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[cinép(h)age:] LA TAUPE (ép. 10/25)

20 fév

Un livre : écrit par John Le Carré (1974)

Un film : réalisé par Tomas Alfredson (2011)

La plupart des livres de l’écrivain britannique John Le Carré ont été adaptés au cinéma. L’espion qui venait du froid (1965) de Martin Ritt avec Richard Burton, Le Miroir aux espions (1969) de Frank Pierson avec Anthony Hopkins, La Maison Russie de Fred Schepisi (1990) avec Sean Connery, The Tailor of Panama (2001) de John Boorman avec Pierce Brosnan et plus récemment The Constant Gardener (2005) de Fernando Meirelles avec Ralph Fiennes. Et la liste n’est pas exhaustive. Quant à La Taupe, le roman d’espionnage a déjà été adapté en téléfilms, en série dans les années 1980.

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[cinép(h)age :] LE NARCISSE NOIR (ép. 9/25)

13 fév

Un livre : écrit par Rumer Godden (1939)

Un film : réalisé par Michael Powell et Emeric Pressburger (1947)

La romancière britannique Rumer Godden (1907-1998), qui a vécu en Inde, a situé une bonne part de ses romans dans ce pays de l’Empire. Narcisse noir, son troisième ouvrage, n’échappe pas à la règle. Il condense tout l’univers de Godden.

En effet, dans la partie montagneuse du pays, une petite communauté de religieuses catholiques s’installe dans un palais abandonné. Elles sont confrontées au rude climat (dans la chaleur comme dans le froid), aux coutumes locales qu’elles ne comprennent pas, aux tensions qui naissent entre la rigueur de la règle monastique et la vie au contact des populations.

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[cinép(h)age:] LE SOUPER (ép. 8/25)

6 fév

Une pièce : écrite par Jean-Claude Brisville (1989)

Un film : réalisé par Edouard Molinaro (1992)

Dans la nuit du 6 au 7 juillet 1815, la France est au bord de la guerre civile. Napoléon Ier a abdiqué le 25 juin après le désastre de Waterloo, laissant le pouvoir à son fils, Napoléon II. Le 8 juillet, c’est Louis XVIII qui s’impose à la destinée du pays et met un terme à l’Empire. Le 6 juillet, Talleyrand, le fin diplomate, et Fouché, l’éternel chef des polices, se croisent lors d’une rencontre avec l’Anglais Wellington : les monarchies d’Europe occupent Paris. Jean-Claude Brisville a imaginé qu’après cette terrible soirée, Talleyrand et Fouché soupaient en secret pour décider du destin du pays : république (Fouché) ou monarchie (Talleyrand).

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[cinép(h)age:] LEON MORIN, PRETRE (ép. 7/25)

30 jan

Un livre : écrit par Béatrix Beck (1952)

Un film : réalisé par Jean-Pierre Melville (1961)

Depuis la parution du livre de Béatrix Beck, récompensé par le prix Goncourt, Jean-Pierre Melville cherche un moyen de porter le roman à l’écran. En 1961, toutes les conditions sont réunies. Le cinéaste dispose du studio Jenner, qu’il a créé en 1955 et qui lui offre une totale liberté d’action. Il a trouvé, par ailleurs, la distribution idéale : le jeune Jean-Paul Belmondo (qui sort du tournage d’A bout de souffle de Godard et de Moderato cantabile de Peter Brook) donnera la réplique à Emmanuelle Riva, remarquée dans Hiroshima mon amour d’Alain Resnais ([cinép(h)age:] ép,2). Belmondo sera parfait dans le rôle du prêtre : beau comme un ange, chaleureux, incorruptible. Emmanuelle Riva elle, campe Barny, femme espiègle et torturée, amenée à se brûler les ailes dans une quête spirituelle et charnelle.

