Guérine Regnaut et Romain Sublon se sont prêtés au jeu de la correspondance cinéphile. Un film, un échange. L’un propose, l’autre répond… é basta!  ///

CROSS OVER

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Les dilettantes (épisode 21/28)

7 oct

/// Pendant un peu plus d’un an, Guérine Regnaut et Romain Sublon se sont prêtés au jeu de la correspondance cinéphile. Un film, un échange. L’un propose, l’autre répond… é basta!  ///

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[dvd:] EDWARD II – Derek Jarman

13 sept

Ed. Carlotta

En 1991, date de tournage d’Edward II, Derek Jarman est une personnalité incontournable du cinéma britannique. Engagé auprès de la communauté gay, c’est un habitué des films militants. L’une de ses marques de fabrique : il n’hésite pas à faire des ponts dans l’Histoire pour illustrer ses idées. Ainsi, en 1978, il livre Jubilee, un hymne pop et punk doublé d’une critique sociale acerbe, qui mêle la reine Elisabeth Ire a un voyage dans le temps.

En 1986, on lui doit une interprétation toute personnelle de la vie du peintre italien Le Caravage dans Caravaggio. En 1991, il transpose la pièce du dramaturge élisabéthain Christopher Marlowe (1564-1593), Edward II, à l’ère contemporaine. Marlowe, né la même année que Shakespeare, avait pris pour thème la disgrâce du roi Edouard II en 1327, trahi par la reine Isabelle et la noblesse pour avoir voulu promouvoir son amant, Gaveston, à la cour. Une intrigue médiévale, utilisée en écho par Jarman pour dénoncer les lois homophobes de l’Angleterre des années 1990, ainsi que les persécutions policières dont furent l’objet tous ceux qui étaient jugés socialement déviants sous le gouvernement Thatcher.

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Les dilettantes (épisode 14/28)

5 août

/// Pendant un peu plus d’un an, Guérine Regnaut et Romain Sublon se sont prêtés au jeu de la correspondance cinéphile. Un film, un échange. L’un propose, l’autre répond… é basta!  ///

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Ces films dont on ne vous parle pas (épisode 54)

18 juil

// MES DOUBLES, MA FEMME ET MOI – Harold Ramis //

Il faudra un jour s'interroger sur la mode du pyjama dans les années 90's.

Les prémices de la renommée d’Harold Ramis remontent aux années 80. Il évolue alors comme comédien aux côtés de ses anciens compères du Saturday Night Live, et s’essaye à l’écriture et à la mise en scène. En 1993, les portes de l’Histoire s’ouvrent devant lui.

C’est le bénéfice de Phil Connors et de la marmotte, du 2 février et de Punxsutawney. Un jour sans fin devient le nouveau grand modèle de la comédie américaine, un classique instantané, le premier film depuis des décennies à pouvoir regarder l’œuvre de Frank Capra au fond des yeux. Ramis tente alors de récidiver. Après les sursauts du temps, la redite calendaire, il opte pour le dédoublement à l’infini.

Michael Keaton, chef de chantier surmené, se crée un clone supposé prendre le relais et lui permettre de golfer en paix. Le résultat étant insuffisant, il clone le clone. La déclinaison sera malheureuse, chaque ersatz devenant plus taré que le précédent. L’auteur greffe là-dessus un postulat de vaudeville, et s’amuse de la schizophrénie ambiante. L’intérêt du film réside notamment dans le rapport de chaque clone à la femme idéale, jouée par Andie McDowell.

Multiplicity (titre original) et Un jour sans fin partagent un modus operanti semblable. Dans ces œuvres jumelles, il s’agit de perfectionner un quotidien, de faire et refaire encore, pour séduire cette même femme, pour parvenir à une situation de vie optimale. Ramis prône (involontairement ?) le stakhanovisme du quotidien, et une quête de perfection qui serait presque spirituelle.

Keaton ne souffre pas un instant de la comparaison avec Bill Murray. Devenu rare sur les écrans, il est, dans les années 90, un comédien parfaitement ambivalent, susceptible de jouer des rôles physiques, des figures inquiétantes ou de verser dans la franche comédie. On ne le définira pas comme étant subtil, mais simplement brillant et efficace.

La remarque s’applique également à Harold Ramis, qui perpétue habilement  sa gloire passagère dans cette histoire de doubles. La suite de sa carrière connaitra le même destin que les tentatives de clonage de Keaton : une lente déliquescence, un retour progressif à l’anonymat du faiseur.

Greg Lauert

A savoir : Si Ramis a pour habitude de faire des apparitions dans de petits rôles dans ses films, il n’apparait toutefois pas dans Multiplicity.

MES DOUBLES, MA FEMME ET MOI de Harold Ramis // 1996 // 117 minutes // 2.35 : 1 // Avec Michael Keaton, Andie McDowell, Zack Duhame, Harris Yulin, Julie Bowen

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