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[dvd :] TEXAS – Tonino Valerii

15 mai
Ed. Artus

Ed. Artus

Radicalement différent des deux autres westerns Artus du moment (Un train pour Durango et Joe l’implacable), Texas se serait appelé Le prix du pouvoir si le distributeur français avait choisi de traduire fidèlement son titre original. C’est un film au ton très dramatique, aux sous-intrigues parfois complexes et au moment de sa sortie en France, le distributeur s’est surtout occupé à gommer ses aspects les plus politisés.

A la fin de la guerre de sécession, le président Garfield se rend en visite officielle à Dallas. Après avoir échappé à un premier attentat grâce à Bill Willer, un ancien soldat nordiste condamné à la prison pour trahison, il est finalement abattu en pleine rue, alors que son cortège traverse la ville. Jack Donovan, un noir, compagnon d’arme et ami de Willer, est désigné comme coupable et arrêté…

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[dvd :] GIMME THE LOOT – Adam Leon

14 mai
Ed. Diaphana

Ed. Diaphana

"Je ne parle plus aux gens qui n’aiment pas ce film" me disait une amie m’enjoignant de voir Les bêtes du sud sauvage, ce que je fis séance tenante et toutes affaires cessantes. Malheureusement, le film ne me plut pas. Mais heureusement, nous sommes des personnes civilisées et, Dieu me tripote, merci mon Dieu, nous nous parlons toujours. Evidemment, je sais ce que vous vous dites : ce serait bien le diable et le comble de l’idiotie si nous avions cesser de nous voir simplement à cause d’un film. J’en conviens. Et pourtant…

Quelques semaines plus tard, le 2 janvier 2013 pour être précis, Gimme the Loot[1] est sorti en salle. Je l’ai vu et je l’ai vraiment aimé. J’en ai donc parlé à un autre ami. Celui-ci ne l’avait guère goûté et ne se fit pas prier pour me dire tout le mal qu’il en pensait. Depuis, nous ne nous voyons plus, nous ne nous parlons plus, et quand je le croise en rêve, je change de trottoir. Bien sûr, objecterez vous avec la sagacité qui vous caractérise, le film n’est pas l’unique raison de notre bisbille, pas même la principale. Là encore, je ne saurai vous contredire ; mais tout de même, une opposition si franche et nette ne peut-être tout à fait anodine.

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[dvd :] JOE L’IMPLACABLE – Antonio Margheriti

13 mai
Ed. Artus

Ed. Artus

Afin d’enrayer le nombre grandissant d’attaques de convois d’or, le sénateur charge le super agent spécial Joe Ford, surnommé le dynamiteur, de l’affaire…

Joe l’implacable est à nouveau un western très orienté vers la comédie et un peu particulier, mais pas du tout pour les mêmes raisons qu’Un train pour Durango dont nous parlions il y a deux jours. Antonio Margheriti, autre metteur en scène à tout faire à qui l’on doit notamment de jolies réussites dans le domaine de l’horreur gotique (Danse macabre, La vierge de Nuremberg) aborde ici le western – pour la première fois – avec une telle décontraction que le film en a presque peu à voir avec le genre. Le cinéaste reprend à peu de chose près, et en la transposant dans l’ouest sauvage, la recette déjà utilisée dans les sous-James Bond qu’il vient de tourner (Opération Goldman, A 077 défie les tueurs) : un rythme soutenu, des péripéties plus ou moins délirantes, des gadgets, des maquettes, des explosions, de la bonne humeur et un héros agent secret insipide. Ici, c’est le grand dadais Rick van Nutter (qui jouait Felix Leiter dans Opération tonnerre de Terence Young) qui s’y colle.

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[dvd:] LA GRANDE CUISINE – Ted Kotcheff

12 mai
Ed. Carlotta

Ed. Carlotta

Dans une comédie policière, si on vous demande un service, surtout ne répondez jamais « Plutôt mourir ! », parce que c’est généralement ce qui vous arrive. Ted Kotcheff l’a bien compris et applique la règle aux personnages de cette farce sur le monde de la grande cuisine.

Ted Kotcheff est tout sauf un inconnu, mais en 1978, il n’a pas encore tourné Rambo avec Sylvester Stallone (1982) ni Retour vers l’enfer avec Gene Hackman (1983), pas plus que The Shooter avec Dolph Lundgren (1995). Autant dire que les films d’action lui collent depuis à la peau. Ses dernières années, il se consacre surtout à la production : la série New-York unité spéciale, dont il a même signé quelques épisodes.

