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[cinéphilie :] HPG

5 fév

HPG prend son goûter.

HPG, Hervé Pierre Gustave pour ne pas le nommer, est à l’honneur dans le film de Raphaël Siboni ; Il n’y pas de rapports sexuels. Nous en avons déjà parlé dans un précédent article ; à lire ici.

Pour poursuivre le plaisir, voici la cinéphilie à laquelle HPG s’est soumis avec gourmandise. Il raconte ses souvenirs et impressions des films suivants. Et termine en roue libre, toujours sympathique.

EXHIBITION (Jean-François Davy)

Je connais pas mal de films, mais je ne me souviens pas des titres. Il faut me confronter aux images. (Alors je tente de raconter le film… Manifestement pas très bien. NDLA) Bon ben soit je l’ai vu, soit je ne l’ai pas vu. Peut-être parce que ça me confrontait trop à mon travail. Je ne m’en souviens pas là. Je ne peux pas répondre.

KEN PARK (Larry Clark)

J’aime bien parce qu’il suit une ligne fixe, les adolescents borderline. Il parle de sexualité de manière frontale. C’est bien construit et bien filmé, donc ça m’intéresse. Même si moi, les ados, ce n’est pas mon rayon, je préfère parler de mes problèmes d’adultes.

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[à l'affiche :] IL N’Y A PAS DE RAPPORT SEXUEL

17 jan

HPG a avalé de travers.

Raphaël Siboni, plasticien et vidéaste, s’offre un drôle de dépucelage pour son premier film de cinéma traditionnel ; un documentaire sur HPG (Hervé-Pierre Gustave), monstre français du porno, à partir de plus de 1000 heures d’images enregistrées par ce dernier sur ses multiples tournages de films X.

Il n’y a pas de rapport sexuel (Lacan es-tu là au coin du bois ?) est un film saisissant, fascinant et, il faut bien l’admettre, glaçant (sachant que la glace a pour égale vertu de faire pointer les tétons et ramollir la verge).

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[cinéphilie :] André Wilms

21 déc

Du blanc, de l'oeuf, la vie.

André Wilms (à gauche sur la photo, car à droite c’est une dame blonde) était à Strasbourg pour présenter Le Havre de Aki Kaurismäki (sortie en salles le 21 décembre 2011). Un vrai film de cinéphile, où se croisent Pierre Etaix, Jean-Pierre Léaud, André Wilms, Katie Outinen, Jean-Pierre Darroussin mais aussi le Marcel Marx de La vie de bohème puisque le Marcel Marx du Havre a connu la vie de bohème. Vous suivez ?

Le Havre est un film enchanteur sur les heures sombres, et actuelles, d’une France qui oublie ses principes d’égalité, de fraternité et de ce mot devenu gros mot, liberté.

André Wilms se prête au jeu de la cinéphilie et nous livre ses souvenirs et/ou impressions des films suivants. Juste avant, il demande : « Je peux être violent ? ». Cela va de soi.

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[cinéphilie :] Laurent Achard & Pascal Cervo

14 déc

Vis ma vie de sage-femme.

Laurent Achard (réalisateur) et Pascal Cervo (acteur) étaient à Strasbourg pour présenter Dernière séance (en salles depuis le 7 décembre 2011).

A propos de ce film, un ami pédiatre m’a envoyé ce texto : « Ce n’est pas avec Dernière séance que tu vas arranger mon état mental. Envoyer un ami voir ce film alors que ce même ami hésite à partir en vacances sur les bords de mer du Nord au mois de décembre et que les nains de Werner Herzog le poursuivent mentalement dans la rue, est-ce un gage d’amitié ? » Puis un deuxième : «  Mais c’est sûr que si tu es psychopathe, ça peut être un film fondateur. » Il n’a pas tout dit du film, qui est l’un des meilleurs de l’année, parce que noir, fragile et brillant, mais il a beaucoup dit.

