[cinéphilie :] Sophie Laloy et Judith Davis

10 mar

je-te-mangerais

Sophie Laloy (réalisatrice) et Judith Davis (comédienne) étaient à Strasbourg pour présenter Je te mangerais (sortie le 11 mars). Mangerais avec un “s”, c’est important. Car c’est peut-être dans le rajout de cette lettre que le film trouve son sens, sa force et une certaine finesse. Judith Davis joue une apprentie pianiste qui rejoint Isild Le Besco, apprentie médecin, pour une coloc a priori cool et studieuse. A priori…

Sophie Laloy et Judith Davis se prêtent au jeu de la cinéphilie et nous livrent leurs souvenirs et impressions des films suivants.

DEMI-TARIF (Isild le Besco)
Sophie Laloy : Pas vu.
Judith Davis : J’ai vu Charly, mais je n’ai pas vu Demi-tarif.
S.L : Isild ne va pas être contente !

VERTIGO (Alfred Hitchcock)
J.D : Le chignon ! Le chignon ! C’est ça le lien ! Pour moi, Isild (Le Besco) a quelque chose d’Hitchcockien. Dans la façon dont tu as dessiné le personnage d’Isild, ses vestes cintrées, sa blancheur, le chignon…
S.L : Comme dans Rebecca !
J.D : Sauf que Rebecca, on ne la voit jamais. Elle est absente.
S.L : Oui, c’est vrai.
J.D : Kim Novak dans Vertigo est fasciné par un tableau, par le chignon de la femme sur le tableau et elle s’identifie.
S.L : Oui, c’est vrai que dans mon film on retrouve quelque chose de Vertigo, dans l’imagerie.

HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN (Dominik Moll)
S.L : J’ai beaucoup aimé ce film. On en avait un tout petit peu parlé avec mon producteur, au début… Parce qu’il y a un point commun avec le traitement du rapport entre dominant et dominé. Aussi par rapport à l’amitié trop envahissante. Après, Harry est une vraie comédie, qui devient complètement irréaliste, contrairement à Je te mangerais.
J.D : Il y a une sensation d’envahissement dans tous les domaines de l’existence qui est commune aux deux films. Dans Harry, c’est une métaphore assez extrême : il faut que tes parents, que ton frère, meurent pour aller bien.
S.L : Il y a dans Harry des vrais partis pris de mise en scène, des choix assez fort, comme la salle de bain rose, par exemple.

TROUBLE EVERY DAY (Claire Denis)
S.L : J’adore ce film, il est génial. Après… C’est un des films qui m’a le plus choquée. J’arrive à voir vraiment pas mal de choses mais là, il y avait  des scènes insupportables. Ce que j’aime beaucoup, c’est le désir animal. Ca raconte l’histoire de deux personnes qui ont le même désir carnassier et ça, c’est vraiment génial.
J.D : Pas vu.

DOUCHES FROIDES (Antony Cordier)
S.L : J’ai bien aimé aussi. Y a le trio…
J.D : Y a un acteur en commun.
S.L : Oui, y a un acteur en commun. D’ailleurs, je n’ai pas flashé sur Johan Libéreau dans Douches froides… Pardon ! (rires) Je me souviens de la scène d’amour très réussie de la fin. Il y a aussi ce trio qui existe dans Je te mangerais, quand Sami habite dans l’appartement. J’aime bien quand le désir passe.
J.D : Je n’ai pas un souvenir très fort de ce film. Je me souviens juste avoir aimé…

Recueillis par Romain Sublon

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Une Réponse à “[cinéphilie :] Sophie Laloy et Judith Davis”

  1. Reda Mardi 10 mars 2009 à 210918 #

    “Isild (Le Besco) a quelque chose d’Hitchcockien”

    Je note.

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