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[dvd :] ANGELE ET TONY – Alix Delaporte

4 juin

Ed. Pyramide

Une femme sortie de prison trouve un emploi auprès d’un pêcheur en bout de course qui lui propose de la loger. Elle se sert de cette fragile stabilité pour tenter de renouer avec son fils, qu’elle n’a pas revu depuis deux ans et qui refuse de lui parler. On aurait pu imaginer un traitement hollywoodien de cette histoire, avec Ashton Kutcher dans le rôle du pêcheur et Jennifer Garner. Ils n’ont rien à faire ensemble, tout les oppose et pourtant finissent par s’apprivoiser. Youpi !
Mais Alix Delaporte n’a pas encore commencé de carrière américaine et préfère livrer une comédie dramatique sensible et touchante sur fond de crise économique. Elle a fait confiance à son actrice fétiche, Clotilde Hesme, déjà présente depuis l’époque des courts métrages de la réalisatrice. Grégory Gadebois (Les Ames grises d’Yves Angelo (2005), Pars vite et revient tard de Régis Wargnier (2007)) campe à la perfection un homme solitaire, taciturne, désabusé, mais qui tente quand même d’y croire, parce que tant qu’il y a de la vie… (Lire la suite…)

[dvd :] LE VILLAGE DES OMBRES – Fouad Benhammou

22 avr

Ed. Distrib Films

Un groupe de potes veut passer le week-end dans un village appelé Ruiflec, mais arrivé là-bas (en pleine nuit sous une pluie battante), certains disparaissent mystérieusement et les autres vont essayer de les retrouver dans ce village (abandonné, soit dit en passant) cachant une macabre histoire.

Le Village des ombres est une épreuve douloureuse. Pas du tout comme Martyrs pouvait l’être à un autre niveau, ici il s’agit d’une lutte incessante contre le démon de l’inconscient, le grand manitou du sommeil.

Fouad Benhammou est très franc quand il aborde ses influences : ayant toujours affectionné le cinéma fantastique espagnol, avec ce premier long-métrage le réalisateur a voulu en quelque sorte offrir un hommage. Techniquement parlant, nous sommes encore très loin du compte, et l’histoire proposée dans ce village imaginaire dont le choix du nom relève du mystère n’est guère captivante. Avec Le Village des ombres, nous abordons L’Orphelinat du pauvre, L’Echine du Diable des poubelles, Les Autres version couillon, ce qui rappel à quel point le Saint Ange de Pascal Laugier était une tentative grandement sous-estimée. Bien que la réalisation ne soit pas honteuse, elle reste désincarnée et complaisante, presque digne d’un téléfilm qui serait tourné en scope. L’ennui se fait ressentir cruellement de bout en bout, le film devient presque une punition.

Les acteurs, loin d’être mauvais (à part Barbara Goenaga qui prête un peu à sourire), mais handicapés par des dialogues ringards, tentent de donner le meilleur et le plus simple d’eux-mêmes sans parvenir à un résultat réellement convaincant et tirer le spectateur d’un sommeil profond.

Contrairement à ce qui peut être pensé, il est toujours douloureux d’enfoncer un film de genre français et peut-être qu’on en attend parfois trop de la part de jeunes premiers. Mais le résultat n’offre aucune autre option : Le Village des ombres est à ranger dans votre dvdthèque « pourquoi j’ai ça chez moi ? » aux côtés des tentatives les plus médiocres du cinéma de genre français, à placer juste entre Brocéliande et Dante 01.

Le DVD édité par Distrib Films n’est pas trop mal fourni côté bonus : un commentaire audio du réalisateur et du scénariste et le making of de 24 minutes viennent donner la raison de vivre de cette galette car Fouad Benhammou aborde ici les différentes difficultés techniques qu’il a pu rencontrer et parle avec sincérité de ses influences.

Rock Brenner

[dvd :] ONCLE BOONMEE, CELUI QUI SE SOUVIENT… – Apichatpong Weerasethakul

27 fév

Ed. Pyramide Vidéo

« C’était lent et en plus j’ai rien compris ! », pouvait-on entendre à la fin d’un visionnage d’Oncle Boonmee. Ou encore : « J’ai pas tout compris, mais c’était beau ». Paroles intrigantes ; peut-on apprécier des images sans en comprendre le sens ? Sûrement. L’apprécier à sa juste valeur ? Discutable. Une chose est certaine, les émotions ressenties durant un film comme Oncle Boonmee grignotent notre réflexion sur notre rapport avec le cinéma en raison de certains partis pris de réalisation qui se démarquent des productions « traditionnelles ». Evidemment, le réalisateur Apichatpong Weerasethakul n’est pas le premier à effectuer cela, et, comme souvent avec ces partis pris, l’œuvre en question peut être autant soporifique qu’étonnante.

