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[cinéphilie :] HPG

5 fév

HPG prend son goûter.

HPG, Hervé Pierre Gustave pour ne pas le nommer, est à l’honneur dans le film de Raphaël Siboni ; Il n’y pas de rapports sexuels. Nous en avons déjà parlé dans un précédent article ; à lire ici.

Pour poursuivre le plaisir, voici la cinéphilie à laquelle HPG s’est soumis avec gourmandise. Il raconte ses souvenirs et impressions des films suivants. Et termine en roue libre, toujours sympathique.

EXHIBITION (Jean-François Davy)

Je connais pas mal de films, mais je ne me souviens pas des titres. Il faut me confronter aux images. (Alors je tente de raconter le film… Manifestement pas très bien. NDLA) Bon ben soit je l’ai vu, soit je ne l’ai pas vu. Peut-être parce que ça me confrontait trop à mon travail. Je ne m’en souviens pas là. Je ne peux pas répondre.

KEN PARK (Larry Clark)

J’aime bien parce qu’il suit une ligne fixe, les adolescents borderline. Il parle de sexualité de manière frontale. C’est bien construit et bien filmé, donc ça m’intéresse. Même si moi, les ados, ce n’est pas mon rayon, je préfère parler de mes problèmes d’adultes.

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[cinéphilie :] Yves Caumon

27 jan

Yves Caumon était à Strasbourg pour présenter son nouveau long métrage, L’oiseau (sortie le 25 janvier 2012).

Anne (Sandrine Kiberlain) vit seule dans un appartement sombre, elle part travailler chaque matin tôt dans une cantine, elle ne mange jamais avec ses collègues, elle repousse calmement les avances du cuisinier (Clément Sibony). Et la nuit, Anne a du mal à dormir car quelque chose bouge dans la cloison près de son lit…

Collant au corps de son actrice, dessinant joliment les ambiances, le malaise, les latences, Yves Caumon use aussi du romanesque –Anne a une raison dramatique pour s’être ainsi retranchée du monde ; le joli cuisinier ne lâche pas le morceau ; Anne a un ex-mari (Bruno Todeschini)…

Mais ce romanesque n’est-il pas un peu convenu ? Finalement, n’aurait-il pas été plus intéressant de garder un récit complètement minimal ? Et/ou de tirer vers le cinéma de genre ? Oui, bon, c’eut été un autre film, restons donc sur celui-ci et passons au jeu de la cinéphilie auquel Yves Caumon s’est prêté, prolixe et entier.

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[cinéphilie :] Patricia Mazuy

26 jan

Patricia Mazuy était à Strasbourg pour présenter son nouveau film, Sport de filles (sortie le 25 janvier 2012), où une cavalière ironiquement prénommée Gracieuse (Marina Hands qui avance au pas de charge, les bras ballants, et engueule tout ce qui bouge) veut qu’on lui laisse un bon cheval.

Son ancienne patronne ayant vendu la jument qui selon elle lui revenait de droit, Gracieuse trouve à s’employer dans le haras de dressage voisin de la ferme de son père. Là, poursuivie par son obsession, elle se focalise sur un grand cheval qu’une dame fortunée vient de rendre « complètement foutu » : cette femme n’est là que pour mettre le grappin sur Franz Mann (Bruno Ganz), un maître de la discipline que tient sous sa coupe la propriétaire du haras (Josiane Balasko).

Circulation de l’argent, du pouvoir, passions et crises d’ego : Patricia Mazuy l’assure, à partir de là tout peut se raconter. Elle a par ailleurs fait le choix de traiter les personnages et les situations comme dans un cartoon, comme dans un film de braqueurs. Dernier, et non des moindres, parti pris : la musique explosive qui signale les humeurs de Gracieuse… Il y a du (drôlement) réussi et du (tapageusement) raté dans ces propositions ; le film se laisse de toute façon voir, ne serait-ce que pour son côté envers du décors –c’est toujours passionnant d’aller farfouiller dans les coulisses !