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[cinép(h)age:] DISGRACE (ép. 6/25)

23 jan

Un livre : écrit par John Maxwell Coetzee (1999)

Un film : réalisé par Steve Jacobs (2008)

En 2003, J.M. Coetzee a reçu le prix Nobel de Littérature, une juste consécration pour cet auteur qui décrit, livre après livre, la vie en Afrique du Sud, pendant et après l’apartheid. Sans concession, sans jugement non plus, il met en scène l’incompréhension réciproque des communautés. De manière implacable, il montre, dans Disgrâce, comment l’être humain opprime et mêle à son discours traditionnel des considérations sociales qui dépassent son propos habituel.

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[cinép(h)age:] LE MANTEAU (ép. 4/25)

9 jan

Une nouvelle : Le Manteau écrite par Nicolas Gogol (1843)

Un film : Le Manteau réalisé par Alberto Lattuada (1952)

Rares sont les textes de l’écrivain russe Nicolas Gogol (1809-1852) qui traitent du monde urbain. Ce grand voyageur, qui a pourtant visité les grandes cités d’Europe, s’est le plus souvent consacré à des personnages ruraux. Avec Les Nouvelles de Pétersbourg, en 1843, il comble une lacune.

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[cinép(h)age:] INVASION LOS ANGELES (ép. 3/25)

26 déc

Une nouvelle : Les Fascinateurs, signée Ray Nelson (1963)

Un film : Invasion Los Angeles (They Live), réalisé par John Carpenter (1988)

En 1963, Ray Nelson publie une nouvelle intitulée Eight o’clock in the morning (8 heures du matin), retitrée en France, dans la revue Fiction n°125, Les Fascinateurs. Elle raconte comment un citoyen américain découvre que toute la population vit hypnotisée par des créatures extraterrestres. La conscience endormie, les humains ingurgitent à longueur de journée des messages diffusés par la radio, la télévision et les panneaux publicitaires : « Travaillez huit heures, distrayez-vous huit heures, dormez huit heures », « Mariez-vous et multipliez-vous » ou encore « Obéissez au gouvernement ».

Les extraterrestres aux allures reptiliennes vivent paisiblement au milieu des gens, qui ne les voient pas sous leur véritable apparence. George Nada, qui assiste à un spectacle d’hypnose, lui, se réveille d’un coup. Il voit, il comprend et cherche un moyen de révéler la vérité. Evidemment, personne ne le croit.

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[cinép(h)age:] HIROSHIMA MON AMOUR (ép. 2/25)

19 déc

Un livre-scénario : signé Marguerite Duras (1958, première parution en 1960)

Un film : réalisé par Alain Resnais (sorti en 1959)

On pourrait objecter qu’un scénario n’est pas, au sens stricte, une œuvre littéraire. Qu’il ne s’agit, après tout, que d’un document de travail, un fil rouge pour le réalisateur, le point de départ d’une bonne idée. Il suffit pourtant de se plonger dans l’édition papier d’Hiroshima mon amour par Marguerite Duras pour s’apercevoir que la préoccupation esthétique, la volonté farouche de faire sens, parcourent ce récit dialogué. Deux artistes, qui ont chacun leur univers et leur langage propre, ont collaboré pour donner naissance à l’un des films les plus troublants sur l’indicible : l’horreur nucléaire de la Seconde Guerre mondiale.

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[cinép(h)age :] RHUM EXPRESS (ép. 1/25)

12 déc

Un livre :  signé Hunter S. Thompson (paru en 1998)

Un film : réalisé par Bruce Robinson (sorti en 2011)

Les dates sont trompeuses. Si le roman de Hunter S. Thompson n’a été publié qu’en 1998, il a été écrit dans les années 60. A cette époque, l’écrivain journaliste américain avait effectué un séjour à Porto Rico et s’en était inspiré pour illustrer son roman. Pour rédiger son livre, Thompson a utilisé la technique journaliste dont il a été l’un des créateurs : le journalisme gonzo. Le reporter s’immerge tout entier dans un univers qui lui est inconnu et confie ses impressions. De ce décalage (souvent traumatique) naît un récit punchy, qui fait la belle part aux anecdotes. Dans le film de Robinson, cette subjectivité exacerbée, presque hallucinée, n’est plus portée par le personnage principal de Kemp, campé par Johnny Depp.

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