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Le 22 février, dans les salles…

23 fév

/// Désormais nous tenterons, tant bien que mal et si Whitney Houston nous le permet, de présenter une sélection de quelques films de la semaine à l’aide de photos-légendes pertinentes, malicieuses et dispensables. Voilà une rubrique qui fait l’éloge de l’inutile. ///

CHEVAL DE GUERRE – Steven Spielberg

Spielberg et Milou

DEVIL INSIDE – William Brent Bell

Gisèle ne supporte plus que Jean-Luc Mélenchon lui dise bonjour le matin.

ALFRED NOBBS – Rodrigo Garcia

Marion Cotillard encore impressionnante dans le biopic consacré à John Steed.

CHRONICLE – Josh Trank

En se retirant de la course à la Présidentielle, Frédéric Nihous a déçu toute une génération.

BULLHEAD – Michael R. Roskam

Amanda Lear dans son premier grand rôle au cinéma.

[cinéphilie :] Jacques Maillot

22 fév
Au premier plan, un verre flou.

Jacques Maillot était à Strasbourg pour présenter son nouveau long métrage, La mer à boire (sortie le 22 février 2012). Georges (Daniel Auteuil), construit des bateaux de luxe depuis 30 ans, sa marque est une référence. Mais la conjoncture économique, les nouvelles dispositions bancaires mettent son entreprise en danger. Georges croit que quand on veut, on peut ; il est décidé à se battre.

La mer à boire explore plusieurs terrains, le film social bien sûr (côté patron pour une fois), mais aussi une échappée déstabilisante en cours de route et enfin, une fin abrupte. Les seconds rôles y sont parfaitement employés (tels Marc Chapiteau –en photo à côté de Daniel Auteuil– ou Carole Franck, des habitués du cinéma de Jacques Maillot) ou détestablement sacrifiés (Yann Trégouët). Qu’en penser ? Nous verrons.

En attendant, Jacques Maillot s’est prêté au jeu de la Cinéphilie, il réagit aux films suivants.

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[cinéphilie :] Sylvie Testud

16 fév

Sylvie Testud était à Strasbourg pour présenter son premier long métrage en tant que réalisatrice, La vie d’une autre (sortie le 15 février 2012). Au début du film on découvre Marie (Juliette Binoche), jeune femme en train de tomber amoureuse de Paul (Mathieu Kassovitz). Au lendemain de leur première nuit ensemble, Marie se réveille 15 ans plus tard en ayant tout oublié de l’entre-temps.

Sylvie Testud, ça fait indéniablement partie de son charme, à de l’énergie à revendre. Mais parfois, revers de la médaille, cette énergie amène un côté foutraque pas toujours bienvenu. Là c’est surtout Juliette Binoche qui fait passer le côté pile électrique et malheureusement ça ne lui réussit pas : elle est bien plus souvent crispante que charmante –et par rebond ça ne réussit pas non plus film, forcément. Pourtant l’idée de base est jolie, et dans son déroulement, il y a malgré tout des choses réussies. Mais pas suffisamment pour convertir les allergiques aux comédies romantiques –une orientation qui prend beaucoup de place dans La vie d’une autre.

Sylvie Testud s’est prêtée au jeu de la Cinéphilie, elle réagit aux films suivants.

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[à l’affiche :] Le marin masqué

14 fév

Joe et Averell, Laurel et Hardy, Quick et Flupke...

Sophie Letourneur, cinéaste à suivre. Quand on écrit cela, on écrit tout. On n’écrit rien ? On n’écrit rien. C’est une cinéaste à suivre, qu’on l’aime ou qu’on la conchie ; oui, voilà, la plus grande qualité de Sophie Letourneur est de ne pas laisser indifférent. A l’heure du tout tiédasse, ce n’est pas rien (on y revient).

Le Marin Masqué ne sort que maintenant ; il a pourtant été tourné avant – ou plus exactement pendant – La vie au Ranch (son premier et seul long métrage à ce jour, une pépite !). « J’ai terminé le montage de La vie au ranch en décembre 2008, le financement de ce film était difficile, l’attente fût longue entre chaque étape afin de trouver l’argent pour le terminer (…) Le long métrage n’est pas une fin en soi, explique-t-elle. Ce qui m’importe c’est la spontanéité de mes désirs de cinéma quel qu’en soit le cadre. C’est dans cet esprit que j’ai écrit Le marin masqué. » Le cinéma ou la beauté du geste.

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[à l’affiche :] GO GO TALES

11 fév

La farandole des furets.

Imaginez Abel Ferrara en Père Noël, cœur en or, vice dans la peau. Imaginez le dit Père Noël rater sa soirée calendaire d’un bon mois ou deux (pour cause de coma éthylique, par exemple). Pour se faire pardonner, il serait capable de tout, même de vous prendre sur ses genoux en plein mois de février et de raconter une petite histoire à l’enfant pervers polymorphe qui – inutile de le nier – sommeille en vous. Go Go Tales serait ce conte.

Willem Dafoe, alias Ray, règne nonchalamment sur le Paradise de Manhattan : un strip club, un titty bar, soit un bar à nénés (ces derniers étant interprétés par Asia et Argento, a prétendu une mauvaise langue qui vendrait père et mère pour un bon mot…). Mais l’âge d’or est passé, les affaires sont poussives, la propriétaire des lieux (la méchante sorcière ?) menace de vendre. Ray, en vrai flambeur, investit le solde dans des tickets de Loto. Et gagne.