Inutiles de résumer le film, le titre (Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures) en dit déjà beaucoup, il est l’adaptation plus ou moins libre du livre A Man who can recall his past lives qui raconte l’histoire vraie de cet homme, Boonmee, qui révélait que lorsqu’il entrait en méditation, il pouvait faire revenir ses existences passées. Comme le Boonmee du film, dans ses vies antérieures, il était peut-être un homme, une femme, un animal ou un esprit. Sujet que Weerasethakul avait déjà légèrement abordé au cours d’une séquence de son film Tropical Malady réalisé en 2004.

En faisant ce film, le réalisateur thaïlandais a voulu rendre hommage à l’endroit où il a grandit, près d’une jungle qu’il considérait comme une maison à part entière. D’ailleurs, dans Oncle Boonmee, cette jungle y est montrée avec une affection apparente, on y ressent la quête d’une sensation qui est impossible au réalisateur de retrouver aujourd’hui, la jungle étant devenue un terrain hostile bien plus proche de celle montrée dans l’hypnotisante seconde partie de Tropical Malady que de celle de son dernier film. Weerasethakul aborde les vieilles légendes qui ont bercées son enfance, comme celle des esprits rôdant dans la jungle qui sont ici représentés par de grands singes aux yeux rouges. C’est entre autres avec cette représentation que le film devient étonnant : l’idée du grand singe peut faire sourire, mais sa première apparition suscite une émotion difficile à saisir, le spectateur ressentant un effet de surprise mêlé avec une forme d’inquiétude qui, cependant, n’a rien à voir avec celle ressentie face à un quelconque film fantastique ou d’horreur. Comme si à travers cette image, le réalisateur voulait non seulement nous surprendre, mais aussi nous faire comprendre qu’il n’y a rien à craindre. Et cette volonté est exprimée durant la quasi-totalité du long-métrage.

La sincérité et la simplicité du réalisateur, voulant essentiellement faire appel aux sens du spectateur, et les qualités indéniables de la photographie rend l’expérience séduisante. Le rythme très lent du film a tendance à le rendre parfois difficile à suivre, et arrivé au terme de ce voyage il serait inconcevable et bête de se dire « ouais, j’ai tout compris », voire même de chercher à tout comprendre, parce que sa substantifique moelle est tellement personnelle qu’une quelconque conclusion nous éloignerait encore plus de la vérité. Il est difficile de décortiquer ce que l’on ressent face à un film comme Oncle Boonmee qui est construit comme un « rêve étrange et beau » (dixit Tim Burton) obsédé par le thème de la mémoire.

Edité par Pyramide Vidéo, le dvd d’Oncle Boonmee offre le minimum (qui est largement suffisant ici) en proposant sept scènes coupées, deux bandes annonces, mais aussi un entretien de 16 minutes avec Apichatpong Weerasethakul qui aborde la genèse du film, mais aussi les différentes interrogations que suscite son œuvre. L’autre bonus intéressant est celui du court-métrage Lettre à Oncle Boonmee, prélude au long d’une durée de 18 minutes dans lequel le réalisateur s’adresse à oncle Boonmee pour lui parler de son désir de réaliser un film sur sa vie.

Rock Brenner

[radio :] CUT -106

8 jan

Cette semaine, après un congé bien mérité, nous voici comme promis de retour, engraissés et plus rondouillards encore… Cette semaine, nous faisons le point non pas sur deux, mais sur TROIS semaines de sorties cinématographiques. Cette semaine, comme d’habitude, nous sommes longs sur les premiers films et puis hop-hop-hop, à la fin il faut expédier les derniers à toute allure ! Cette semaine, la guerre des pitchs fait rage -comme d’hab’ là encore… Bref, cette semaine nous revenons inchangés mais toujours aussi contents de découvrir de beaux films et de pouvoir en discuter ! (PS : Parmi les beaux films, il y a Mystères de Lisbonne dont, au cours de l’émission nous évoquons le prochain passage télé en épisodes : ce sera sur Arte dans moins d’un mois, avis aux amateurs).

Le quattro volte (Michelangelo Frammartino), Mystères de Lisbonne (Raoul Ruiz), Même la pluie (Iciar Bollain), Somewhere (Sofia Coppola), Another year (Mike Leigh), Nos résistances (Romain Cogitore), Les émotifs anonymes (Jean-Pierre Améris), Nous sommes la nuit (Denis Gansel), Love, et autres drogues (Edward Zwick), Sound of noise (Ola Simonsson et Johannes Stjarne Nilsson).

