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[dvd :] 3 films de Roman Polanski

25 avr

Répulsion et Cul-de-sac bénéficient d’une édition Blu-ray. Le couteau dans l’eau, premier film de Roman Polanski tourné en Pologne, n’est proposé que dans une édition SD. On peut supposer que le master disponible pour cette œuvre ne permettait pas d’opter pour la haute définition.

Les trois DVD proposés à l’unité ne surprendront pas les rats de DVDthèque. Il s’agit de retrouver sous une autre forme le coffret édité par Opening en 2008. Les bonii sont les mêmes. L’intérêt réside sans doute dans le fait d’accéder individuellement à ces trois premières œuvres.

La question de la réédition se pose ainsi de la manière suivante : faut-il associer ou dissocier les trois premiers films de Polanski ? Peut-on voir Répulsion et saisir l’élan premier du cinéaste ? Vaut-il mieux considérer le triptyque comme un bloc fondateur, une pré-œuvre indépendante avant un rapprochement avec les studios et un exil américain ?

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[dvd :] CASINO JACK – George Hickenlooper

13 avr

Ed. Aventi

George Hickenlooper restera dans la mémoire des cinéphiles pour la co-réalisation d’Au cœur des ténèbres, making of légendaire d’Apocalypse now. Décédé en 2010, le cinéaste ne pourra pas compter sur son dernier film, Casino Jack, pour glaner un surplus de crédibilité.

Cette histoire d’arnaque et de malversation au cœur du lobbying américain n’a pour seul argument que son casting. La révélation de la cupidité des membres du congrès, de l’hypocrisie des politiciens, et des failles d’un système fondé sur le pouvoir et l’influence sont des axes éculés. Casino Jack, c’est un récit que vous avez déjà vu, entre les mains d’un meilleur cinéaste ou du moins d’un cinéaste moins cynique et véritablement concerné par son sujet. L’histoire, contée en flashbacks, évolue très vite, sans respiration, sans fond, sur un petit ton de caricature désinvolte.

L’intérêt réside donc dans le fait de s’arrêter sur des gueules, des huitièmes couteaux du cinéma américain, des comédiens qui, pour le meilleur ou le pire, se font rares sur nos écrans. Barry Pepper rejoue le yuppie surexcité, comme aux premières heures de la précédente décennie. Kelly Preston propose sa partition de femme (de scientologue ?) aimante et dévouée. Jon Lovitz trimballe un faciès familier et immédiatement sympathique, sorte de zone de confort du spectateur au sein des pires productions du cinéma américain.

Et puis il y a Kevin Spacey, qui entame les débats par un monologue enflammé justifiant son salaire de professionnel de la profession. Ensuite, il baisse d’un ton, offre quelques éclats de voix, et des imitations dignes de son passage chez James Lipton. S’il est supposé porter le film sur ses épaules, Hickenlooper ne lui offre jamais la possibilité de l’engagement et de la passion. Tout cela apparait très débonnaire.

Et à l’entame du générique, on se dit que le fils spirituel de Jack Lemmon mérite mieux que ce type de métrage insipide et vaguement informatif.

Greg Lauert

[dvd :] LE FLEUVE – Jean Renoir

6 avr

Ed. Carlotta

Martin Scorsese commence sa présentation du Fleuve en précisant qu’il s’agit, avec Les chaussons rouges de Michael Powell, du plus beau film en couleurs de l’histoire du cinéma. Le chainon manquant entre ces deux titres, du fait du cadre indien, de l’emploi du Technicolor et d’une veine mélodramatique exacerbée, serait sans doute Le narcisse noir.

Ces trois titres correspondant aux trois dernières sorties phares de Carlotta en haute définition, Scorsese resitue ainsi l’ambition de l’éditeur. Il s’agit bien de revenir à des œuvres majeures, passées notamment à la postérité pour leur valeur graphique.

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[agitation :] POSITIF a 60 ans

1 fév

Y aura de la country au cinéma Star (Strasbourg), du 2 au 5 février.

Strasbourg, le cinéma Star plus précisément, fête les 60 ans de la revue Positif. Le titre emblématique, fondé en opposition aux Cahiers du cinéma en 1952 (lire ci-dessous le texte officiel de présentation de cet anniversaire, signé Michel Cieutat l’un des plus fidèles collaborateurs de Positif), n’a jamais cessé de nourrir la cinéphilie française.

Positif a traversé la grande guerre de la critique dans les années 70, a vu disparaître ses chevaux de bataille et ses emblèmes, a survécu au désintérêt croissant pour la presse papier.

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[à l’affiche :] MILLENIUM

29 jan

Pour joindre sa mère, Daniel Craig compose le 007.

Le choix d’adapter ce premier segment du Millenium de Stieg Larsson apparaît quelque peu surprenant pour un cinéaste comme David Fincher. Depuis quelques années, ce dernier semblait opter uniquement pour des projets exigeants, avant-gardistes, singuliers. Il allait précisément là où il n’était pas attendu.

En portant à l’écran un polar classique, best seller international, Fincher n’opte pas pour la nouveauté. Il synthétise plutôt deux anciens succès, fait communier le thriller glauque façon Seven et le film d’investigation journalistique apparenté à Zodiac. Sur ces deux titres précis, il avait marqué le cinéma, redéfini un genre, repoussé certaines limites graphiques ou narratives.

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