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Le 8 février, dans les salles…

8 fév

/// Désormais nous tenterons, tant bien que mal et si Bézu nous le permet, de présenter une sélection de quelques films de la semaine à l’aide de photos-légendes pertinentes, malicieuses et dispensables. Voilà une rubrique qui fait l’éloge de l’inutile. ///

ZARAFA – Rémi Bezançon

Maki, hilare, constate que Zarafa sort d'un casting chez HPG.

GO GO TALES – Abel Ferrara

Danny de Vito et Gaël Garcia Bernal réunis pour la première fois au cinéma.

JC COMME JESUS-CHRIST – Jonathan Zaccaï

La France tient enfin son Ken Park.

RECHERCHE BAD BOYS DESESPEREMENT – Julie Anne Robinson

Les Etats-Unis tiennent enfin leur HPG.

LA TAUPE – Tomas Alfredson

On parle des origines d'Eva Joly, mais François-le-Français-Bayrou cache bien son jeu.

[radio :] Cut -122

31 jan

Et voici les films de janvier 2012 ! Enfin, quelques-uns… Dans cette émission, vous trouverez : pas mal de désaccords ; une tendance à glisser du cinéma à la musique ; bien moins de blagues graveleuses que prévu (mais quelques-unes quand même). Dans cette émission aussi, vous apprendrez avant tout le monde quel comédien va gagner les prochains Oscars. Entre autres choses capitales.

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[cinéphilie :] Yves Caumon

27 jan

Yves Caumon était à Strasbourg pour présenter son nouveau long métrage, L’oiseau (sortie le 25 janvier 2012).

Anne (Sandrine Kiberlain) vit seule dans un appartement sombre, elle part travailler chaque matin tôt dans une cantine, elle ne mange jamais avec ses collègues, elle repousse calmement les avances du cuisinier (Clément Sibony). Et la nuit, Anne a du mal à dormir car quelque chose bouge dans la cloison près de son lit…

Collant au corps de son actrice, dessinant joliment les ambiances, le malaise, les latences, Yves Caumon use aussi du romanesque –Anne a une raison dramatique pour s’être ainsi retranchée du monde ; le joli cuisinier ne lâche pas le morceau ; Anne a un ex-mari (Bruno Todeschini)…

Mais ce romanesque n’est-il pas un peu convenu ? Finalement, n’aurait-il pas été plus intéressant de garder un récit complètement minimal ? Et/ou de tirer vers le cinéma de genre ? Oui, bon, c’eut été un autre film, restons donc sur celui-ci et passons au jeu de la cinéphilie auquel Yves Caumon s’est prêté, prolixe et entier.

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[cinéphilie :] Patricia Mazuy

26 jan

Patricia Mazuy était à Strasbourg pour présenter son nouveau film, Sport de filles (sortie le 25 janvier 2012), où une cavalière ironiquement prénommée Gracieuse (Marina Hands qui avance au pas de charge, les bras ballants, et engueule tout ce qui bouge) veut qu’on lui laisse un bon cheval.

Son ancienne patronne ayant vendu la jument qui selon elle lui revenait de droit, Gracieuse trouve à s’employer dans le haras de dressage voisin de la ferme de son père. Là, poursuivie par son obsession, elle se focalise sur un grand cheval qu’une dame fortunée vient de rendre « complètement foutu » : cette femme n’est là que pour mettre le grappin sur Franz Mann (Bruno Ganz), un maître de la discipline que tient sous sa coupe la propriétaire du haras (Josiane Balasko).

Circulation de l’argent, du pouvoir, passions et crises d’ego : Patricia Mazuy l’assure, à partir de là tout peut se raconter. Elle a par ailleurs fait le choix de traiter les personnages et les situations comme dans un cartoon, comme dans un film de braqueurs. Dernier, et non des moindres, parti pris : la musique explosive qui signale les humeurs de Gracieuse… Il y a du (drôlement) réussi et du (tapageusement) raté dans ces propositions ; le film se laisse de toute façon voir, ne serait-ce que pour son côté envers du décors –c’est toujours passionnant d’aller farfouiller dans les coulisses !

Patricia Mazuy se prête au jeu de la cinéphilie et réagit aux propositions suivantes –le premier film, on le reprécise, n’étant pas choisi juste pour son titre…

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[cinéphilie :] Chantal Akerman

24 jan

Chantal Akerman était à Strasbourg pour présenter son nouveau film, La folie Almayer (sortie le 25 janvier 2012), adaptation libre du roman éponyme de Joseph Conrad (une chronique future dans la série cinép[h]age ?)

Dans un décors de forêt vierge, en un temps encore officiellement colonial, un homme nommé Almayer (Stanislas Merhar) rêve de faire fortune afin de rentrer en Europe offrir à sa fille métisse, Nina (Aurora Marion), une existence de princesse. Chantal Akerman commence magistralement son film par la fin, alors que la folie a fait son œuvre et que le phénix Nina est prêt à renaître des cendres du désastre. C’est très frontal, très beau. Dès ce moment-là et sans flancher par la suite, c’est magnifiquement travaillé tant au niveau de l’image que du son ; peut-être que sur la longueur, la durée se fait un peu trop sentir, mais pour qui a envie d’expérience cinématographique (de cinéma expérimental, presque), c’est un moindre mal.

Chantal Akerman (encore un peu frigorifiée par le temps humide autant que par la fatigue, elle s’en excuse) se prête au jeu de la cinéphilie et réagit aux titres de films suivants choisis en rapport ou en opposition au sien.

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