[cinéphilie :] Dorothée Sebbagh et Sophie Cattani

9 mai

Dorothée Sebbagh (réalisatrice) et Sophie Cattani (actrice) étaient à Strasbourg pour présenter Chercher le garçon (sortie le 9 mai 2012), un film court et enjoué tourné à Marseille. Pour le reste, le titre annonce le gros du programme : pour trouver il faut chercher, notre héroïne Emilie (Sophie Cattani) s’en remet au site internet MeetMe et c’est parti pour une succession de scénettes typées grandement improvisées. Un procédé qui colle parfaitement au sujet.

Dorothée Sebbagh et Sophie Cattani se sont prêtées au jeu de la cinéphilie, elles réagissent aux films suivants.

VENUS ET FLEUR (Emmanuel Mouret) :

Dorothée Sebbagh : Ah. Ça tombe un peu dans le mil quand même, parce que Vénus et Fleur est le deuxième film d’Emmanuel Mouret qui est un marseillais, qui est un ami, qui m’a d’ailleurs donné un petit coup de main sur le scénario -qui n’en était pas un- de mon film. Et Vénus et Fleur a été tourné un peu dans la même énergie et dynamique que mon film puisqu’il a été tourné avec une petite équipe. Pas du tout sur le même dispositif de mise en scène par contre, c’était bien plus écrit. Mais dans l’idée de tourner ici et maintenant, enfin lui c’était il y a un peu plus longtemps, mais enfin ici et maintenant, avec ce qu’on a, avec peu de gens. L’idée d’une petite équipe, l’idée d’une liberté et d’une légèreté. Pas d’obligation de casting, pas d’obligation de financement : tourner avec ce qu’on a et avec plaisir. Et là où on est, parce que c’est un film qui a été tourné également à Marseille. Voilà. Et c’est un film que j’aime beaucoup !

Sophie Cattani : Oui. Je crois qu’elle a tout dit. Excusez-moi. Non, moi aussi j’aime beaucoup ce film et par rapport à ce que vous disiez (NDLR : sur la façon de filmer Marseille dans l’interview minutée en ligne sur le site des cinémas Star), moi quand j’ai vu Vénus et Fleur, j’ai trouvé qu’il filmait extrêmement bien Marseille et les calanques et… Enfin, à l’époque je ne vivais pas encore à Marseille et il m’a fait découvrir un Marseille comme je ne le connaissais pas.

LES AMOURS IMAGINAIRES (Xavier Dolan) :

Dorothée Sebbagh : Je te laisse commencer.

Sophie Cattani : Il y a quelque chose qui me plaît dans le côté très pop et très acidulé, c’est un film d’un jeune homme de son époque. C’est un peu esthétisant à mon goût, mais j’aime quand même bien ça et je suis très-très fan de l’actrice, je ne me souviens plus de son nom

Dorothée Sebbagh : Monia… (NDLR : à trois on a complété : Monia Chokri)

Sophie Cattani : J’aime beaucoup-beaucoup cette fille qui est une actrice avec qui j’aimerais bien tourner.

Dorothée Sebbagh : Moi j’adorerais faire un film avec Sophie Cattani et Monia Chokri ! Faire un film avec les deux ce serait génial. J’aime beaucoup Les amours imaginaires que j’ai découvert après avoir fait mon film, qui n’a pas grand chose d’ailleurs à voir avec mon film, sauf par rapport à la 7’ minute dont on parlait tout à l’heure (NDLR : cf. l’entretien minuté), cette idée comme ça de se faire des films à ce point-là. Enfin c’est bien plus développé dans le film de Xavier Dolan. J’ai beaucoup d’admiration pour son travail, c’est un type hyper brillant et j’étais bouleversée par son film quand je l’ai vu. Je suis très sentimentale et donc ça m’a bouleversée.

LA FIANCEE DU PIRATE (Nelly Kaplan) :

Dorothée Sebbagh : J’adore La fiancée du pirate… Avec Bernadette Laffont… J’adore, je pense que ça n’a juste rien à voir avec mon film, mais j’adore. Mais c’est dur. C’est super dur, même si elle est bourrée de fantaisie Bernadette Laffont ; c’est trash quand même en fait. Et c’est super beau. C’est un film hyper fort pour moi.

LA REINE DES POMMES (Valérie Donzelli) :

Dorothée Sebbagh : Ah ben ! Sophie, je te laisse parler ! Ou pas, si tu ne veux pas parler.

Sophie Cattani : Je ne sais pas, je n’ai rien à en dire, c’est difficile pour moi d’en parler. J’ai regardé le film après avoir rencontré Dorothée qui a travaillé dessus. Parce que je l’avais rencontrée, j’avais envie d’aimer et donc mon regard est un peu biaisé par rapport à la chose. Je suis désolée, je n’en parlerais pas bien.

Dorothée Sebbagh : Alors La reine des pommes, c’est l’autre film avec Vénus et Fleur qui était une sorte de modèle, pas du tout dans le style -parce que La reine des pommes aussi est un film écrit-, mais dans le geste, dans l’énergie. Dans le fait de faire. De faire avec ce qu’on a, je répète ce que j’ai dit sur Vénus et Fleur. Voilà. Comme c’est un film sur lequel j’ai travaillé c’est aussi un peu compliqué d’en dire trop de bien. Mais j’aime beaucoup Valérie !

Propos recueillis par Jenny Ulrich

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