Tops & Flops 2007 (2/3)

5 jan

Chaque CUTien et CUTienne (comprenez les rédacteurs et illustrateurs, filles et garçons, de la revue CUT) livre ses 4 tops et ses 2 flops (maximum) pour l’année 2007. Et en bonus (selon le bon vouloir de chacun), ses tops & flops sont accompagnés d’un texte ou d’un dessin qui raconte son année de cinéma en 2007. Voici la deuxième partie (mardi: mise en ligne de la 3e et dernière partie). Vous pouvez retrouver la 1ère partie des Tops & Flops 2007 en cliquant plus bas à droite, sur la catégorie… Tops & Flops 2007.

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F.X
TOPS
La nuit nous appartient (James Gray)
Election 1 (Johnnie To)
Election 2 (Johnnie To)
4 mois, 3 semaines et 2 jours (Cristian Mungiu)
FLOPS
Invasion (Oliver Hirschbiegel)
L’heure zéro (Pascal Thomas)

Des chiffres.- En cette période rétrospective, voici deux chiffres (source IMDb) qui permettront de parler un peu plus des films aimés de l’année passée et de celle qui vient.
6 : c’est le nombre de projets auxquels Josh Brolin est associé en 2007. Certes, sont comptées sa participation à Chacun son cinéma (pour le plus beau segment, celui des frères Coen) et son apparition dans Grindhouse qui correspond également à celle de Planète terreur. Il est quand même amusant de voir que le vétéran has-been des Goonies se retrouve à l’affiche de nombreux films, dont un des plus passionnants de l’année à venir, No Country for Old Men. Nouvelle moustache, nouvelle carrière ?
5 : c’est le nombre de films sortis en France entre début janvier 2007 et fin janvier 2008, auxquels le nom de Johnnie To est associé, en tant que réalisateur, co-réalisateur ou producteur. Le stakhanovisme du personnage n’est plus un mystère, mais son implication dans les projets hongkongais les plus passionnants se confirme. Merci pour les Election, en attendant Filatures et Triangle.

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GREG LAUERT
TOPS
La nuit nous appartient (James Gray)
L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Andrew Dominik)
Zodiac (David Fincher)
Les promesses de l’ombre (David Cronenberg)
FLOPS
99F (Jan Kounen)
My Blueberry Nights (Wong Kar Wai)

Depuis quelques années, le cinéma est perpétuellement bousculé par l’expansion de la fiction télé. De nouvelles habitudes de visionnage poussent le spectateur vers d’autres formats. Il était logique de s’interroger sur la capacité de réaction et d’évolution de notre art. 2007 aura prouvé que le cinéma n’avait de meilleur atout que sa propre singularité. Avec les oeuvres de James Gray, Andrew Dominik, Florian Henckel von Donnersmarck, le cinéma a su retrouver son ambition.
Ces dernières années, les soubresauts venaient des derniers dinosaures, comme Terence Malick ou Clint Eastwood. 2007 aura signé l’avènement d’auteurs mariant classicisme et renouveau. La nuit nous appartient puise ses inspirations tragédiennes chez le grand Coppola. L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford explore les fondements moraux de l’Amérique comme aucun autre film depuis ceux de Cimino. Zodiac exhume le film d’investigation façon A.J Pakula.
2007 sonne comme une mise au point, démontrant que le grand cinéma est unique, poétique, politique, graphique, et lyrique.

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AURORE PETIT
TOPS
Nous, les vivants (Roy Andersson)
Persepolis (Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud)
4 mois, 3 semaine, 2 jours (Cristian Mungiu)
FLOP
Les promesses de l’ombre (David Cronenberg)

Aurore Petit

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STEF
TOPS
Tout est pardonné (Mia-Hansen Løve)
Lettres d’Iwo Jima (Clint Eastwood)
Amer béton (Michael Arias)
Secret sunshine (Lee Chang-Dong)
FLOPS
Dialogues avec mon jardinier (Jean Becker)
Nos amis les terriens (Bernard Werber)

Le général Kuribayashi marche seul sur la plage noire et comprends vite que cette bataille est perdue d’avance ; mais la dignité du soldat inonde. On suivrait l’homme jusqu’en enfer. L’enfer, Lazarius en est revenu. Alors il joue du blues dans les rades du coin : « Black Snake Moan… ». Samuel L. Jackson, qui connaît les serpents, armé de sa Gibson ES-335 , expulse ses peines perdues et force le destin à lui donner une seconde chance. Celle que la Môme n’aura pas, pourtant Marcel était encore là, dans son lit, il y a si peu. « Laissez le moi encore un peu, mon amoureux ».
Année des morts foudroyantes donc, Julie dans Les chansons d’amour elle qui a déjà aimé pour la beauté du geste, Victor dans Tout est pardonné, mais il aura pu croiser une dernière fois les yeux de Pamela et… tout est dit dans le titre, le petit garçon de Shin-ae dans Secret Sunshine. Mais peut-être joue-t-il une dernière fois à cache-cache ?
Alors on retient ces trop pleins d’émotion. Le héros de Still Life, tout petit bonhomme perdu au milieu de nulle part, Malo dans la scène des enchères de La Maison ou l’impénétrable Alex qui aura vu le sang et préfère balancer accompagné d’Elliot Smith, sur son skate. Les deux amis de Supergrave auront aussi vu le sang, cette petite tâche sur un pantalon, d’une fille qui s’est frottée d’un peu trop près dans une danse endiablée. Celle qui ne s’arrêtera jamais à la fin de La graine et le mulet, scène de sexe, scène de sauvetage, scène où le cinéma est bien vivant et il le dit haut et fort.