Patricia Mazuy se prête au jeu de la cinéphilie et réagit aux propositions suivantes –le premier film, on le reprécise, n’étant pas choisi juste pour son titre…

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[cinéphilie :] Chantal Akerman

24 jan

Chantal Akerman était à Strasbourg pour présenter son nouveau film, La folie Almayer (sortie le 25 janvier 2012), adaptation libre du roman éponyme de Joseph Conrad (une chronique future dans la série cinép[h]age ?)

Dans un décors de forêt vierge, en un temps encore officiellement colonial, un homme nommé Almayer (Stanislas Merhar) rêve de faire fortune afin de rentrer en Europe offrir à sa fille métisse, Nina (Aurora Marion), une existence de princesse. Chantal Akerman commence magistralement son film par la fin, alors que la folie a fait son œuvre et que le phénix Nina est prêt à renaître des cendres du désastre. C’est très frontal, très beau. Dès ce moment-là et sans flancher par la suite, c’est magnifiquement travaillé tant au niveau de l’image que du son ; peut-être que sur la longueur, la durée se fait un peu trop sentir, mais pour qui a envie d’expérience cinématographique (de cinéma expérimental, presque), c’est un moindre mal.

Chantal Akerman (encore un peu frigorifiée par le temps humide autant que par la fatigue, elle s’en excuse) se prête au jeu de la cinéphilie et réagit aux titres de films suivants choisis en rapport ou en opposition au sien.

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[cinephilie :] Cyril Mennegun

5 jan

Cyril Mennegun, auteur de quelques documentaires remarqués dont Tahar l’étudiant (2005), était à Strasbourg pour présenter son premier long métrage de fiction, Louise Wimmer (sortie le 4 janvier 2012).

La Louise du titre est une femme divorcée de presque 50 ans qui vit dans sa voiture en attendant l’attribution d’un hypothétique appartement et qui surnage grâce à son emploi de femme de chambre à mi-temps et à quelques astuces. Mais Louise, interprétée par l’impressionnante Corinne Masiero, de tous les plans, n’est pas une petite chose sur laquelle on s’apitoie et le film, à l’avenant, évite soigneusement la chronique sociale tendance misérabiliste. Non, on suit cette femme pleine de mystères dans ses galères, dans ses échanges amicaux ou amoureux, dans ses occasionnelles beuveries, dans ses petites victoires, dans ses moments d’exultation ou de pétage de plombs, et c’est assez classe, ça a de la gueule.

Se prêtant au jeu de la cinéphilie, Cyril Mennegun réagit aux films suivants, une sélection qui s’amuse à essayer de trouver des cousines, des sœurs à Louise Wimmer. Ou pas.

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[cinephilie :] Marie Pérennou et Claude Nuridsany

23 déc

Marie Pérennou et Claude Nuridsany imitent la couv' de CUT.

Marie Pérennou et Claude Nuridsany, réalisateurs de Microcosmos, de Genesis, reviennent avec un troisième long métrage, La clé des champs (sortie le 21 décembre 2011).

Un été, un petit garçon solitaire laissé en pension à de vagues cousins campagnards… Devenu homme, il se souvient (par la voix de Denis Podalydès) d’une mare peuplée et d’une petite fille coquelicot.

La jolie idée du film consiste à ne pas traiter la rencontre entre les deux enfants de manière convenue, ils ne se parlent pas, se croisent à peine, mais tout de même, la connexion se fait. Ensuite, l’infiniment petit est, comme dans les deux précédents opus cinématographiques du duo, fort bien filmé. Enfin, la musique est signée Bruno Coulais –donc envahissante, lourdingue et mièvre, bref insupportable si vous me demandez mon avis. Mais d’aucuns prétendent qu’il produit des sons féeriques, ludiques.

Sur ce, Marie Pérennou et Claude Nuridsany se prêtent au jeu de la cinéphilie et réagissent aux films suivants –et ils en ajoutent quelques autres pour faire bonne mesure.

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[cinéphilie :] André Wilms

21 déc

Du blanc, de l'oeuf, la vie.

André Wilms (à gauche sur la photo, car à droite c’est une dame blonde) était à Strasbourg pour présenter Le Havre de Aki Kaurismäki (sortie en salles le 21 décembre 2011). Un vrai film de cinéphile, où se croisent Pierre Etaix, Jean-Pierre Léaud, André Wilms, Katie Outinen, Jean-Pierre Darroussin mais aussi le Marcel Marx de La vie de bohème puisque le Marcel Marx du Havre a connu la vie de bohème. Vous suivez ?