Avec Jenny, FX, Stéphane, Romain.

Tops & flops 2010 (2/2)

2 jan

Voici la deuxième partie des Tops & Flops 2010, par les membres de la rédaction de CUT (la consigne : 5 tops et 3 flops maximum).

La première tentative de greffe des masses graisseuses est un franc succès.

(Lire la suite…)

Tops & flops 2010 (1/2)

1 jan

Voici la première partie des Tops & Flops 2010, par les membres de la rédaction de CUT (la consigne : 5 tops et 3 flops maximum). La deuxième partie sera mise en ligne le dimanche 2 janvier.

Toupie or not toupie.

(Lire la suite…)

Le 29 décembre, dans les salles…

28 déc

/// Désormais nous tenterons, tant bien que mal et si Guillaume Pepy nous le permet, de présenter une sélection de quelques films de la semaine à l’aide de photos-légendes pertinentes, malicieuses et dispensables. Voilà une rubrique qui fait l’éloge de l’inutile. ///

LOVE, ET AUTRES DROGUES – Edward Zwick

Mange, prie, aime... Rote.

NOUS SOMMES LA NUIT – Dennis Gansel

Bella a enfin couché.

RENDEZ-VOUS L’ETE PROCHAIN – Philip Seymour Hoffman

Willy est enfin sauvé.

BAS-FONDS – Isild Le Besco

Les Plasticines, Bucarest Glam Tour 2010.

LE QUATTRO VOLTE – Michelangelo Frammartino

Monica Lewinsky émeut dans nos campagnes.

Le 22 décembre, dans les salles…

21 déc

/// Désormais nous tenterons, tant bien que mal et si Silvio Berlusconi nous le permet, de présenter une sélection de quelques films de la semaine à l’aide de photos-légendes pertinentes, malicieuses et dispensables. Voilà une rubrique qui fait l’éloge de l’inutile. ///

BURLESQUE – Steven Antin

Les frères Bogdanoff se font servir par Dupont et Dupont.

ANOTHER YEAR – Mike Leigh

www.mangerbouger.fr

QUE JUSTICE SOIT FAITE – F. Gary Gray

Jamie Foxxxxx n'avait jamais vu pareil tour de mâchoire depuis Schwarzie.

MON BEAU-PERE ET NOUS – Paul Weitz

Quand Travis Bickle rentre du boulot, il aime retrouver sa petite femme chérie.

LES EMOTIFS ANONYMES – Jean-Pierre Améris

Monica est en bas, elle fait du chocolat.

[radio :] CUT -105

18 déc

Cette semaine nous enregistrons tard, nous essayons de ne pas trop dire de bêtises. Cette semaine comme souvent nous ne sommes pas d’accord sur tout. Cette semaine nous nous préparons à faire une petite pause, d’ailleurs précisons que : CUT la radio s’engraisse pendant les fêtes et reviendra plus rondouillarde encore le samedi 8 janvier ! Vous voilà prévenus.

We are four Lions (Chris Morris), Armadillo (Janus Metz), Le monde de Narnia : L’odyssée du passeur d’aurore (Michael Apted), Les trois prochains jours (Paul Haggis), Faites le mur (Banksy), Holiday (Guillaume Nicloux), Megamind (Tom McGrath), Une vie de chat (Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli), Nowhere boy (Sam Taylor-Wood), Bébé mode d’emploi (Greg Berlanti), Skyline (Colin et Greg Strause), The tourist (Florian Henkel von Donnersmarck).

Avec Jenny, Greg, Sylvain, David.

Le 15 décembre, dans les salles…

14 déc

/// Désormais nous tenterons, tant bien que mal et si la Neige nous le permet, de présenter une sélection de quelques films de la semaine à l’aide de photos-légendes pertinentes, malicieuses et dispensables. Voilà une rubrique qui fait l’éloge de l’inutile. ///

THE TOURIST – Florian Henckel von Donnersmarck

Le remake de Titanic est un peu cheap.

SOUS TOI, LA VILLE – Christoph Hochhäusler

Godzilla, téléphone maison.

FAITES LE MUR – Bansky

Dominique Strauss-Kahn est prêt pour 2012.

MEGAMIND – Tom McGrath

Un sang-bleu en col noir.

UN BALCON SUR LA MER – Nicole Garcia

Monica Lewinsky n'est pas venue. Jean Dujardin a besoin d'un petit mouchoir.

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