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MARCEL RAMIREZ
TOPS
We own the night (James Gray)
Joe Strummer, the future is unwritten (Julien Temple)
Boulevard de la mort (Quentin Tarantino)
Bug (William Friedkin)
FLOPS
Ocean’s 13 (Steven Soderbergh)
La nuit au musée (Shawn Levy)

Alors, être rock en 2007, c’était… Merde ! J’me suis planté de revue !
Je reprends : être ciné en 2007, c’était d’acheter des dizaines de DVD, et n’en regarder que la moitié (ben ouais j’ai pas l’temps, faut qu’j'aille au ciné !) ; c’était aussi s’émouvoir des aventures de Marjane dans Persepolis, ou kiffer les gonzesses dans le dernier Tarantino ; c’était retenir son souffle durant l’hallucinante poursuite de La Nuit Nous Appartient, ou la baston sanglante du dernier Cronenberg ; pleurer devant Joe Strummer : The Future Is Unwritten (parce que quand même, il était cool, Joe). Etre ciné en 2007, c’était encore (mais là vous pouvez pas comprendre) ; rejouer Vacances Romaines avec sa petite amie (c’est moi qui faisait Gregory Peck…), mais aussi, et ce n’est pas rien, écrire dans CUT
P.S. Je sais, c’est de la télé, mais je me demande si le meilleur moment de cinéma de 2007, n’était pas la fin géniale de la saison 3 de Lost. Respect les gars… Et longue vie à CUT !

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NIKOSAN
FLOP
Boulevard de la mort (Quentin Tarantino)

annee-cine-nikosan-ok.jpg

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FANNY LÉPINE
TOPS
Les chansons d’amour (Christophe Honoré)
Tout est pardonné (Mia-Hansen Løve)
La graine et le mulet (Abdellatif Kechiche)
Actrices (Valeria Bruni-Tedeshi)
FLOPS
L’homme sans âge (Francis Ford Coppola)
La chambre des morts (Alfred Lot)

Que dire sur cette année ciné 2007… Comme ça de prime abord, rien à signaler. Ah si, je suis devenue critique ciné. Dans CUT. Ça c’est nouveau. Et grâce à cette entrée dans ce qu’on appelle ici la fine équipe (je vous passe les détails de mon intégration), je me suis retrouvée contrainte à participer à cette grande farce que sont les tops et les flops. En tant que lectrice assidue de cette sympathique chronique, j’étais plutôt flattée.
Mais attention cher lecteur à ne pas te laisser berner par cette énorme farce. Comment, mais COMMENT, peut-on demander à des gens consciencieux, de choisir en leur âme et conscience quatre tops et deux flops. Quatre et deux. Pas moins. En ce qui me concerne, ça aurait été six tops et zéro flop. J’ai donc arbitrairement tranché pour ces quatre tops. Je tiens d’avance à m’excuser auprès de Florian Henckel von Donnersmarck et Claude Chabrol (que je salue au passage). J’aurais bien aimé rajouter La vie des autres et La fille coupée en deux. Désolé aussi à Francis Ford Coppola et Alfred Lot, mais je me suis tellement ennuyée pendant vos films que c’est tombé sur vous. Voilà.

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SATURNIN LACERTI
Voilà quelques temps déjà, depuis mars dernier plus précisément, que je subis vos affronts. Un individu a spolié mon nom dans vos colonnes, me rendant responsable en moins d’une saison de moult péripéties.
Je vis depuis un martyr, Monsieur Sublon. Cet homme a fait de moi une attraction, si bien que je ne peux plus me rendre librement dans les salles obscures. Certains m’ont même jeté des cacahouètes à la figure, oui Monsieur, des cacahouètes enrobées de plus de chocolat, pour espérer figurer dans cette néfaste rubrique.
J’ai touché le fond ce jour d’été où je voulais me rendre paisiblement à la Fête du cinéma. Voulant descendre du tram, j’ai été submergé par une foule disparate. Je m’en suis coincé le pied sous un des fauteuils de la rame. Deux allers-retours j’ai dû faire pour me décoincer. Deux, Monsieur !
Alors j’espère que cette mascarade cessera, je ne peux plus Monsieur subir ces incessants quolibets. Mes voisins me regardent drôlement…
Je vous salue tout de même.

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La suite et fin, mardi…

3 réponses à “Tops & Flops 2007 (2/3)”

  1. Boyan Dimanche 6 janvier 2008 à 150325 #

    Hé Marcel Ramirez ! C’est vrai que le dernier épisode de la saison 3 de Lost est incroyable. Un coup de poing dans le ventre. Chapeau les scénaristes.

  2. Marcel RAMIREZ Mardi 8 janvier 2008 à 121237 #

    Hé ouais Boyan… Du coup, on les excuse d’être en grêve… Enfin, qu’il n’en oublie pas la saison 4.

  3. Marcel RAMIREZ Samedi 26 avril 2008 à 01222 #

    Cet article du dénommé RAMIREZ est excellent et je pèse mes mots !
    …et je dis ça en toute objectivité…

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