La musique du générique : “Johnny Appleseed” joué par Joe Strummer and the mescaleros.
John Monad (from Cincinnati) est-il un ange, un robot, un extra-terrestre, une illusion collective, ou comme son nom le suggère un Christ, un Bouddha…? Toujours est-il que Pouf ! il apparaît un jour à Imperial Beach, à la frontière sud de la Californie, et qu’il semble entreprendre le redressement de beaucoup de vies tordues. Plus particulièrement celles des Yost, famille de surfeurs pas particulièrement heureuse et sans soucis. Je ne m’étendrai pas sur ses méthodes, je dirai juste qu’elles ne sont pas très catholiques (encore que)…
John from Cincinnati, série télé à la narration foutraque prend nos attentes à revers, nous invite au lent et raisonné déréglement des a priori (sur ce que peut être une série télé) et regorge d’une poésie lente, inattendue. L’action semblera lente et creuse à certains “lecteurs” (curieusement le terme semble approprié pour une série télé). Ceux par contre qui goutent le charme particulier de cette série regretteront une fin un peu baclée qui se boucle sur trop d’explications nécessairement décevantes et de plus trop commodes. Ils regretteront aussi d’apprendre que la chaine câblée HBO ne financera pas une deuxième saison, malgré un taux d’audience honorable. Il parait d’ailleurs que Milch s’en désintéressait et avait déjà la tête à son prochain projet.
Qui est David Milch, le réalisateur de cette œuvre ? Et bien c’est entre autre choses le créateur de la série New York Police blues (NYPD blues) et Deadwood, série western qui raconte la naissance de la ville éponyme à l’époque de la conquête de l’Ouest. Il paraît aussi que c’est un gars intelligent et compliqué.
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