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Rencontre avec Didier Bourdon, Anne Consigny et Bambou

22 juin
L1030818

Je vous jure que ce sont eux !

Le cinéma Vox, à la pointe de la hype, a inventé la speed-”rencontre avec le public” jeudi dernier : sept minutes pour que le réalisateur-acteur et sa souriante compagne – dans le film – répondent brièvement à trois questions du public lors de l’avant-première de Bambou. Ceux qui ont été déçus de ne pas les rencontrer après le film (ce qui pourrait sembler logique à certains esprits chagrins) se seront consolés en écoutant le roué présentateur-animateur de NRJ, qui a su faire patienter le public en manque de sa dose de star ! Bambouuuuuuu !

(-_-)

[dvd :] Le cinéma de Mai 68 vol. 2 – L’héritage

24 avr
cinemademai68Le cinéma de Mai 68 vol. 2 – L’héritage (éd. Montparnasse)

Cinélutte se constitue en 1973. Quoique indépendant de toute appartenance politique, ce collectif hétéroclite de réalisateurs, techniciens et étudiants est porté par l’idéal communiste – ou l’une de ses sous-branches trotsko-maoïstes.

Le projet de Cinélutte

Il était urgent, dans la foulée de l’après 68, de permettre l’expression d’un discours de contre-pouvoir face à celui du gouvernement et du patronat, en donnant la parole aux ouvriers. Cette nécessité, ajoutée au désir d’expérimenter une forme de collectivisation de la création, guide les sept films produits par Cinélutte présentés dans ce deuxième volume du Cinéma de Mai 68 édité par Montparnasse.

L’interêt de leur approche

Leurs films se caractérisent par une économie de moyens et une liberté de ton stimulante et étonnante – hier comme aujourd’hui. En se démarquant du corset du “cinéma de papa” ou de la télévision de l’ORTF, ils esquissent des espaces mentaux prometteurs pour le genre humain.

Dans un souci de mettre fin à la tyrannie du réalisateur omnipotent, ces films se veulent œuvres collectives où chacun participe à tout, où les rôles sont interchangeables. Cinélutte a le culot galactique de soumettre l’Idéal à l’épreuve de la Pratique. Gonflé !

Les failles

Ces films ont les défauts de leurs qualités pourrait-on dire. La démarche prime sur l’œuvre et ça ne s’accomplit pas sans un minimum de casse. On manque parfois de contexte et d’analyse pour saisir des enjeux à la fois lointains et d’actualité. Et la structure de ces moyens métrages, d’une quarantaine de minutes chacun, laisse une sensation de répetition et de flottement bordélique, quoique généreux, quoique bordélique.

Conclusion

La focalisation de ces films sur l’expression subjective plus que sur l’explication objective implique quasiment l’impossibilté d’une réussite esthétique quand toute l’équipe est aux manettes. Mais l’interêt de ces œuvres pourrait résider dans une sorte de communion dans l’action qu’il permet à ces êtres humains vivant une aventure.

Certains échecs valent bien des réussites. Peut-être ces films sont-ils ainsi avant tout destinés à profiter à ceux qui les réalisent et à leur entourage proche, préfigurant d’une certaine manière la spontanéité et l’accessibilité bien démocratique de la vague YouTube de la vidéo faite maison. Avec une ambition artistique et politique bien plus élevée s’entend.

(-_-)


LE CINÉMA DE MAI 68

  • DVD 1
    Ce n’est qu’un début, continuons le combat
    (Claudia von Alemann, 1968-1969)
    Kimbe red pa moli
    (1971)
    Cinélutte : Bonne chance, la France (1974-1975). Triptyque composé de
    L’autre façon d’être une banque

    Portrait du comité Giscard
    Un simple exemple
  • DVD 2
    Cinélutte : Jusqu’au bout (1973)
    Margoline (1973)
    Petites têtes, grandes surfaces – Anatomie d’un supermarché (1974)
    À pas lentes (1977-1978).
    Texte “Un cinéma de lutte pour les gens en lutte” par Sébastien Layerle.
  • CD : Portrait musical de Colette Magny.

THE WRESTLER – Darren Aronofsky

20 mar

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LOUISE MICHEL – Kervern & Delépine

9 déc

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LE TRANSPORTEUR – Olivier Megaton

25 nov

Où l'on voit que Jason Statham est un faux maigre

Où l'on voit que Jason Statham est un faux maigre

D’une manière générale j’ai un penchant d’alcoolique pour les films d’action, et quand ils ont un scénar bien ficelé, je craque. C’est loin d’être le cas ici et c’est  d’autant plus dommage que l’on ne parvient pas à faire abstraction de l’omnisurabondance des effets de stroboscope accompagnés de sons percussifs sourds.  Lourd. Restent deux combats d’arts martiaux superbement chorégraphiés, quelques courses automobiles qui font bellement ronronner les chevaux (si cela est concevable) et des cascades rocambolesques qui feront plaisir aux amateurs de courses de BMX et de berlines de luxe allemandes au son de portières feutré.

Le transporteur 3 ne vous transportera pas dans les hautes sphères cinématographiques, l’histoire a une  cohérence de surface faiblarde, mais pèche notamment par ses dialogues lycéens — c’est peut-être la version française remarquez — il pourra même vous donner l’impression de perdre votre temps. Disons que les (grands) enfants sauront en extraire quelque plaisir coupable et régressif.

On sent au fond qu’il aimerait bien prendre sa retraite et se la couler douce le Frank Martin; il n’y a qu’à voir ses fréquentations et ses hobbies. Enfin je veux dire, ceux qu’il se choisit (la pêche avec son pote le commissaire Berléand)… Car contrairement à la dramaturgie d’un bon film d’action US, on n’y croit pas. Les mythes cinématographiques (le pote qui hacke les ordi du Pentagone dans un garage…) défilent sans être réinventés et on s’ennuie. Curieusement, un des personnages les plus convaincants est un second rôle, celui du premier ministre ukrainien, seul à avoir une certaine consistance à l’écran.

Ah oui, le pitch… Frank Martin doit convoyer quelque part deux gros sacs rouges et une jeune femme slave, sur fond de chantage écologique de méchants industriels sans scrupules. On se demande au début un peu ce qu’elle fait dans l’histoire mais finalement si quand même, ça se goupille pas mal.

transporteur3_affiche

Il se bat bien !

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