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[dvd :] HPG, par où t’es rentré ?

10 mai
Ed. Capricci

Ed. Capricci

« Baisse la bite, baisse la bite ! Ouvre la bouche, ouvre la bouche ! » Chattes halls de gare et bites TGV : passion torride d’étalage et de poissons morts, Èves aux simulations poisseuses contorsionnées par le désir brûlant d’un réparateur de câble, accompagnés de bruitages et de trucages digne d’un spectacle de fin d’année de maternelle bâclé, le tout illuminé par des dialogues et des scénarios à la sensualité d’un plein à la station service. Action et crépitements des flashs, paillettes et faux sperme, Truffaut et Godard peuvent aller se rhabiller HPG et son slip sont dans la place.

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[dvd :] UN TRAIN POUR DURANGO – Mario Caiano

9 mai
Ed. Artus Films

Ed. Artus Films

En pleine révolution mexicaine, Gringo et Lucas, deux aventuriers en quête d’une fortune qui ne leur sourit évidemment jamais, s’embarquent dans le train pour Durango, première étape pour regagner les Etats-Unis. Mais le train est attaqué par des bandits qui massacrent les passagers et dérobent un coffre rempli d’or, dont les clés se retrouvent inopinément entre les mains de nos héros…

Etonnement pour un western spaghetti de 1968, avec Un train pour Durango on a autant affaire à une comédie qu’à un western. Pour l’amateur coutumier des territoires colonisés par les pistoleros de Cinecitta, 1968, c’est deux ans avant la pantalonnade On l’appelle Trinita qui réorientera tout le genre vers la grosse farce et la décadence. C’est l’année du Grand silence de Sergio Corbucci, soit le point d’apothéose de la tendance noire et masochiste du genre. En cette année-là, l’un des rares à mettre un peu de fantaisie dans un monde de ténèbres, c’est Enzo G. Castellari avec des films comme Aujourd’hui ma peau, demain la tienne. Le ton d’Un train pour Durango constitue donc une surprise aussi incongrue que réjouissante. Lire la suite 

[blu-ray :] LES INCONNUS DANS LA VILLE – Richard Fleischer

25 avr
Ed. Carlotta

Ed. Carlotta

Dans une analyse audio proposée en complément, Nicolas Saada définit ce Violent Saturday (titre original) comme un mélodrame policier, comme un possible trait d’union entre Samuel Fuller et Vincente Minelli. La caractérisation apparaît très juste.

Le film de Richard Fleischer est un film de braquage dans lequel la part accordée aux braqueurs s’avère très réduite, tient à quelques détails et à l’action. Le cœur du récit se trouve ailleurs, dans la peinture d’une communauté américaine, d’une ville des années 50, avec son nabab cocu, son père de famille en quête de reconnaissance, son bourgeois frustré, sa brune incendiaire et ses fermiers rigoristes. Comme une sorte d’antithèse de l’Ultime Razzia, de négation d’Asphalt Jungle

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[blu-ray :] L’ETRANGLEUR DE BOSTON – Richard Fleischer

23 avr
Ed. Carlotta

Ed. Carlotta

Dans l’un des deux suppléments consacrés au film, William Friedkin raconte qu’il a un moment milité pour réaliser lui-même ce thriller inspiré d’une histoire vraie, mais que la Fox lui a préféré un « pro », en l’occurrence Richard Fleischer.

Il est vrai qu’on peut accoler cette étiquette au réalisateur, qui, arrivé 13 ans plus tôt pour Les Inconnus dans la ville, a réalisé dix films sur treize pour le studio de Darryl F. Zanuck, sans compter un court métrage promotionnel pour vanter les productions maison. Son Etrangleur de Boston s’intercale d’ailleurs entre le familial Extravagant docteur Dolittle et Che, biographie historique très contestée du lider maximo avec Omar Sharif et Jack Palance. Cette position de quasi-salarié n’en fait pourtant pas un yes man. Formé, comme son contemporain Robert Wise, à l’économie de la série B à la RKO, Fleischer a très vite montré sa volonté de recherche esthétique et narrative au sein de genres calibrés.

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