Laurent Achard et Pascal Cervo se prêtent au jeu de la cinéphilie et nous livrent leurs souvenirs et/ou impressions des films suivants (avec quelques apartés et notes de bonne compréhension).

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[cinéphilie :] Bouli Lanners et Z. Chasseriaud

10 nov

Passe ton bac d'abord !

Bouli Lanners (réalisateur) et Zaccharie Chasseriaud (acteur, ici au centre de la photo) étaient à Strasbourg pour présenter Les géants  (en salles depuis le 2 novembre 2011). Après Ultranova et Eldorado, Bouli Lanners poursuit son autopsie de la famille. Porté par un souffle continu, Les géants (trois gamins ; ados pour deux d’entre eux, préado pour le troisième) est une longue balade joyeuse et enthousiaste, bien que semée d’embûches. Une grande aventure d’amitié, mélancolique et fragile.

Mais c’est bien sûr ! On connaît ces trois personnages. Ce sont Harry, Archie et Gus enfants ! Les géants est en fait le prequel du Husbands de Cassavetes. Eurêka !

Bouli Lanners et Zaccharie Chasseriaud se prêtent au jeu de la cinéphilie et nous livrent leurs souvenirs et/ou impressions des films suivants. Enfin, presque.

DEMI-TARIF (Isild le Besco)

Bouli Lanners : Pas vu…

Zaccharie Chasseriaud : Pas vu.

LES GOONIES (Richard Donner)

B.L. : Ouh la la, ça fait 25 ans ça… Putain Les Goonies… T’as une tête de Goonies toi d’ailleurs !

Z.C. : Ah ouais ?

B.L. : Je ne me rappelle de rien du tout. Et je crois même que je confonds avec les Gremlins !

Z.C. : Ah ouais c’est ça, les monstres avec de grandes oreilles ? J’ai des grandes oreilles moi, sérieux ?

B.L : Ben ouais mais elles sont super !

Z.C. : Non mais vraiment, j’ai des grandes oreilles ?

B.L. : Mais non, je te charrie. Bon, il va être court l’entretien… C’est quoi le film suivant ?

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[cinéphilie :] Bruno Dumont

20 oct

Les Bisounours vus par Bruno Dumont.

Bruno Dumont (réalisateur) était à Strasbourg pour présenter Hors Satan  (sortie le 19 octobre 2011). Voir un film de Bruno Dumont, c’est foncer droit dans le mur, s’assurer un choc sans précédent, faire de son corps un crash test dummies et se réveiller, les pieds dans la terre, pour crier :

JE SUIS VIVANT !”

Bruno Dumont se prête au jeu de la cinéphilie et nous livre ses souvenirs et/ou impressions des films suivants.

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Les dilettantes (épisode 20/28)

30 sept

/// Pendant un peu plus d’un an, Guérine Regnaut et Romain Sublon se sont prêtés au jeu de la correspondance cinéphile. Un film, un échange. L’un propose, l’autre répond… é basta!  ///

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[cinéphilie :] Bertrand Bonello

26 sept

Enfin un film qui rend hommage à l'oeuvre de Max Pécas !

Bertrand Bonello (réalisateur) était à Strasbourg pour présenter L’Apollonide, souvenirs de la maison close  (sortie le 21 septembre 2011). Une plongée étourdissante dans un monde où les hommes et les femmes s’ébrouent, se parlent, se blessent, se désirent et se déchaînent. Un film très beau, déconcertant, fragile, jusqu’à sa fin follement romanesque, tristement réaliste. Bertrand Bonello est, assurément, l’un des cinéastes français les plus exaltants.

Bertrand Bonello se prête au jeu de la cinéphilie et nous livre ses souvenirs et impressions des films suivants.

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[cinéphilie :] Valérie Donzelli & Jérémie Elkaïm

1 sept

Tu le vois, ce cri ?

