Tops & flops 2009 (1/2)

3 jan

Voici la première partie des Tops & Flops 2009, par les membres de la rédaction de CUT (la consigne : 5 tops et 3 flops maximum). Et en bonus, le top et le flop de la décennie. La deuxième partie sera mise en ligne le mardi 5 janvier.

SYLVAIN MAZARS
TOPS
Gran Torino (Clint Eastwood)
Là-haut (Pete Docter)
Martian Child (Menno Meyjes)
Midnight Meat Train (Ryûhei Kitamura)
Avatar (James Cameron)
Eastwood et Pixar, sans surprise. D’ailleurs, c’est la même histoire, non ? Ils devraient faire un film ensemble. Martian Child pour l’intrigue étonnante et pour John Cusack. Midnight Meat Train gagne le prix de "la meilleure surprise d’un film dont on n’attend rien". Et comment ignorer les splendides peintures mouvantes d’Avatar ?..

FLOPS
Import / Export (Ulrich Seidl)
Underworld 3, le soulèvement des Lycans (Patrick Tatopoulos)
Twilight : Chapitre 1 – Fascination (Catherine Hardwicke)
Parce que ce sont de très mauvais films et que, objectivement, Terminator Renaissance, Public Enemies, Slumdog Millionaire et Brüno, même s’ils m’ont profondément ennuyé, montrent quand même quelques qualités.

BONUS
Le Top de la décennie
Le Pianiste (Roman Polanski)
J’aurais pu mentionner Traffic de Steven Soderbergh, mais IMDb le date de l’année 2000, soit la décennie précédente, et je ne voulais pas entrer dans la polémique sur l’An zéro.

Le Flop de la décennie
Qui, de Bruno Dumont, des frères Wachowski, Bertrand Blier, Catherine Breillat ou Emir Kusturica mérite cette place ? Aucun, car ce serait faire trop d’honneurs que de distinguer tel ou tel de leur film, même pour un prix aussi peu flatteur. Laissons-les donc stagner dans le cloaque de l’indistinction.

Veux-tu schtroumpfer avec moi ?

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ROMAIN SUBLON
TOPS
Irène (Alain Cavalier)
Le père de mes enfants (Mia Hansen-Love)
Les derniers jours du monde (Arnaud et Jean-Marie Larrieu)
Le roi de l’évasion (Alain Guiraudie)
Max et les maximonstres (Spike Jonze)
Dans Adieu Gary, autre film sensible et élégant de l’année, Yasmine Belmadi électrise chaque plans. Vu aussi dans Les corps ouverts, Wild side ou récemment dans la série Pigalle, Yasmine Belmadi est mort en plein été. Triste saison.
Irène est le film de l’année. Celui qui donne un nouvel élan au cinéma. On a beaucoup parlé des Herbes folles (Alain Resnais, octogénaire visionnaire a-t-on dit en oubliant de préciser que son film est plus ennuyeux qu’un après-midi à la plage) ou d’Avatar (James Cameron, la 3D, le motion capture… brrr, ça fait froid dans le dos)… Mais le vrai film moderne de l’année, c’est Irène. Inventif, malicieux, poignant, toujours à bonne distance, Irène est un grand frisson.
Et puis, Mia Hansen-Love, forcément. La réalisatrice de Tout est pardonné signe un deuxième film lumineux, où le bonheur et le désespoir se confondent, enfin. Et puis, Les derniers jours du monde, autre film révolutionnaire, anarchiste, dévastateur. Qui ose tout, mais qui n’est pas con (c’est à ça qu’on reconnaît les frères Larrieu). Et puis Le roi de l’évasion, parce qu’il nous réconcilie avec la sensation fraîcheur. Enfin, Max et les maximonstres, le premier vrai film pour enfants depuis… Les Goonies (blague). Max et les maximonstres envisage l’enfance comme le passage obligé vers l’âge adulte : méchanceté, tendresse, violence, vice et fêlures. Spike Jonze, réalisateur du superficiel Dans la peau de John Malkovitch, laisse de côté ses coquetteries de mise en scène, ses délires égocentriques pour devenir cinéaste. Un exemple pour Michel Gondry, assurément.

FLOPS
Slumdog millionaire (Danny Boyle)
36 vues du Pic St-Loup (Jacques Rivette)
Antichrist (Lars von Trier)
Slumdog millionaire ou la dégénerescence du cinéma. Moche, clipesque, indigent, décérébré, on pensait que le racisme, la famine et la guerre étaient les pires maux de la terre ; maintenant, il y a Slumdog millionaire.
36 vues du Pic Saint-Loup est une vraie déception. Jacques Rivette, auteur du bouleversant Va savoir, se fourvoie ici dans un film qui veut prôner la liberté, l’improvisation et la joie et qui finalement fait l’éloge du vide. Sans cadre, la liberté ne vaut rien.
Antichrist est fascinant. En un plan (celui du clitoris, évidemment), Lars von Trier fait basculer son film. Parce qu’il a une conscience aïgu du spectateur, il passe de l’effroi au grotesque. Du malaise à la manipulation.

BONUS
Le Top de la décennie
Beau travail (Claire Denis). Qui d’autre ?

Le Flop de la décennie
Slumdog millionaire (Danny Boyle). Pour des siècles encore.

L'accessoiriste des Derniers jours du monde peine à retrouver du travail.

