Des oeuvres multiples.
Un film de Michel Gondry (2004)
En matière d’adaptations littéraires au cinéma, il y a les fidèles (Tous les matins du monde Quignard / Cornau), les audacieux, qui transposent l’intrigue et transforment les personnages (La Chevauchée fantastique de John Ford, très librement inspirée de Boule de Suif de Maupassant) et ceux qui glanent des idées dans différents livres pour créer leur œuvre. Eternal Sunshine of the Spotless Mind, de Michel Gondry, en fait partie.
Tout commence par le titre, une citation d’un long poème d’Alexander Pope, Epitre d’Eloïse à Abélard. Aucune traduction française (à ma connaissance), ne fait honneur aux sonorités de ce vers qui est déjà un poème à lui seul. Autant lui laisser son étincelle originelle. Le personnage de Marie (Kirsten Dunst) en reprend un passage tronqué : « Vous, qui dans les langueurs d’un esprit monastique, ignorez de l’amour l’empire tyrannique, que vos coeurs sont heureux puisqu’ils sont insensibles, que vos jours sont sereins, toutes vos nuits paisibles ».






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