Valérie Donzelli (réalisatrice) et Jérémie Elkaïm (acteur, et aussi double de Valérie Donzelli) étaient à Strasbourg pour présenter La guerre est déclarée (sortie le 30 août 2011).

La guerre est déclarée est un film physique, d’une puissance folle ! Se cache derrière ce beau film inspiré (au sens qu’il est porté par un souffle permanent, mais aussi inspiré d’une histoire plus que vraie – puisque vécue), une utopie du réel. Cette idée devenue rare, et révolutionnaire, que le cinéma permet de transcender son sujet.

Osons cette phrase : il y aura un avant et un après La guerre est déclarée.

Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm se prêtent au jeu de la cinéphilie et nous livrent leurs souvenirs et impressions des films suivants. (NDLA : ayant eu quelques difficultés à maîtriser mes propres émotions, voir le film quelques heures avant d’en rencontrer les auteurs est une expérience troublante, je n’ai pas pu mener cette cinéphilie avec sagesse et ordre. Voilà pourquoi il n’y a que trois films.)

LES AMOURS IMAGINAIRES (Xavier Dolan)

Valérie Donzelli : Je ne l’ai pas vu.

Jérémie Elkaïm : Moi je l’ai vu ! C’est un film très décomplexé et qui ose une légèreté dans la forme qui se rapproche de La guerre est déclarée.

V.D. : En fait, je me souviens pourquoi je ne l’ai pas vu. J’ai le dvd chez moi, et j’avais vu la bande-annonce. Et quand j’ai entendu qu’il y avait aussi la musique de Vivaldi, ça m’a stressée. J’étais en pleine préparation de mon film et d’entendre la musique de Vivaldi que j’ai moi aussi utilisée, ça m’a stressée. Je ne voulais pas savoir ce qu’il en faisait.

J.E. : Je ne me souviens pas très bien du film, mais il y a une scène de branlette assez réussie. Et ça, ce n’est pas rien. J’aime bien les scènes de branlettes. Moi-même je suis un fan de branlette. Je suis parfaitement onaniste et j’essaye de militer pour mais ce n’est pas toujours simple. Parce que les gens ont envie de contact charnel. Mais je trouve la scène très réussie.

LA REINE DES POMMES (Valérie Donzelli)

V.D. : Avec La guerre, je voulais faire un film très différent de La reine. La reine des pommes est au format 4/3 avec des couleurs délavées et un personnage central finalement assez passif. L’idée c’était de faire complètement autre chose, un film en scope, avec des couleurs pop, toujours en mouvement. Mais il y a une fantaisie commune.

J.E. : Valérie était très attendue sur le même terrain pour son 2e film, une comédie un peu fantaisiste. Et on voulait faire quelque chose d’absolument différent ! Ne pas poursuivre sur la même route.

ERASERHEAD (David Lynch)

J.E. : la classe ! La première fois que je l’ai vu, j’ai cru qu’il y avait un problème de projection… Bon, en fait, je crois qu’il y avait vraiment un problème de projection. Il y a quelque chose d’impressionnant dans les films de David Lynch, c’est qu’ils vous échappent. Sauf une chose qui ne vous échappe pas, c’est l ‘émotion que ça produit. Ca a à voir avec des peurs archaïques, des choses presque enfouies. Il y a des choses impossibles dans son cinéma mais c’est à chaque fois incarné et puissant.

V.D. : C’est un cinéaste qui a une liberté dingue, qui ose beaucoup de choses ! Il n’a pas peur du kitsch par exemple. Il fait des films très maîtrisés et complexes.

J.E. : Son cinéma me glace, m’effraie, sans que je sache pourquoi !..

Propos recueillis par Romain Sublon

I’M STILL HERE – Casey Affleck

14 juil

I'm still here

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I’M STILL HERE de Casey Affleck // Avec Joaqin Phoenix // 1h48

En salles le 6 juillet

Illustration : Guérine Regnaut

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