Le Havre est un film enchanteur sur les heures sombres, et actuelles, d’une France qui oublie ses principes d’égalité, de fraternité et de ce mot devenu gros mot, liberté.

André Wilms se prête au jeu de la cinéphilie et nous livre ses souvenirs et/ou impressions des films suivants. Juste avant, il demande : « Je peux être violent ? ». Cela va de soi.

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[cinéphilie :] Laurent Achard & Pascal Cervo

14 déc

Vis ma vie de sage-femme.

Laurent Achard (réalisateur) et Pascal Cervo (acteur) étaient à Strasbourg pour présenter Dernière séance (en salles depuis le 7 décembre 2011).

A propos de ce film, un ami pédiatre m’a envoyé ce texto : « Ce n’est pas avec Dernière séance que tu vas arranger mon état mental. Envoyer un ami voir ce film alors que ce même ami hésite à partir en vacances sur les bords de mer du Nord au mois de décembre et que les nains de Werner Herzog le poursuivent mentalement dans la rue, est-ce un gage d’amitié ? » Puis un deuxième : «  Mais c’est sûr que si tu es psychopathe, ça peut être un film fondateur. » Il n’a pas tout dit du film, qui est l’un des meilleurs de l’année, parce que noir, fragile et brillant, mais il a beaucoup dit.

Laurent Achard et Pascal Cervo se prêtent au jeu de la cinéphilie et nous livrent leurs souvenirs et/ou impressions des films suivants (avec quelques apartés et notes de bonne compréhension).

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[cinéphilie :] Bouli Lanners et Z. Chasseriaud

10 nov

Passe ton bac d'abord !

Bouli Lanners (réalisateur) et Zaccharie Chasseriaud (acteur, ici au centre de la photo) étaient à Strasbourg pour présenter Les géants  (en salles depuis le 2 novembre 2011). Après Ultranova et Eldorado, Bouli Lanners poursuit son autopsie de la famille. Porté par un souffle continu, Les géants (trois gamins ; ados pour deux d’entre eux, préado pour le troisième) est une longue balade joyeuse et enthousiaste, bien que semée d’embûches. Une grande aventure d’amitié, mélancolique et fragile.

Mais c’est bien sûr ! On connaît ces trois personnages. Ce sont Harry, Archie et Gus enfants ! Les géants est en fait le prequel du Husbands de Cassavetes. Eurêka !

Bouli Lanners et Zaccharie Chasseriaud se prêtent au jeu de la cinéphilie et nous livrent leurs souvenirs et/ou impressions des films suivants. Enfin, presque.

DEMI-TARIF (Isild le Besco)

Bouli Lanners : Pas vu…

Zaccharie Chasseriaud : Pas vu.

LES GOONIES (Richard Donner)

B.L. : Ouh la la, ça fait 25 ans ça… Putain Les Goonies… T’as une tête de Goonies toi d’ailleurs !

Z.C. : Ah ouais ?

B.L. : Je ne me rappelle de rien du tout. Et je crois même que je confonds avec les Gremlins !

Z.C. : Ah ouais c’est ça, les monstres avec de grandes oreilles ? J’ai des grandes oreilles moi, sérieux ?

B.L : Ben ouais mais elles sont super !

Z.C. : Non mais vraiment, j’ai des grandes oreilles ?

B.L. : Mais non, je te charrie. Bon, il va être court l’entretien… C’est quoi le film suivant ?

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[cinéphilie :] Bruno Dumont

20 oct

Les Bisounours vus par Bruno Dumont.

Bruno Dumont (réalisateur) était à Strasbourg pour présenter Hors Satan  (sortie le 19 octobre 2011). Voir un film de Bruno Dumont, c’est foncer droit dans le mur, s’assurer un choc sans précédent, faire de son corps un crash test dummies et se réveiller, les pieds dans la terre, pour crier :

JE SUIS VIVANT !”

Bruno Dumont se prête au jeu de la cinéphilie et nous livre ses souvenirs et/ou impressions des films suivants.

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