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ANNE-LAURE TARDY
TOPS
Inglourious basterds (Quentin Tarantino)
Good morning england (Richard Curtis)
Welcome (Philippe Lioret)
Watchmen (Zack Snyder)
Tetro (Francis Ford Coppola)

FLOPS
Benjamin Button (David Fincher)
Millenium (Niels Arden Oplev)
Harry potter et le prince de sang mêlé (David Yates)

BONUS
Le Top de la décennie
No country for old men (Joel et Ethan Coen)

Le Flop de la décennie
De battre mon coeur s’est arreté (Jacques Audiard)

La fête de l'amicale nazie bat son plein.

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STEPHANE (STEF)
TOPS
Les derniers jours du monde (Jean Marie et Arnaud Larrieu)
L’autre (Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic)
Morse (Tomas Alfredson)
Le roi de l’évasion (Alain Guiraudie)
Tokyo Sonata (Kiyoshi Kurosawa)

FLOPS
Funny People (Judd Apatow)
Lol (Lisa Azuelos)
Twilight 2 – chapitre 2: tentation (Chris Weitz)

Une année sans Le film qui m’aura retourné la tête à jamais – mais peut on être encore photosensible à l’extrême quand on consomme tant de cinéma ? -  mais beaucoup de "grands petits films". Ceux du coeur qui ont été nombreux et de territoires différents (The wrestler et Les beaux gosses, Irène et La merditude des choses…), des films faciles à "vendre", même à ton pire ennemi puisque l’émotion s’y vit en direct; et puis les cinq cités plus haut. Là, c’est l’audace qui paye. Cinq films qui ont divisé mais qui règnent dans ce classement, car les sept mecs qui les ont réalisés (faut être nombreux pour bien faire) ont eu les couilles d’y croire et de les mener à bien. Les couilles de Guiraudie (stimulées par l’effet de la Dourougne, mélange subtil de viagra et d’EPO) qui invente une histoire d’amour à "l’envers" dans Le roi de l’évasion. L’énergie incroyable de Tokyo Sonata (et le retour en forme d’un grand cinéaste) qui mélange plus que jamais les genres et réinvente le film de famille, genre traditionnel japonais. Le grand film de vampire et de désir adolescent se déroule dans la banlieue de Stockholm et nomme Morse. Ce sont les plus belles images que j’ai vu cette année. Le grand film de terreur, c’est l’Autre. Film contaminateur, inédit dans le cinéma français, qui utilise tout le pouvoir de l’image et du son pour notre pauvre imagination prise au piège; avec en prime le plus beau générique de 2009. Et puis le plus grand, Les derniers jours du monde, incroyable récit, film d’une ambition folle qui fait du Spielberg et du Mocky dans le même plan…et ça marche! Vive la fin du monde!

La grande déception de l’année (car grande attente), c’est Judd Apatow, qui nous livre un Funny people déplorable, dépourvu de toute folie et imagination. Un film conventionnel, plein de morale par un supposé "King" de la Comédie US. Incompréhensible. Et puis la merditude cinématographique, reflet de la misère du monde. Lol et Twilight 2, deux pauvres films touche pipi, dont le succès auprès des ados (et moins ados) m’inquiète car tout y est anesthésié, figé. Des films qui (me) rendent triste sur les nouvelles générations, leurs façons de voir les choses…des films qui me font vieillir un peu trop vite aussi.

Le truc sinon qui me fait verser ma p’tite larme cette année: le bonheur familial dans la première partie du Père de mes enfants.

Faites des gosses.

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JAKUTS
TOPS
Le Ruban Blanc (Michael Haneke)
Morse (Tomas Alfredson)
Dans la brume électrique (Bertrand Tavernier)
Max & les Maximonstres (Spike Jonze)
TOP amputé
Watchmen – le générique – (Société yU+Co)
Le film que j’aurais aimé voir en 2009: Tetro (Francis Ford Coppola)

FLOP
2012 : un film sans réalisateur (sans monteur, sans acteur)
FLOP amputé
Watchmen – la scène d’amour dans le hibou volant (Zack Snyder)
Le film que j’aurais aimé voir en 2009 et mettre sur la liste des Flops: The Box (le premier film de Donnie Darko)

BONUS
En 2000-2008, Avatar n’existait pas encore. Je n’avais donc aucun critère à l’aune duquel juger la production cinématographique balbutiante, qui n’avait pas encore été élevée au rang d’art.

Les Teletubbies ont aussi leur double maléfique.

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JENNY ULRICH
TOPS
Inglourious Basterds (Quentin Tarantino)
Watchmen (Zack Snyder)
Antichrist (Lars von Trier)
Thirst (Park Chan-wook)
Nuit de chien (Werner Schroeter)

FLOPS
Je vais te manquer (Amanda Sthers)
Whatever works (Woody Allen)
X-Men origins : Wolverine (Gavin Hood)

BONUS
Le Top de la décennie
Il y a heureusement eu beaucoup trop de très bons films dans bien trop de catégories très différentes pour n’en choisir qu’un seul.

Le Flop de la décennie
Il n’y a en revanche rien eu, à mon avis, de plus mauvais que l’abominable Toute la beauté du monde (Marc Esposito). Beurk.

Lars von Trier organise également les fameuses partouzes cannoises.

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