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Journal d’un CUTien à Cannes (saison 5, le palmarès)

27 mai

Moi vivant, jamais je ne tournerai avec Haneke. Tu comprends ?!

Pour clore ce parcours cannois, un compte-rendu du palmarès de cette 65e édition  en direct depuis la salle de presse Orange, du Palais des Festivals. C’est cadeau !

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Journal d’un CUTien à Cannes (saison 5, ép.11)

27 mai

Vous voyez les enfants, dans le ciel il y a toutes les étoiles de nos grands cinéastes disparus : Cronenberg, Audiard et Anderson.

Dernière entrée de la Compétition, Mud, troisième film de Jeff Nichols, poursuit le travail du cinéaste, qui s’impose comme le peintre du Sud profond des Etats-Unis. Après Shotgun Stories et Take Shelter, Jeff Nichols ouvre son cinéma au grand public et signe son plus beau film à ce jour. En suivant le parcours de deux garçons, véritables Tom Sawyer et Huckleberry Finn modernes, bien décidés à aider un meurtrier en fuite, le réalisateur se fait autant le portraitiste d’une Amérique rurale que le conteur d’un très beau récit initiatique. Mathew MacConaughey éclate en truand infantile et superstitieux, Peter Pan armé d’un colt 45, qui tente tout pour retrouver son amour incarné par Reese Witherspoon. En peu de temps, Nichols s’est imposé que le représentant d’un classicisme et d’une épure cinématographique enthousiasmants.

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Journal d’un CUTien à Cannes (saison 5, ép.10)

26 mai

L’apocalypse dans une voiture ; il est fort ce Cronenberg.

C’est un peu chagriné que j’aborde la projection de Cosmopolis, de David Cronenberg, présenté en Compétition. En effet, j’ai perdu ma veste sur le chemin du Grand Théâtre Lumière. Ca me fait un point commun avec le personnage de Robert Pattinson, qui se plaint d’avoir perdu la sienne au cours du film. Mais c’est bien la seule chose qui me rattache au dernier film du réalisateur de Vidéodrome. Cette adaptation d’un roman de Don DeLillo, totalement abstraite, fait vraiment peine à voir. Film de SF, qui se déroule pour sa plus grande partie à l’intérieur d’une limousine, Cosmopolis est un film verbeux et désincarné, où le style brillant de Cronenberg donne l’impression de tourner à vide. Si la seconde partie, marquée par l’intervention d’un Mathieu Amalric amusant en Noel Godin peroxydé, est un tout petit peu plus stimulante, on sort vraiment désappointé de cet essai aussi vain que prétentieux.

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Journal d’un CUTien à Cannes (saison 5, ép.9)

25 mai

What did you expect ?

Comme chaque année, le jeudi marque le début de la fin du festival. Les séances du marché se font beaucoup plus rares et les sections parallèles touchent bientôt à leur fin. C’est dans un état d’esprit déjà un peu nostalgique que j’aborde la projection de The Paperboy (en photo) de Lee Daniels, présenté en Compétition. La troisième oeuvre du réalisateur de Precious est le premier film américain un tant soit peu amusant de la Compétition. Sur un prétexte de polar dans les Etats-Unis des années 60, le cinéaste signe une espèce de relecture trash de Tenessee Williams où Nicole Kidman serait un clone d’Elizabeth Taylor et Matthew McConaughey tenterait d’être Paul Newman. Rempli de pulsions troubles et de scènes à la limite du grotesque, le film est desservi par la mise en scène paresseuse de Daniels. Les acteurs s’en donnent à cœur joie dans les contre-emplois, mais c’est la chanteuse Macy Gray, toute en ironie et en émotion retenue, qui constitue la véritable révélation du film.

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Journal d’un CUTien à Cannes (saison 5, ép.8)

24 mai

Les acteurs de Io e te sortent de la projection du film.

Peu motivé par le film et convaincu qu’il n’apparaitra pas au palmarès, je décide d’attendre de rentrer au bercail pour découvrir On the Road de Walter Salles. Cette première impasse à la Compétition décidée, j’avale un petit déjeuner des champions (coca / roudor / doliprane) pour me préparer à ma nouvelle journée, qui s’annonce chargée.

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